Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

La liste: parce que le printemps va arriver

1. Printemps-été (Jean Leloup) «C’est le printemps et c’est l’été / Et les filles sont déshabillées.» Dès le début de cette chanson au rythme entraînant et chargée d’une folle exubérance, tout est dit. En deux petites minutes et demie, Leloup déclame les senteurs, les couleurs et les hormones dans le tapis. «Et tout resplendit de bonheur». En plein ça. Éric Moreault

2. Heureux d’un printemps (Paul Piché) Disons que le printemps 2018 ne nous a pas encore donné l’occasion de nous chauffer la couenne comme dans cette chanson de Paul Piché, qui y utilise les saisons pour mettre en exergue des inégalités sociales. Son titre a d’ailleurs été détourné cette semaine par votre journal: «Malheureux d’un printemps» pouvait-on lire en une du numéro du 17 avril (!!!!), au lendemain d’une énième tempête…  Geneviève Bouchard

3. L’Hymne au printemps (Félix Leclerc) Le chantre de l’île d’Orléans met sa voix grave et profonde au service de cette chanson composée en 1949, où un homme appréhende l’arrivée de la froide saison, non sans penser au retour du printemps. Et en finale de ce magnifique hommage à la nature, ce moment béni où «les crapauds chantent la liberté». Normand Provencher

Photothèque Le Soleil

4. Le p’tit printemps (Passe-PartoutComme Cannelle et Pruneau, nous aussi on a envie de lancer une enfilade de «youppi!» quand «le p’tit printemps tout vert, tout vert / remplace l’hiver tout blanc, tout blanc». Surtout que ce qui a été «tout gris, tout gris» ces derniers temps, c’est moins le moineau de la chanson que le ciel maussade et les restants de vieille gadoue dans les rues de la ville. Ark.  Geneviève Bouchard

5. Le printemps est arrivé (Michel Fugain) «Le printemps est arrivé, sors de ta maison», chante Michel Fugain, avant d’ajouter plus loin avec une belle frénésie : «Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps, taille ton arbre et sème ton champ.» On voudrait bien sortir au p.c. de la maison, tailler sa haie et semer son gazon, mais essayez ça, monsieur Fugain, avec un banc de neige de cinq pieds de haut devant la maison… Normand Provencher