<em>La table des murmures</em> d’Ingrid Ingrid, présentée au Musée national des beaux-arts du Québec, nommé au gala Numix.
<em>La table des murmures</em> d’Ingrid Ingrid, présentée au Musée national des beaux-arts du Québec, nommé au gala Numix.

La ville de Québec bien représentée au gala Numix

Le gala Numix, qui récompense les meilleurs projets numériques du Québec, sera accessible pour la première fois au grand public le 15 juin. Pandémie oblige, une diffusion sur Facebook Live étalée sur quatre soirs remettra une vingtaine de prix, pour souligner la créativité de l’industrie de la province. Huit projets originaires de la capitale sont en lice. 

Une belle occasion donc, de découvrir les balados, contenus de marques, documentaires, webséries, jeux vidéo ou encore installations interactives qui se sont distingués durant la dernière année. 

Pour sa 11e édition, le gala Numix a décidé de sortir de l’ombre. Remis habituellement en huis clos, le public pourra connaître en direct les 22 gagnants de cette année, parmi 75 nominations et un total de 200 candidatures. 

Le gala fera l’objet d’une présentation spéciale, avec surprises, sur Facebook Live. «Il n’y avait pas de meilleure industrie pour présenter de manière originale son propre gala en ligne», s’exclame Jenny Thibault, présidente de l’Association Xn Québec, maître d’œuvre du gala. 

Cinq studios différents ont été mandatés pour créer le contenu de la remise des prix. Elle sera découpée en quatre épisodes entre 20 et 30 minutes chacun, pour quatre soirs de diffusion, à partir du 15 juin.

«C’est un secteur d’activité qui est bouillonnant et en pleine émergence», indique Jenny Thibault. Chaque année, les catégories sont revues, certaines ajoutées, d’autres retirées, tant le secteur est en constante évolution. Cette année, la catégorie «Relève étudiante» s’est ajoutée à la liste.

Québec tire son épingle du jeu

La ville de Québec est bien représentée avec six projets réalisés par des studios de la région et deux projets numériques muséaux de la capitale. Parmi ceux-ci on retrouve La table des murmures d’Ingrid Ingrid, présentée au Musée national des beaux-arts du Québec ou le documentaire immersif JORDI du Grand Théâtre de Québec. La ville de Québec voit son nombre de nominés augmenter chaque année, preuve du dynamisme du secteur, selon Jenny Thibault.

Le jury, composé d’une trentaine d’acteurs du secteur, s’est basé sur l’originalité du concept, l’interactivité et la qualité de la direction artistique, entre autres, pour départager les gagnants. «Nous voulons surtout mettre de l’avant l’excellence du contenu mis dans un contexte innovant, explique Jenny Thibault. Pas seulement récompenser le côté technologique.»

Xn Québec représente plus de 140 studios du secteur au Québec. L’industrie comprend le numérique et le XR (tout ce qui touche à la réalité virtuelle et à la réalité immersive), mais aussi des œuvres qui sortent de la portée des écrans, comme la scénographie numérique ou les installations muséales et urbaines.

«C’est assez impressionnant le nombre de nouveaux studios qui ouvrent chaque année, commente Jenny Thibault. Ça prouve la richesse de l’industrie du numérique au Québec.» Une richesse qui est méconnue dans la province, mais saluée à l’international. L’entreprise Moment Factory est l’une des têtes d’affiche, connue mondialement. Mais cette année, l’entreprise, habituée des prix, a décidé de se retirer du gala pour laisser la place à de nouveaux studios. Pour qu’eux aussi puissent bénéficier de cette belle vitrine.

Notre collègue au Soleil Léa Martin est nommée dans la catégorie «Création numérique - Relève étudiante» pour le projet Clit-Moi, réalisé avec l’UQAM et Jeunes pousses ONF.

Le documentaire immersif JORDI du Grand Théâtre de Québec nommé au gala Numix.