Hubert Lenoir donnera son premier spectacle à Tadoussac, le 28 juin à minuit.

Hubert Lenoir entre Darlene, l’Europe et Tadoussac

Il y aura plein de bonnes raisons d’aller voir Hubert Lenoir au sous-sol de l’église de Tadoussac, le 28 juin à minuit. Participant pour la première fois au Festival de la chanson, il invoque notamment l’heure de ce rendez-vous. Aller à la rencontre du public aussi tard ajoute une touche de magie. «La nature du spectacle reste la même, mais c’est cool. Ça change de quoi pour le mieux», a-t-il mentionné il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Un autre élément de curiosité tient au fait qu’il s’agira de sa dernière sortie en terre québécoise avant plusieurs semaines. Début juillet, une tournée européenne le conduira en France, en Belgique et en Suisse. Suivront quelques dates en Ontario et au Nouveau-Brunswick, de même qu’à Gaspé et Joliette (8 et 16 août). Puis, ce seront les vacances, quelque chose comme deux mois, avant le retour dans les vieux pays en novembre. Et cette fois, on parle de la grosse affaire, pas d’un travail de prospection.

«À ce moment-là, je serai en tête d’affiche. Je sens que le monde demandait ça», souligne Hubert Lenoir sans nulle trace de vantardise. Ce sera une autre forme de validation dans la foulée de l’album Darlene, celui par qui tout est arrivé, du moins en solo.

L’impact fut si grand que le simple fait d’annoncer que la tournée du même nom prendrait fin aux Francofolies, à la mi-juin, a provoqué une poussée de fièvre. Une autre.

«Il y a eu un jeu de téléphone arabe à cause de ça. Pourtant, je n’ai annulé aucun spectacle, ni exprimé le désir d’arrêter complètement. C’est juste que ça m’emmerde, refaire la même chose tout le temps. À l’avenir, on va improviser davantage, moi et les musiciens. Je ferai des trucs «on the spot» et amener d’autres choses, un regard différent, énonce le chanteur. Darlene, il y a longtemps qu’on le faisait de la même façon et je voulais garder la fraîcheur. Sinon, tu arrives à un point où t’es pas honnête avec le public.»

Il a donc hâte de se pointer à Tadoussac, de retrouver une marge de liberté sur scène.

Bien sûr qu’on y entendra des extraits de l’album et peut-être même du nouveau matériel, sans toutefois que ce soit coulé dans le ciment. «Ce sera intéressant parce qu’il s’agira d’un entre-deux. Je pourrais faire deux nouvelles chansons, mais j’ai un rapport particulier au studio et je ne veux pas «botcher» les autres. J’en ai plein en réserve», laisse entrevoir Hubert Lenoir.

Le plaisir de travailler en studio est revenu quelques fois dans la conversation, notamment lorsqu’il a été question de l’autre encodé portant sa griffe, Midnight, Let’s Get A Hot-dog. Peu de promotion. Pas de tournée.

Pourtant, cet enregistrement du groupe The Seasons témoigne de sa maturité artistique, de cette capacité qu’il a d’explorer le passé, tout en le transcendant.

«On ne fera pas de spectacles avec ces chansons. C’était prévu comme ça. J’aime faire des albums et on a pu trouver le temps de créer des choses ensemble. On a fait ça dans la même période que Darlene», précise Hubert Lenoir. Pour revenir à sa carrière en solo, elle pourrait le ramener en studio après la tournée de novembre, mais il est trop tôt pour le confirmer.

«Après cette tournée, j’ai de la misère à me projeter», résume l’auteur de Fille de personne.

Hubert Lenoir sera également de passage à Gatineau le 23 juin prochain alors qu'il donnera un spectacle au parc des Cèdres d'Aylmer sur la scène du festival L'Outaouais en fête.