Belle et Bum

Belle et Bum: party à l’acadienne

CRITIQUE / Les Québécois et les Acadiens ont en commun le goût du party. Le spectacle «Belle et Bum célèbre l’Acadie», présenté lundi soir au Parc de la francophonie, en a fait la preuve de dynamique et tonitruante façon, au gré d’une soirée rodée au quart de tour qui a vu défiler une longue liste d’invités.

C’est avec plus d’une demi-heure de retard, sur le coup de 22h, que le spectacle a été lancé dans un Parc de la francophonie à peine rempli au tiers. Il a fallu un bon moment, après la pluie de la mi-soirée, pour régler quelques problèmes techniques et nettoyer la scène.

Pour le besoin des nombreuses caméras disséminées ici et là, et puisque l’ambiance est comme un élément primordial au petit écran, l’animateur de foule a vivement conseillé aux spectateurs d’«applaudir comme s’il n’y avait pas de lendemain». Et de sourire aussi tout le long, quitte à en avoir les dents sèches.

Autrement dit, il fallait avoir «le cœur à la fête», sinon c’était préférable d’aller se faire voir dans le fond du parc.

Zachary Richard

Après le succès de l’émission présentée l’an dernier dans le cadre du 50e du Festival d’été, les animateurs Normand Brathwaite et Mélissa Lavergne ont remis la table avec une pléiade de vedettes, dont Radio Radio, qui a lancé les festivités avec Dekshoo, Zachary Richard (Pagayez), Guylaine Tanguay (Y fait chaud), les Hay Babies (Motel 1755), Émile Bilodeau (Crise existentielle) et Fred Fortin (Oiseau).

Le ton s’est fait plus tendre avec l’entrée en scène de Jean-François Breau qui a repris une chanson de Daniel Lavoie, Bénies soient les femmes, «en hommage à toutes les femmes du Québec» dixit Brathwaite.

À mi-parcours, le retour de Radio Radio, accompagné de Kim Richardson, a littéralement fait lever le party avec Kenny G. Ça sautait et tapait allégrement des mains dans la cabane.

Le party s’est poursuivi avec une Guylaine Tanguay qui a entonné un entraînant C’est comme ça en Acadie, avant d’y aller d’un yoodle à s’en décrocher les amygdales.

La soirée a aussi laissé la place aux mots lourds de sens, avec la poésie engagée de David Boudreault et Gabriel Robichaud. Une façon de rendre hommage à la langue française et acadienne. «Du bouche-à-bouche pour exister.»

Le spectacle a donné lieu en fin de parcours à la chanson America, avec un Émile Bilodeau déchaîné, prétexte à une dénonciation des politiques d’un certain président américain.

Le party, qui sera diffusé à Télé Québec le 23 mars 2019, a pris fin comme il avait commencé, c’est-à-dire sur les chapeaux de roues avec le pesant Vénus, de Fred Fortin, Si j’avais un char, revisité par Jean-François Breau, Chain Together, de Radio Radio et Petit codiac, de Zachary Richard.

Guitard et Lefebvre

En première partie, Laura Lefebvre a laissé une belle impression.

C’est à Pierre Guitard qu’est revenu la tâche d’assumer la première partie de la soirée, suivi de la jeune Laura Lefebvre originaire de Québec. 

Le premier est apparu sur scène, avec quoi d’autre qu’une… guitare, en compagnie de deux musiciens, pour offrir quelques chansons d’un répertoire rock très accrocheur. L’auteur-compositeur-interprète a servi quelques morceaux de son premier mini-album La tige et la racine dans une ambiance quasi intimiste. Une belle découverte.

Idem pour Laura Lefebvre, 20 ans, qui a laissé une belle impression avec quelques chansons aux accents folk pop livrées d’une voix chaude.

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