Geneviève Albert a réalisé un documentaire sur le spectacle Casse-Noisette, des Grands Ballets canadiens.

Geneviève Albert dans les coulisses de Casse-Noisette

Après avoir été interprète dans le spectacle Iris du Cirque du Soleil, où elle se déplaçait caméra à la main, Geneviève Albert a suivi les danseurs de Casse-Noisette pour réaliser un documentaire à hauteur d’enfants.

Intitulé simplement La magie de Casse-Noisette, le documentaire a été tourné l’an dernier. C’est la première fois que les Grands ballets canadiens, qui célèbrent leurs 60 ans cette année, accueillent une équipe de tournage en coulisses d’un spectacle, note la réalisatrice.

«J’ai décidé d’adopter le point de vue des enfants, parce qu’il y en a beaucoup dans le Casse-Noisette des Grands Ballets et que ça fait partie de l’originalité de la mise en scène de Fernand Nault», indique Geneviève Albert. Sur les 165 personnages, on compte une trentaine de rôles endossés par des enfants. Puisqu’ils jouent une représentation sur deux, ils sont donc une soixantaine à répéter dès septembre pour le ballet présenté en décembre.

«C’est surtout particulier pour le rôle de Clara, qu’on suit dans ses rêves et dans ses cauchemars. Plusieurs compagnies prennent une danseuse de 20 ans, mais Fernand Nault tenait à ce que l’interprète ait vraiment autour de 12 ans. Ça participe beaucoup à la magie de cette production-là», ajoute la réalisatrice.

Elle a demandé à Enzo (7 ans), qui joue l’un des enfants de la fête, Andréa (9 ans), qui fait une souris et Raphaëlla (13 ans), qui interprète Clara, de raconter l’histoire de Casse-Noisette, «que les gens ne connaissent pas si bien», dans leurs mots. «C’était un essai, mais ça a très bien fonctionné. Les enfants sont charmants», souligne-t-elle. Et excités ! ce qui apporte une dose d’énergie assez exceptionnelle aux danseurs professionnels.

Outre les enfants, elle a suivi Pierre Lapointe, maître de ballet depuis 1986; André Laprise, le fiduciaire de l’œuvre de Fernand Nault et le répétiteur des enfants; ainsi que Mélanie Ferrero, chef de l’atelier des costumes. «La production a été créée en 1964, avec peu de moyens, et en 1987, François Barbeau a fait les costumes qu’on connaît maintenant, indique Mme Albert. L’an dernier c’était la première fois qu’ils faisaient la production sans lui, alors c’était très émouvant pour l’atelier des costumes.»

Avoir accès aux coulisses permet de magnifier la magie, notamment en tournant des segments de danse au ralenti, et de montrer tout le travail des danseurs. «Sur la scène, ils dansent avec une perfection, une élégance et une grâce incroyables, mais lorsqu’ils sortent de scène, ils sont en sueur. J’ai réussi à attraper une ballerine qui s’est littéralement effondrée par terre en coulisses. L’orchestre jouait un peu plus lentement que d’habitude et sur pointes, c’est très difficile à soutenir», raconte la réalisatrice. En arrière-scène, les changements de costumes, de décors et la technique composent un ballet mécanique rigoureux et précis, «très intéressant à regarder», a-t-telle constaté.

Le documentaire sera présenté le 15 décembre à 19h à ICI Radio-Canada télé et en rappel le 1er janvier à 21h sur ARTV. Le ballet sera présenté le 1er janvier à 22h sur ARTV et le le 5 janvier à 19h à ICI Radio-Canada télé.