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La crise vue par...
Arts
La crise vue par...
La pandémie de la COVID-19 a durement secoué la communauté artistique. Tout comme plein de leurs concitoyens, chanteurs, dramaturges, auteurs et compagnie ont vu leurs vies bouleversées. Les journalistes des six coopératives ont eu le goût de savoir ce que la situation changeait dans leur pratique, leur quotidien, mais aussi ce que la crise suscitait comme réflexion. Certains nous en ont parlé, d’autres ont pris la plume pour vous en faire part.
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Denis «Snake» Bélanger, chanteur de Voivod

La crise vue par

Denis «Snake» Bélanger, chanteur de Voivod

«Quand la crise a commencé, je me suis confiné à Laval, dans le secteur Sainte-Rose. La rivière des Mille Îles coule derrière ma maison. On peut faire du canot, mais là, je trouve que c’est trop froid.»

«Je pourrais profiter de la pause pour écrire des chansons, puisque la pandémie représente une source d’inspiration intéressante, surtout au plan émotionnel. Il y a des choses à aller chercher là-dedans. C’est un wake-up call et peut-être qu’il va en sortir du positif. Il faut prendre conscience qu’on a besoin les uns des autres, éliminer ce qu’on fait de pas correct.

David Jalbert, auteur-compositeur-interprète

La crise vue par

David Jalbert, auteur-compositeur-interprète

«Les gens qui me connaissent savent que je suis un gars assez extraverti et de nature globe-trotteur.»

«Je suis quelqu’un qui aime le monde, qui ne reste pas en place et qui carbure en mettant en place des projets et en montant sur scène. L’idée du confinement était tout sauf rassurante pour moi, mais près de deux mois plus tard, je suis reconnaissant d’avoir pris une pause de cette vie qui allait parfois trop vite.

«Je me suis fait une petite routine, et je prends le temps d’avancer quelques projets que j’avais en cours dont Hostel Qc, une production télé destinée aux amateurs de voyage. 

On est présentement en montage des deux premières saisons tournées en Irlande et Japon avec les artistes invités Annie Dufresne et Jeremy Demay.

«Je profite également de ce répit pour écrire quelques chansons, ce qui a soudainement ouvert la porte à un tome 2 de l’album Le doigt d’honneur que j’ai lancé au début de la pandémie. 

Mon album est sorti le 23 mars, donc en plein cœur de la crise. Ça pouvait paraître comme le pire timing au départ puisqu’on a dû annuler le lancement et surtout, le monde entier est en situation critique, mais je me suis dit que les gens qui me suivent en auraient encore plus besoin. 

Et c’est exactement le commentaire que j’ai reçu.

«N’ayant plus de contact avec la scène et la population comme plusieurs, j’ai sauté sur l’occasion de faire un lancement en ligne et un live chaque jeudi question de me divertir et de divertir. Rapidement, on a senti l’engouement et on a grossi la formule en impliquant une équipe web [Créative Nation] qui nous permet de maintenant recevoir des invités. Le jeudi apéro est maintenant bien encré dans le cœur de mes supporteurs.