Quelque 400 personnes ont participé à l’encan L’Annuel l’an dernier.

L’art pour la bonne cause

Pour une deuxième année consécutive, des créateurs de Québec uniront leurs forces pour la bonne cause. Sous la bannière de L’Annuel, une quarantaine d’artistes visuels et une brochette de musiciens se rassembleront le 2 février à la Nef, rue Saint-Joseph, le temps d’une soirée encan au profit de l’organisme SNAP Québec.

Encore cette année, le rendez-vous se déclinera sous la direction d’Emmanuelle Gendron. Celle qui se décrit comme une «artiste pédagogue engagée» a lancé l’initiative dans le but de faire rayonner l’art tout en faisant sa part pour insuffler un peu de positif dans la société. 

«J’avais envie de créer quelque chose où les gens se sentiraient mobilisés. Dans la vie, je suis aussi enseignante et je pense que le partage de connaissances et la sensibilisation sont le point crucial pour un monde en santé», explique Emmanuelle Gendron, qui a cofondé l’organisme sans but lucratif BABA afin d’encadrer son engagement. Elle souhaite faire de L’Annuel un événement récurrent, consacré chaque année à une cause différente. L’an dernier, environ 7000 $ ont été remis au CALACS de la Rive-Sud à la suite de la vente. Cette année, les organisateurs ont choisi d’appuyer la cause environnementale de SNAP Québec, voué à la protection des régions sauvages de la province. «Créer des œuvres, c’est déjà beau. Mais j’avais envie d’une sorte de rassemblement humain où tout le monde apporte un petit quelque chose. Pour moi, c’est tout simplement magique», résume Mme Gendron.

Quarantaine d’artistes

Le 2 février, le travail d’une quarantaine d’artistes — Fred Jourdain, Danny Ferland et Caroline St-Pierre, notamment — sera mis aux enchères dans un encan silencieux. Le tatouage et la photographie seront aussi à l’honneur, nous dit-on. La soirée sera ponctuée de prestations musicales de Pascale Picard, de Laurence Castera, de Guillaume Méthot et de Dominic Pelletier, le chanteur de la formation Caravane, qui a joint les rangs de BABA et qui signe aussi la programmation musicale de L’Annuel. 

Porté uniquement par le bouche-à-oreille, l’encan a attiré quelque 400 participants en 2018, selon Emmanuelle Gendron, qui espère voir l’activité prendre de l’ampleur. «Je pensais faire un petit quelque chose pour aider une bonne cause et finalement, c’est devenu beaucoup plus gros qu’espéré, se réjouit-elle. Les gens ont voulu embarquer, que ce soit les artistes, les commanditaires, les bénévoles impliqués. C’est complètement fou l’espèce de raz de marée humanitaire auquel j’ai pu assister. C’est magnifique!» 

Détails et programmation complète sur la page Facebook de BABA (@babaevenement).