Summer of Sam

La liste: 5 films de canicule

1. Summer of Sam / Do the Right Thing (Spike Lee)  Spike Lee est un fier New-Yorkais, habitué aux températures de fourneaux de sa ville — après tout, le quartier Hell’s Kitchen est à Manhattan… Summer of Sam (1999), inspiré du meurtrier en série David Berkowitz, se déroule pendant l’été caniculaire de 1977. Quant à Do the Right Thing (1989), sa tragédie sur fond de tension raciale culmine en une journée très chaude, à tout point de vue. Éric Moreault

2. Le salaire de la peur (Henri-George Clouzot)  Un film de sueur et de peur avec un suspense d’enfer, Le salaire de la peur (1953) suinte la chaleur de toutes parts. En Amérique latine, quatre chauffeurs doivent transporter de la nitroglycérine dans deux vieux camions déglingués — les explosifs doivent servir à éteindre  le feu d’un puits de pétrole. On a eu aussi chaud qu’Yves Montand... Éric Moreault

3. L’inconnu du lac (Alain Guiraudie) Le puissant et troublant polar noir de Giraudie (2013) se déroule sur les abords d’un lac aux rives brûlées par le soleil et fouettées par le vent. Il met en scène un psychopathe qui fait des ravages parmi les homosexuels qui fréquentent les lieux. La température augmente de plus en plus, jusqu’au malaise, tant à l’écran que dans la salle. Éric Moreault

4. L’été meurtrier (Jean Becker) L’adaptation par Becker (1983) du roman de Japrisot est absolument torride — tant sur le plan de la température que de la présence incandescente d’Isabelle Adjani. Dans la peau d’Éliane, dit Elle, la jeune femme fait perdre la tête aux hommes avec ses tenues provocantes et sa sensualité troublante. Chaud devant… Éric Moreault

5. Tu dors, Nicole (Stéphane Lafleur)  «Heille, c’est-tu vraiment ça notre été?» lance Nicole à son amie Véronique, pendant  qu’elles errent, hagardes, dans un champ de pylônes avec leur vélo. Avec Tu dors, Nicole (2014), Stéphane Lafleur dépeint une canicule en noir et blanc, marquée par l’insomnie, l’ennui, l’imagerie de la banlieue. Bercé par la sublime musique d’Organ Mood et Rémy Nadeau-Aubin, on replonge dans cet interstice temporel moite et un peu étouffant entre l’adolescence et l’âge adulte. Josianne Desloges