Le Festival d'été

L’autobus de plus en plus populaire durant le FEQ

Les festivaliers sont de plus en plus nombreux à prendre l’autobus pour aller voir des spectacles et revenir à la maison.

Au lendemain du bilan du Festival d’été de Québec (FEQ), le Réseau de transport de la capitale (RTC) a annoncé mardi matin que ses parcours événementiels ont enregistré une hausse de 10% par rapport à l’an dernier.

«L’adhésion significative et récurrente de la clientèle du FEQ à nos différentes options de déplacement démontre que le RTC répond aux besoins», a souligné Rémy Normand, président du RTC.

Les Métrobus, ainsi que les parcours 11 et 25 ont été très achalandés. 

Dans l’ensemble, les parcours événementiels ont connu une hausse de fréquentation. La navette 420 (Sainte-Foy), introduite en 2017, a notamment connu une augmentation de 27%. 

Le RTC attribue notamment la croissance de sa popularité durant le FEQ au service renforcé sur certains parcours, aux zones de montée dédiées ainsi qu’aux informations relayées sur le Web et les médias sociaux par les agentes d’information aux voyageurs.

Une fois dans la zone de montée, un client attendait en moyenne 7 minutes pour le retour à la maison, souligne le RTC. 

Le RTC estime que la mise en place des points de vente mobiles dans les stationnements des navettes tous les soirs de l’événement a aussi permis d’accroître l’achalandage. Ce service permettait l’achat des laissez-passer FestiBUS illimité, FestiBUS 10 passages et de cartes de deux passages.

Près de 7000 transactions ont été enregistrées dans ces nouveaux points de vente.

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Bilan du FEQ: le défi des femmes et du franco

Alors qu’il classe la prestation de Cyndi Lauper lors de la soirée 100 % féminine du 13 juillet parmi les moments marquants du dernier Festival d’été de Québec (FEQ), le directeur de la programmation, Louis Bellavance, reconnaît que la chanteuse a eu raison de braquer les projecteurs sur la sous-représentation des artistes féminines dans les événements comme le FEQ.

«C’est une soirée où on a mis le talent féminin à l’avant-plan parce qu’on avait les outils pour le faire. Il n’y a pas encore suffisamment de femmes dans les programmations de festivals. Ce n’est pas parce que les programmateurs sont paresseux. C’est un ensemble de facteurs, il y a une réflexion à faire sur l’ensemble de l’industrie», indique le programmateur, citant notamment les maisons de disques, les agences de spectacles, les radios et les plateformes de diffusion en continu.

«La diffusion comme on fait, ça arrive à la fin, ajoute M. Bellavance. C’est ce qui est visible, mais c’est le dernier maillon. Nous, on met sur scène les gens qui sont dans les palmarès. C’est là qu’il faut que ça commence, c’est là qu’il faut qu’il y en ait plus.»

25 % d’artistes féminines

L’affiche du FEQ qui s’est terminé dimanche comptait environ 25 % d’artistes féminines, selon le programmateur, qui se dit toujours en quête de femmes comme têtes d’affiche. «On essaie toujours et c’est très difficile, note-t-il. Les artistes qui sont au top et qui sont capables de faire la scène [des Plaines], il y en a plus dans le pop et moins dans d’autres créneaux. Des Adele, des Florence and the Machine, on est là-dessus chaque année. Je ne sais pas combien de fois on a essayé Lana Del Rey. Elles sont extrêmement en demande parce qu’elles sont moins nombreuses à avoir cette envergure.»

C’est, selon M. Bellavance, dans cette optique qu’il est allé chercher cette année la jeune vedette néo-zélandaise Lorde, qui ne tournait pas en Amérique du Nord. «Il fallait qu’on soit conscient de la sous-représentation pour se dire: “Là, on va tout faire, on va payer plus, on va prendre quelqu’un qui n’est absolument pas disponible et on va rendre ça possible”. Et on ne regrette pas du tout de l’avoir fait», assure-t-il.

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Jane, Charlotte et les autres

BILAN / Un premier Festival d’été à couvrir, le défi était à la fois excitant et, avouons-le, un peu déconcertant pour un gars surtout habitué à squatter les festivals de cinéma. Le FEQ, on l’avait souvent fréquenté à ses débuts, parfois délaissé faute de temps ou d’intérêt, mais cette immersion a démontré, si besoin était, que l’événement sait y faire pour satisfaire les publics de tous âges.

Onze jours plus tard, voici venue l’heure du bilan. Les coups de cœur ont été nombreux, les coups de gueule rares, on en remercie le ciel. Retour sur cinq soirées magiques qui ont marqué mon FEQ.

