Joël Legendre s’est amené sur scène avec la bonne humeur et la joie de vivre qui le caractérise, pour nous raconter sa vie, sa famille, ses enfants, ses hauts et ses bas, et la plupart des jalons de ses 30 ans de carrière, en chantant, en dansant, en monologuant… alouette.

Joël Legendre: tout sur moi

CRITIQUE / Dans le merveilleux monde du show-business, Joël Legendre peut tout faire : jouer, chanter, danser, imiter, animer, alouette. Et il nous a montré qu’il peut aussi faire de la scène en solo, lundi, à la salle Albert-Rousseau, avec son spectacle Showtime.

L’artiste a cependant présenté un peu discrètement (c’est-à-dire sans invitations officielles à la presse, mais en «accommodant» gentiment celle-ci) sa première à Québec. Une retenue probablement motivée (on présume, là) par le fait que son spectacle a été créé et produit sous le parapluie de Juste pour rire… en des jours plus heureux.

Un bout de numéro où il devait personnifier Éric Salvail a d’ailleurs été ajusté, l’imitation de ce dernier étant remplacée par celle de Patrice Bélanger (Sucré Salé) qui a été lundi le seul moment de la soirée où Legendre a perdu le fil de son texte, mais où il s’est vite repris avec aplomb.

Ceci étant dit, Joël Legendre s’est tout de même amené sur scène avec la bonne humeur et la joie de vivre qui le caractérise, pour nous raconter sa vie, sa famille, ses enfants, ses hauts et ses bas, et la plupart des jalons de ses 30 ans de carrière, en chantant, en dansant, en monologuant… alouette.

Car Showtime (un titre-hommage à son idole, Dominique Michel, et son spectacle Showtime, Dominique, Showtime), c’est ça : l’occasion pour l’artiste de tirer, en même temps, toutes les ficelles d’un métier qu’il rêvait de pratiquer enfant… quand il a commencé à faire le doublage des Joyeux naufragés, dans sa chambre.

Carrière revisitée

Joël Legendre revisite ensuite notamment (avec beaucoup d’autodérision) sa première apparition à la télé (à Soirée canadienne), sa participation aux émissions pour enfant Iniminimagimo et Enfanforme, ses (insuccès) comme chanteur solo, et d’autres épisodes professionnels plus glorieux, comme sa contribution aux Bye-Bye, le doublage en français de Leonardo DiCaprio dans Titanic, ou son interprétation d’Aladin dans le film d’animation de Disney.

Pour agrémenter tout ça, on a bien sûr droit à des chansons, à quelques pas de danse, et à plusieurs imitations (Anne-France Goldwater, André Sauvé, Denise Filiatrault, etc.), la plus réussie (et la plus attendue par le public) étant bien sûr Céline «c’est moé le boss!» Dion.

Évidemment, quand on est bon dans tout, il est difficile d’exceller partout. Sur une scène, sans aucun doute, la voix puissante, la polyvalence et l’énergie sont les principales forces de Joël Legendre. La faiblesse ici réside dans les segments qui se rapprochent davantage du monologue : le ton trop posé et récité manque de naturel, et les textes manquent grandement de punch.

Bien sûr, pour adhérer complètement à Showtime, il faut aimer (beaucoup) Joël Legendre. Mais la proposition de départ étant très claire, les gens dans la salle savaient exactement à quoi s’attendre. Et ils ont été servis.

Pour l’instant, aucune supplémentaire de Showtime n’est prévue à Québec, mais Joël Legendre visitera dans les prochains mois (sur le territoire desservi par Le Soleil) les villes de Rivière-du-Loup (6 avril), Montmagny (7 avril), et Thetford Mines (2 juin).