Christian Messier, Le déni, 2016, huile sur toile.

«Le cabinet des censurés»: la parole aux artistes

Une plainte ou une crainte suffit parfois pour qu’une salle d’exposition décide de retirer des œuvres de la vue du public. Mais quel effet cela a-t-il sur les artistes?

L’art public, la nudité et la propriété intellectuelle font partie des questions soulevées par Le cabinet des censurés. Autour de l’exposition rassemblant des œuvres de Martin Bureau, John Boyle-Singfield, Steve Giasson, Isabelle Hayeur, Helena Martin Franco et Christian Messier, les occasions de prise de parole se multiplieront. Des capsules vidéos et une table ronde, le 29 septembre à 13h, sont notamment au programme.

Helena Martin Franco, Planète des seins; entre le cœur et la trompe (série Étude pour habiller une femme éléphant), 2011, aquarelle.

Pour Le cabinet des censurés, Folie/Culture a confié le mandat à la commissaire Julia Roberge Van Der Donckt de se pencher sur la question. «On se trouve un peu dans une impasse dans la discussion publique sur la censure, qui a beaucoup tourné autour de l’appropriation culturelle ces derniers temps. J’ai voulu prendre un pas de côté et m’attarder au vécu des artistes», indique la commissaire. «Parfois ça leur a donné de la visibilité, parfois ce fut une épreuve, il y a eu des répercussions différentes pour chacun.»

Martin Bureau, Hommage à Sa Gracieuse Majesté, 2008, fonte, feuille d’aluminium et tapis.

Du 19 au 29 septembre à L’aise (340, rue Saint-Roch, local 201, Québec). Info : folieculture.org

Isabelle Hayeur, Murs aveugles, 2014, installation vidéo, esplanade du métro Saint-Laurent, Montréal.