La liste: 5 films bibliques mémorables

1. Les dix commandements (Cecil B. de Mille, 1956)

Le classique des classiques. L’inébranlable Moïse (Charlton Heston) conduit le peuple hébreu à la Terre promise après 3h40 de scènes pompeusement théâtrales, de monologues interminables et de regards tournés vers un horizon imaginaire. De l’Ancien Testament, tout y est: Moïse sauvé des eaux, Moïse recevant la Table des lois sur le mont Sinaï, Moïse séparant les eaux d’une mer Morte ne disposant même pas d’un seul lien pour la traverser, ô hérésie. Cette dernière séquence, terriblement ratée au regard de la technologie moderne, n’en demeurait pas moins avant-gardiste pour l’époque, le film ayant d’ailleurs remporté l’Oscar des meilleurs effets spéciaux.

2. Ben Hur (William Wyler, 1959)

Au nombre de fois que ce film a été télédiffusé en cette période de l’année, d’aucuns pourraient affirmer que Pâques n’est pas là tant qu’on n’a pas vu le torse nu de Charlton Heston. En galère, en char, chez les lépreux, à la crucifixion du Christ... l’épopée de Judah Ben Hur est légendaire. Et avec une durée de 3h30, mieux vaut bénéficier d’un long week-end pour s’attaquer à ce classique.

3. La Passion du Christ (Mel Gibson, 2004)

Mel Gibson revient sur les 12 dernières heures de la vie de Jésus et confie le premier rôle à un courageux Jim Caviezel qui, en plus d’avoir l’âge parfait pour le rôle (33 ans), montre qu’il a la couenne dure. Gibson ne ménage pas les âmes sensibles. Le sang coule à flots dans les séances de flagellation et de crucifixion, à telle enseigne que la Régie du cinéma décerne un visa 16 ans + au film. Caviezel n’a pas toujours eu à feindre la douleur puisqu’on raconte qu’il aurait été fouetté pour vrai (par erreur, bien sûr), frappé par un éclair et traité pour hypothermie. Autrement dit, un vrai chemin de croix.

4. Spartacus (Stanley Kubrick, 1960)

Un authentique péplum scénarisé par le grand Dalton Trumbo et réalisé par un génie — Stanley Kubrick — avec un interprète plus grand que nature : Kirk Douglas. Pourtant, l’histoire a (presque) seulement retenu la célèbre réplique: «Je suis Spartacus!» Le film mérite mieux: à voir et à revoir…

5. Life of Brian (Terry Jones, 1979)

Quand les Monty Pythons rencontrent le Messie, ça ne peut qu’être épique! Dans cette comédie satirique financée par l’ex-Beatle George Harrison — le producteur original a, semble-t-il, eu peur d’un potentiel scandale causé par le collectif anglais —, nous suivons les absurdes péripéties vécues par Brian, né le même jour que Jésus dans l’étable voisine et qu’on prendra à tort pour un sauveur.  Geneviève Bouchard, Éric Moreault et Normand Provencher