Birkin/Gainsbourg Symphonique

C’est connu et su, Jane Birkin a la voix d’un petit oiseau blessé qui a du mal à s’envoler. N’empêche, lors de cette soirée d’une douceur infinie, où elle est venue chanter les mots de son regretté compagnon Serge Gainsbourg, au parc de la Francophonie, accompagnée de l’Orchestre symphonique de Québec, restera un souvenir gravé dans les mémoires.

C’est les yeux humides, avec son charmant accent, après avoir livré un émouvant Une chose entre autres, que la chanteuse de 71 ans a avoué que de là-haut, Gainsbourg aurait certainement été ému aux larmes. Avec raison.

Il y a de ces soirs où le journaliste, l’œil rivé sur l’heure de tombée, souhaiterait prendre congé de son clavier un moment pour savourer le spectacle. Ce samedi soir là, c’est ce que j’aurais aimé faire. M’abandonner complètement à La chanson de Prévert, à Jane B., à L’Anamour et, en finale, à La Javanaise, autant de chansons où la voix de Birkin était en complète harmonie avec les accords majestueux de l’OSQ.

Charlotte Cardin

On dit de Charlotte Cardin qu’elle est vouée à une brillante carrière internationale. Après avoir vu sa performance et l’accueil enthousiaste de ses fans qui remplissaient au bouchon le parc de la Francophonie, aucun mal à le croire.
Visiblement dépassée par l’ampleur de la foule — «J’ai le cœur qui bat à deux millions à l’heure…» —la gracile chanteuse de 24 ans n’a pas déçu ses admirateurs. Malgré une voix qui lui a donné un peu de fil à retordre, elle a livré le meilleur d’elle-même.

Son interprétation, en duo avec Aliocha Schneider, de Why et de Flash in the Pan, a donné lieu à un intense moment d’émotion. Tout comme, ô bonheur, celui où elle a entonné Les échardes, une si magnifique chanson. Les festivaliers se berçaient à l’unisson. C’était beau à voir et à entendre.

America

Groupe phare du début des années 70, America est débarqué en ville pour une rare fois en carrière. Gerry Beckley et Dewey Bunnell ne sont pas seulement les auteurs de la chanson culte «Un cheval avec pas d’nom» (A Horse with no Name), mais aussi, on l’avait oublié, de ballades folk comme I Need You, Tin Man, You Can Do Magic, Ventura Highway, Lonely People et Sister Golden Hair. Autrement dit, du fichu de bon stock oublié dans le grenier de notre mémoire.

En véritables pros, sans chercher à massacrer leurs succès dans des reprises douteuses, Beckley et Bunnell ont offert un show impeccable qui a rappelé une pléiade de souvenirs à des «baby-boomers» comblés.

America avait été programmé en première partie d’Air Supply. Le contraire aurait été plus approprié. La musique dégoulinante de sirop de poteau du duo australien, pas trop ma tasse de thé disons. Content néanmoins pour tous les tourtereaux qui se sont rappelé les chansons de leur premier slow ou de leur mariage.

The Skatalites

Honnêtement, je me suis présenté à place D’Youville sans trop savoir de quoi il en retournait avec The Skatalites. Du reggae jamaïcain, d’accord, mais z’encore? On s’est rapidement aperçu que pour mettre de l’ambiance dans un party, le groupe ne donnait pas sa place.

Appuyés par la «reine du ska», Doreen Shaffer, les sept musiciens ont offert une performance qui a fait sauter et danser quelque 200 spectateurs. Une version revisitée du thème de James Bond a mis le feu aux poudres. L’énergie n’est jamais retombée jusqu’au rappel. On aurait aimé voir une foule plus nombreuse pour un show de cette qualité. Si les absents ont toujours tort, c’était le cas plus que jamais ce soir-là.

Glass Tiger

Dans l’art de connecter avec l’assistance, de la faire sentir plus importante que tout, d’être content, mais alors là tellement content d’être là, Alan Frew, le leader de Glass Tiger, a été dur à battre. À L’Impérial, vendredi soir, le bonhomme a livré un show impeccable, pur jus année 80, qui ne voulait plus finir tellement le public était en symbiose avec lui. Quand Frew a entonné en rappel Don’t forget Me (When I’m Gone), on a cru que les murs allaient s’écrouler. Complètement fou.


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Les Foo, les filles et les flos!

