La liste des livres qui nous font aimer les livres

Le liseur, Bernard Schlink

L’histoire de cette liaison entre un étudiant épris de littérature et une femme plus âgée, une analphabète qui cache un lourd secret, a valu à son auteur la pôle position dans la liste des best-sellers du New York Times en 1995, une première pour un roman allemand. L’adaptation au cinéma par Stephen Daldry, en 2008, a permis à Kate Winslet de décrocher l’Oscar de la meilleure actrice. Normand Provencher

Le mystère Henri Pick, David Foenkinos

Ce livre pétillant est un prétexte à une enquête littéraire qui montre aussi les dessous du monde de l’édition (qui ne sont pas toujours très sexy). Mais Foenkinos, avec ce récit sur un manuscrit refusé qui a une deuxième vie et un étonnant succès, nous donne surtout le goût de prendre le temps de savourer un livre sur un banc extérieur, un beau jour d’été... Éric Moreault

Misery, Stephen King

Dans ce roman de Stephen King, Paul Sheldon a intérêt à écrire vite et, surtout, au goût de sa plus grande admiratrice, Misery Chastain, qui lui ordonne, sous peine de sévères punitions, de ressusciter l’héroïne de sa dernière œuvre. Dans l’adaptation au grand écran, la scène de la fracture des chevilles à coups de masse a marqué les esprits. Avec raison. Normand Provencher

Les villes de papier, Dominique Fortier

Tous les livres de Dominique Fortier donnent envie de lire, mais surtout de lire mieux, de façon plus attentive et plus sensible. Dans Les villes de papier, l’autrice nouvellement maman part sur les traces de la poète américaine Emily Dickinson, à Boston. On nage entre récit et poésie, du jardin à la chambre de l’écrivaine, en goûtant chaque mot. Josianne Desloges

4321, Paul Auster

Passé maître dans l’art de la fiction dans la fiction, de l’écriture dans l’écriture et du réalisme new-yorkais, Paul Auster donne une véritable leçon de construction de roman dans 4321. On y suit plusieurs destins parallèles de Ferguson, qui apprend à devenir écrivain, journaliste et amant dans l’agitation de New York et de Paris dans les années 60. Josianne Desloges