Conçue par le Festival de la bande dessinée francophone de Québec, sous la houlette de son directeur général, Thomas-­Louis Côté, l’exposition sera présentée à Tokyo et à Kitakyūshū.

La BD québécoise s’expose au Japon

À partir du 9 décembre, les Japonais pourront se familiariser avec la bande dessinée québécoise. Une exposition sur l’histoire du neuvième art de la belle province se tiendra en effet au Musée international du manga de Kyoto jusqu’au 13 février, a appris Le Soleil, et mettra à l’honneur sept créateurs d’ici.

Créée initialement pour la Fête de la BD, à Bruxelles, l’exposition a été remodelée de manière à pouvoir être présentée à Kyoto, de même que dans la ville de Kitakyushu, du 23 décembre au 20 janvier. Conçue par le Festival de la bande dessinée francophone de Québec (FBDFQ), sous la houlette de son directeur général, Thomas-­Louis Côté, cette expo a aussi transité par La Havane. 

«On a ciblé avec l’historien Michel Viau 25 moments importants dans l’évolution de la BD québécoise, alors c’est des personnages, des auteurs, des éditeurs, différentes choses, explique M. Côté. On commence dans les premiers balbutiements, avec une affiche électorale de 1792, et on monte tranquillement, avec Raoul Barré, Yvette Lapointe, Albéric Bourgeois, Onésime, puis après l’arrivée des éditeurs : Croc, La Pastèque, Drawn & Quarterly, Pow Pow, Mécanique Générale et certains personnages. On parle de l’auteur Guy Delisle, Michel Rabagliati, il y a Alex A. avec L’Agent Jean, Delaf-Dubuc avec Les Nombrils, c’est assez varié...»

Pleins feux sur sept créateurs

Cette incursion au Japon est l’occasion de mettre en valeur le travail de sept créateurs, à savoir Zviane, Esbé, Michel Falardeau, Cab, Pascal Girard, Réal Godbout et Philippe Girard.

Zviane sera d’ailleurs présente à l’inauguration et participera à certaines activités. Il est possible que M. Godbout, l’un des pères de Red Ketchup et Michel Risque, y séjourne aussi, au début 2018.

L’expo, qui se tient en collaboration avec la délégation du Québec au Japon, pourrait permettre au FBDFQ de nouer de nouveaux partenariats qui mèneront à d’autres collaborations, comme l’organisation a pu le faire avec la ville de Lyon, par exemple.

«Ça permet de développer un premier projet, note Thomas-Louis Côté. On verra ensuite si on peut développer autre chose, comme des résidences ou une publication.»