BILAN / Le 51e Festival d’été, qui s’est conclu dimanche, aura été marqué par une solide revanche, une nécessaire prise de position et un bon coup de jeune sur la grande scène des plaines d’Abraham.

D’abord, la phénoménale revanche des Foo Fighters. Ce concert du 9 juillet nous était dû, trois ans après celui réduit à quatre chansons par les caprices de Dame Nature en 2015. On a craint le pire quand les alertes d’orages sont apparues dans la journée. Et la foule s’est une nouvelle fois fait mouiller pendant la prestation de Greta Van Fleet, juste avant les Foo. Avec un couvre-feu repoussé à minuit à la demande du chanteur Dave Grohl, on a eu droit à une soirée du tonnerre (sans jeu de mots!) sur les Plaines : du rock pesant et mélodique, une attitude super sympathique du leader — qui a gentiment rebaptisé son public «Québec motherf*ckers» — et un réel plaisir partagé sur scène comme dans la foule. «Merci de nous avoir attendus pendant trois ans. On ne vous fera plus attendre si longtemps», a lancé Grohl. En espérant qu’il tienne promesse!

À une époque où on parle beaucoup de la sous-représentation des artistes féminines dans les festivals, le plateau triple organisé le 13 juillet avec les Québécoises Milk & Bone, l’icône américaine des années 80 Cyndi Lauper et la star néo-zélandaise Lorde était beau à voir. Trois propositions pertinentes (eh oui, il faut assumer sa nostalgie!), touchant plusieurs générations, bien à leur place sur la grande scène. À 65 ans, une Cyndi Lauper à la voix, l’attitude et l’énergie pratiquement intactes a un peu servi de marraine à l’événement en y portant son message féministe. «Je suis très excitée d’être sur un show où il n’y a que des artistes féminines. Dans les années 80, j’ai toujours voulu le faire. On me disait : “non, les femmes n’attirent pas assez de public.” On vient de briser ce mythe», a-t-elle dit sur des Plaines effectivement bien remplies. Voilà un bon coup du FEQ, qui pourrait quand même faire mieux pour inclure plus de femmes à son affiche. Pourquoi pas une rappeuse dans la soirée hip-hop? Où une DJ aux platines pendant l’électroFEQ?

Le FEQ a par ailleurs célébré ses 51 ans en donnant un bon coup de jeune à sa programmation des plaines d’Abraham… C’est peut-être moi qui vieillis, mais j’ai été marquée par le jeune âge de plusieurs des artistes qui ont habilement pris le contrôle de la grande scène : Camila Cabello (21 ans) et Shawn Mendes (19 ans) ont offert un bal pop réjouissant et rassembleur; le rappeur Lil Yachty (20 ans) a piloté un party («Ouvrez les mosh pits!», a-t-il demandé à répétition) qui a pratiquement volé la vedette à Future; le groupe Greta Van Fleet (19 et 22 ans) n’est pas passé inaperçu en mettant la table pour les Foo Fighters et Lorde (21 ans) s’est imposée comme la seule tête d’affiche féminine sur les Plaines. 

Le grand débordement

Dire que le pouvoir d’attraction du chanteur folk Passenger était beaucoup trop grand pour l’Impérial n’est qu’un pâle reflet de la réalité. Le Britannique aurait facilement pu remplir trois ou quatre fois le théâtre de la rue Saint-Joseph le 6 juillet. Avant l’ouverture des portes, la file, d’une longueur impressionnante, faisait pratiquement le tour du bloc. Même que ses deux extrémités ont failli se rejoindre : les premiers festivaliers à la porte de la salle, les derniers devant la boutique Exo juste à côté. 

Les premières parties qui ont (presque!) volé le show

On a mentionné plus haut Lil Yachty, mais il n’est pas le seul à avoir créé l’événement en première partie de spectacle. Avant Beck, les Français de Phoenix ont galvanisé le parterre avec leur indie pop redoutable et le spectaculaire bain de foule pris par le chanteur Thomas Mars. Difficile de nier la popularité et le professionnalisme de Shawn Mendes, mais la prestation chaleureuse et généreuse de Camila Cabello aurait aussi mérité d’être une tête d’affiche. Quant au phénomène Hubert Lenoir qui a déferlé sur la place d’Youville avant Klô Pelgag? On concède qu’il était difficile à prévoir il y a quelques mois, au moment d’attaquer la grille de programmation...

