<em>Les incorruptibles</em>, Brian De Palma
<em>Les incorruptibles</em>, Brian De Palma

La liste: cinq œuvres en hommage à Ennio Morricone 

1. Le bon, la brute et le truand (1966), Sergio Leone

Morricone a signé un thème iconique pour ce grand classique du western spaghetti, qui a aussi donné l’occasion d’entendre pour la première fois la pièce The Ecstasy of Gold. Celle-là, les fans de Metallica la connaissent bien : la formation a pris l’habitude de l’utiliser comme introduction à ses concerts. Et ça dure depuis 1983, selon l’hommage publié par le groupe sur les réseaux sociaux. Geneviève Bouchard

2. Il était une fois dans l’Ouest (1969), Sergio Leone

Une célèbre ouverture de film, qui doit autant au style basé sur les regards de Sergio Leone qu’à la musique caractéristique de Morricone : l’harmonica lancinant (véritable vers d’oreille), puis les accords de guitare électrique, le violon, les orchestrations et les cœurs. Ce qui fera dire au célèbre réalisateur : «Il n’est pas mon musicien, il est mon scénariste.» Éric Moreault

3. Les incorruptibles (1987), Brian De Palma

Des musiques épiques pour accompagner une quête qui l’était tout autant : celle de l’agent Eliot Ness (Kevin Costner) et de sa brigade contre le gangster Al Capone (Robert De Niro), pendant la prohibition. Sean Connery a reçu un Oscar pour son interprétation du policier Jim Malone, pendant que Morricone, à sa troisième nomination, est repartie bredouille une nouvelle fois… Il devra encore patienter un bon moment avant d’aller quérir la précieuse statuette… Geneviève Bouchard

4. Cinema Paradiso (1988), Giuseppe Tornatore

Sacrée meilleur film en langue étrangère à la cérémonie des Oscars en 1990, cette déclaration d’amour au septième art signée Giuseppe Tornatore a marqué l’imaginaire bien au-delà des frontières de l’Italie. Portée par la musique que Morricone a composée avec son fils Andrea, la scène finale et son montage de baisers censurés dans la Sicile des années 40 est à la fois magnifique et bouleversante. Geneviève Bouchard

5. Les 8 enragés (2015), Quentin Tarantino

À l’insistance de Quentin Tarantino, le célèbre maestro italien boucle la boucle en quelque sorte. En clin d’œil à sa fructueuse collaboration avec Leone pour les westerns, il va composer une partition crépusculaire, inquiétante, pleine de suspense, qui lui valut son premier Oscar pour une trame sonore. Éric Moreault