Fondé en 1931, le Ballet national d’Ukraine s’inscrit dans la plus pure tradition du ballet et continue de porter à la scène des œuvres phares du répertoire, comme la chorégraphie de Cendrillon.

Le Ballet national d’Ukraine vient présenter son «Cendrillon» à Québec

Il est toujours intéressant de relire ses classiques, tant littéraires que dansés, pour le directeur sortant des Grands Ballets canadiens (GBC), Alain Dancyger. La compagnie a invité le Ballet national d’Ukraine à présenter son ballet «Cendrillon» à Québec puis à Montréal lors des prochaines semaines.

«C’est important de connaître ses classiques, même si on s’intéresse aux visions contemporaines. Ça permet de voir d’où vient le ballet et de mieux comprendre où il s’en va», expose-t-il. «Les grands ballets classiques sont à la fois fascinants, très techniques et magiques.»

Fondé en 1931, le Ballet national d’Ukraine s’inscrit dans la plus pure tradition du ballet et continue de porter à la scène des œuvres phares du répertoire. La chorégraphie de Cendrillon créée en 1989 par Victor Litvinov sur la musique de Serge Prokofiev revit régulièrement avec des interprètes différents, un peu comme le Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens, créé en 1964. La production ukrainienne, qui fait travailler 60 personnes, dont 43 danseurs, est sensiblement de la même envergure que notre ballet emblématique du temps des Fêtes.

«Cendrillon est une grosse production qui va bien démontrer le savoir-faire technique et le sens de la mise en scène du Ballet d’Ukraine, qui a développé des interprètes très solides et très expressifs», souligne M. Dancyger. Il ne s’agit par d’une des œuvres les plus difficiles du répertoire, «mais ça reste un challenge pour les interprètes de soutenir un ballet qui dure 2h20 et d’y faire évoluer les personnages», note-t-il.

Les GBC s’appliquent à concocter des saisons qui présentent le ballet sous toutes ses coutures. «Programmer des compagnies invitées, issues d’une longue tradition, nous permet d’illustrer l’excellence en ballet classique, alors que les Grands Ballets se sont davantage tournés vers le ballet contemporain ces dernières années», remarque M. Dancyger. Le ballet Gisèle, qui sera présenté l’an prochain, mettra de l’avant la vision plus «néo-classique» du nouveau directeur artistique Ivan Cavallari. 


« Les grands ballets classiques sont à la fois fascinants, très techniques et magiques »
Alain Dancyger, directeur sortant des Grands Ballets canadiens

Ce sera la troisième fois que le Ballet national d’Ukraine s’inscrit dans la saison des GBC, mais la première fois qu’un de leurs spectacles se rend jusqu’à Québec. «Nous avons travaillé en collaboration avec Les trois mousquetaires, un nouveau joueur qui veut développer un public pour le ballet à Québec», souligne M. Dancyger, qui souhaiterait que les Grands Ballets s’arrêtent plus régulièrement dans la capitale. «Ça m’étonne toujours que ce soit presque plus facile de tourner à l’international que d’être présents chez nous», note-t-il.

La danse qui fait du bien

Alain Dancyger a annoncé le mois dernier qu’il quittait la direction des Grands Ballets canadiens, après 22 ans au sein de l’organisation. «Nous nous sommes appliqués à développer une vision holistique, c’est-à-dire de promouvoir tous les bienfaits que procure la danse», indique-t-il. La création du Centre national d’art thérapie, il y a quatre ans, a été particulièrement marquante pour lui. «Quand je regarde l’œil brillant d’un enfant autiste qui prend un cours de danse, pour moi, c’est un grand moment, qui me confirme que j’ai fait le bon choix en travaillant dans le domaine artistique», expose-t-il. «Je crois que nous avons renforcé la notion de l’utilité de la danse dans la société d’aujourd’hui, pas seulement au niveau économique, mais de manière plus large.»

À la fin mai, les Grands Ballets organisent le premier Symposium international de la danse au profit du mieux-être. À l’occasion de leur passage à Québec, ils offriront une classe de maître publique, samedi à 10h sur la scène du Grand Théâtre. 

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Quoi: Cendrillon

Qui: Le Ballet national d’Ukraine

Quand: vendredi 27 avril 20h et samedi 28 avril 14h

Où: Grand Théâtre

Billets: 60,50 $ à 96 $ (54,50 $ pour les 12 ans et moins)

Info: 1 877 643-8131

* Le spectacle sera également présenté du 2 au 6 mai à la Place des Arts, à Montréal