Coup de cœur franco

Une seule tête d’affiche francophone sur les plaines d’Abraham en 11 jours de festival, on s’entend que c’est trop peu. Patrice Michaud aura au moins fait honneur à la vitrine qui lui était offerte en montant une carte blanche festive, étincelante et surprenante. «Nous sommes sur un champ de bataille. Ce soir, c’est le français qui gagne», s’est-il réjoui. Ça serait juste intéressant qu’il gagne plus souvent...

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Solide nouveau départ

BILAN / Les programmateurs de la 51e édition du Festival d’été de Québec (FEQ) ont réussi tout un exploit : faire oublier les extravagances du 50e anniversaire et négocier un nouveau départ en évitant les écueils du passéisme et de la nostalgie (si on oublie Jethro Tull et Air Supply). La preuve? Les plus solides têtes d’affiche jouaient pour la première fois dans la capitale.

Neil Young, The War on Drugs, Dave Matthews et Beck (dans une moindre mesure) ont fait le bonheur des mélomanes. Ce n’était pas leur première présence au FEQ, ils étaient à leurs débuts à Québec, point! 

Je ne ferai pas le tour de la programmation, mais c’est qui frappait quand on se promenait en ville, d’un site à l’autre : la diversité et l’originalité des propositions. Même si ça manquait de femmes, surtout sur les Plaines.

Je ne sais pas pour vous, mais chaque fois que je vais ou je reviens du FEQ, j’ai toujours un sourire idiot qui ne veut pas partir. Une joie indéfinissable d’errer dans la foule et de voir tout ce beau monde qui s’amuse sans rien casser et dans le respect (sauf exception, y a toujours des morons dans la vie). 

Cela dit, permettez-moi de parler de choses un peu éloignées de vos préoccupations de festivalier, mais qui ont des incidences importantes sur l’avenir du FEQ. 

L’équipe à la programmation est solide, nul doute. Reste qu’il faudra, plus tôt que tard, nommer un successeur à Daniel Gélinas. Ça fait un an que Claude Doré est directeur général par intérim. Ou bien on officialise sa nomination ou bien on fait un choix. 

Le conseil d’administration doit au moins ça aux employés. Et aux festivaliers. La grosse machine qu’est devenu le FEQ a besoin d’une direction claire pour continuer sa progression. Les avancées sont notables, mais il y a des lacunes. Notamment la brigade mise en place pour contrer le harcèlement et les abus sexuels. Trop discrète et pas assez pourvue compte tenu de l’ampleur des foules, surtout sur les plaines d’Abraham.

Un nouveau directeur général devra aussi revoir tout ce qui touche les communications du Festival. À vouloir tout contrôler, jusqu’à l’extrême, on ternit sérieusement l’aspect ludique et bon vivant de la fête. Je ne vous embête pas avec les détails. Mais le Festival est, faut-il le rappeler, un OSBL qui bénéficie en partie de subventions gouvernementales, pas une entreprise privée dirigée par une poignée d’actionnaires. Prenez un grand respire, de grâce.

Si on revient à la musique, on a encore été témoin cette année du problème de la scène intermédiaire, notamment avec Charlotte Cardin. Trop «big» pour le parc de la Francophonie, mais pas assez pour les Plaines. Je ne suis pas plus fin qu’un autre, je n’ai pas de solution magique à proposer. Je constate, c’est tout.

Le moment de grâce

Neil Young qui joue la superbe Cortez the Killer. Sa version de la chanson à propos du controversé conquistador était à l’image de la prestation : mémorable. À 72 ans, le gars incarne à la perfection ce que doit être un show rock : un moment d’aventure, de dérapages contrôlés, d’intensité et de foi dans la puissance de la musique à nous transporter ailleurs. Même à jeun… Mon top du FEQ avec War on Drugs et Foo Fighters

Le meilleur impromptu

Les gars des Foo Fighters qui transforment la présentation des musiciens en jams éclairs. L’étrange amalgame de Jump de Van Halen sur l’air d’Imagine de John Lennon, c’était, comment dire, une des expériences musicales les plus bizarres que j’ai jamais entendues en spectacle. Un moment néanmoins fascinant. Mais je retiens surtout la joie communicative des gars quand ils ont joué Blitzkrieg Pop des Ramones. Juste ça, ça valait 1000 piasses.

Le fail

Beck qui essaye de faire chanter Raspberry Beret à la foule sur les Plaines. Prince est une icône aux États-Unis, à Québec, hum, pas vraiment. Il fallait voir l’air médusé des festivaliers. «C’est quoi ça?» Le moment est survenu dans un segment acoustique qui a freiné l’erre d’aller du show, vraiment solide. Beck n’a jamais repris sa vitesse ensuite. Par contre, côté visuel, ce fut, de loin, le plus magnifique spectacle. Les projections et les jeux de lumière étaient éblouissants.

