La liste: le meilleur d'Où tu vas quand tu dors en marchant?

Jardins secrets (2009)

Pour la première édition du parcours déambulatoire, la dramaturge et actrice Véronique Côté a eu une idée fantastique. Réunis dans le parc Lucien-Borne, des acteurs accueillaient les «spectateurs», un à la fois, en leur chuchotant un secret dans le creux de l’oreille. Un moment magique et précieux d’une rare intimité. Éric Moreault

Pour de vrai (2011)

Difficile de trouver plus inclusif que cette magnifique chorégraphie en fauteuil roulant, sur la rue du Pont, qui faisait partie d’une station plus vaste. L’exercice confié à Chantal Bonneville était aussi fascinant que beau. Pas seulement parce que le ballet était réglé comme du papier à musique, mais aussi parce que la fierté qui se lisait dans les yeux des participants était, et est encore, inoubliable. Éric Moreault

La forêt (2013)

En érigeant un labyrinthe de conifères au carré Lépine, la scénographe Marie-Renée Bourget-Harvey conviait les spectateurs à venir à la rencontre de personnages de contes de fées décalés. Mention spéciale au prince-grenouille peu ragoutant campé par Christian Michaud, qui, dans son kiosque à baisers, suppliait les visiteuses de le frencher. Geneviève Bouchard

Le dernier étage (2013)

Fumer la chicha par le tuyau d’échappement de voitures? Pourquoi pas! Voilà la proposition à la fois ludique et inusitée lancée par le trio BGL au dernier étage du stationnement Odéon : des autos renversées, de sympathiques pushers, de la vapeur sucrée et un chouette point de vue en hauteur sur la ville. Geneviève Bouchard

Les nervures secrètes (2017)

La cour intérieure du Complexe G était à ce jour le lieu le plus vaste jamais investi par Où tu vas… Et Marie-Josée Bastien n’a pas raté son pari en l’habitant d’une vaste chorégraphie aussi vibrante que belle visuellement. Un tableau ancré dans la solidarité qui s’est décliné dans une danse de l’individuel vers le collectif. Geneviève Bouchard