Le WTF 

Par où commencer avec Greta Van Fleet? Somme-nous à ce point en manque de rock basique pour accoler l’étiquette de sauveur à ces blancs becs qui font du grand n’importe quoi sur scène? Pas de cohésion, pas même une étincelle de génie, cette pâle copie de Led Zeppelin semblait aussi perdue que son chanteur qui s’égosillait. En passant mon grand, les boucles d’oreille à plume, c’est pas excentrique, c’est de mauvais goût.

La découverte

OK, les Soul Rebels sont venus en 2012, mais je les ai vus pour la première fois cette année. C’était festif, chaleureux, bon enfant et, l’air de rien, totalement maîtrisé. On a eu droit à un méchant party à place D’Youville. C’est aussi ça le FEQ : sortir de sa zone de confort musicale pour faire des découvertes.


Le Festival d'été en images — Jour 11

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Dave Matthews Band, une finale en beauté

Pour sa première présence à Québec en carrière, le Dave Matthews Band (DMB) est entré sur scène sans aucune introduction. Mais il a commencé fort avec une énergique version de Don’t Drink the Water, un de ses grands succès. Les festivaliers ne pouvaient espérer mieux que cette généreuse prestation de plus de deux heures sur les plaines d’Abraham et cette superbe nuit d’été pour clore en beauté le 51e Festival d’été de Québec (FEQ).

On a craint, un temps, que les spectateurs souffrent de fatigue festivalière et restent à la maison, mais quelques minutes avant la prestation, le site était plein aux trois quarts. Les sept musiciens aguerris ont joué avec une assurance tranquille, sans jamais trop étirer la sauce, avec un Dave Matthews manifestement ravi d’être là. Il a même dit, à la blague, vouloir déménager ici dans une allusion à l’actuel président états-unien.

L’intense chanteur et guitariste a puisé dans leur vaste répertoire pop-rock, avec quelques chansons plus obscures, quatre morceaux du très bon récent Come Tomorrow, mais en jouant la plupart de ses grands succès pour plaire aux spectateurs. Comme l’inspirée ballade Crash Into Me (1996), qui a été remise au goût du jour par le film Lady Bird. Ou encore la version funky de Sledgehammer de Peter Gabriel.

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Apothéose punk-rock

CRITIQUE / «Je savais que ça serait fou, mais vous, motherf*ckers, êtes toujours plus fous que j’avais prévu!» Voilà comment le chanteur Deryck Whibley a décrit dimanche le parterre de fans qui se déchaînaient devant lui. Sous les bons soins de la formation Sum 41, le 51e Festival d’été de Québec s’est terminé dans une apothéose punk-rock au parc de la Francophonie.

On sait qu’un groupe a de l’expérience quand ses fans qui l’écoutaient ado commencent à avoir des enfants. À voir les quelques jeunes festivaliers juchés sur les épaules de leurs parents dans ce Pigeonnier rempli au bouchon, on peut conclure que Sum 41 cadre dans ce profil. Qu’ils soient jeunes ou un peu moins, les admirateurs de la formation ontarienne sont arrivés avec la ferme intention de faire le party. Ça tombe bien Whibley et ses potes aussi. Ç’a donné quelque chose qui ressemblait à une véritable — et pesante!— communion.

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Un dernier pop-up FEQ, gracieuseté de John Butler trio

Le John Butler trio a créé un beau moment musical dimanche au parc de l’Artillerie, à l’occasion du neuvième et dernier pop-up FEQ de ce 51e Festival d’été de Québec.

Flanqué de quatre acolytes, le John Butler trio «plus» — ainsi qualifié par le leader du groupe — a offert 25 minutes de prouesses musicales à un public bien installé dans les immenses marches du lieu. Peut-être cela donnera-t-il d’ailleurs envie à certains d’aller faire un tour sur les plaines d’Abraham en soirée, où la formation se produira avant Dave Matthews Band…

Parce qu’il est fort, le John Butler! Un vrai virtuose de la guitare et du banjo. Et il n’est pas seul, son bassiste, Byron Luiters, ne laisse pas sa place!

Le moment aurait pu être parfait. Si seulement les membres du groupe avaient semblé aussi contents d’être là que leur public.

Le pop-up FEQ de John Butler faisait suite à ceux, dans l’ordre chronologique, de Random Recipe, Loud, Hubert Lenoir, FouKi, Alaclair Ensemble, Galaxie, Milk and Bone et PUP.