Galaxie a lié toutes ses chansons dans un flot ininterrompu de rythmes presque tribaux, percés par les appels lancinants et blues de la guitare d'Olivier Langevin.

Galaxie: rock phénoménal

CRITIQUE / Tel un samouraï phénoménal, Olivier Langevin a livré un mémorable spectacle avec sa bande au parc de la Francophonie. Leur puissante musique intersidérale nous a fait rocker en apesanteur.

Comme le groupe a si bien su le faire sur l’album Super Lynx Deluxe, paru cet hiver, Galaxie a lié toutes ses chansons dans un flot ininterrompu de rythmes presque tribaux, percés par les appels lancinants et blues de la guitare de Langevin. Ajoutez un déferlement de jets de lumières jaune, rose et bleu vibrant, des projections aux pulsations hypnotiques, les Hôtesses d’Hilaire qui déferlent sur scène habillés en vêtements du désert scintillants, leur colosse de chanteur qui fait du bodysurfing en bobettes et vous n’avez encore qu’un pâle aperçu du délirant programme qui accompagnait les acrobaties musicales de Galaxie.

Langevin lui-même arborait une cape rouge brillante et une toge dorée, tel un superhéros cosmique. Karine Pion, dont la voix fait briller de mille feux les envolées vocales déjà envoûtantes de son leader, Fred Fortin, Pierre Fortin, Jonathan Bigras et François Lafontaine se démènent sur scène comme des déchaînés, sans jamais pour autant sacrifier la qualité musicale de la proposition.

Ils ont brisé (ou plutôt fracassé) la glace avec les récentes Super Lynx Deluxe, Phénoménal, Magie Magie… avant d’aller revisiter des pièces de Zulu et de Tigre et Diesel, voire de Le temps au point mort, avec une solide version de EEEHHH!!!. Sauf pour quelques rares ralentissements de cadence, ils ont maintenu le pied au plancher comme si leur vie en dépendait. La foule semblait juste assez dense pour que tous puissent se laisser entraîner dans la danse frénétique sans se sentir trop à l’étroit. 

On se souviendra longtemps de ce 5e passage électrisant de Galaxie au FEQ.

Ils seront au Festif! à Baie-Saint-Paul le 19 juillet.

Les débridées Hôtesses 

À la rencontre du rock psychédélique et du conte truculent, l’univers des Hôtesses d’Hilaire offrait un avant-programme tout indiqué. Le chanteur Serge Brideau, mollets au vent dans une chemise-robe noire, était entouré de ses quatre complices vêtu de blanc de pied en cap, tels des Baronnets échevelés. Pour le premier passage au FEQ, le band acadien a livré un concentré de ses trois premiers albums, ne jouant que deux pièces de son opéra-rock débridé Viens avec moi, qu’il a préféré conserver pour son concert du 15 novembre à l’Impérial. Brideau a enchaîné les pièces et les récits, qui passent du cru au délire aussi allègrement qu’il passe du chant aux interventions comiques et faussement bourrues. 

Attachants Make-Overs

Deux jeunes roux entrent en scène sous le soleil devant une foule très modeste. Elle s’adresse à la foule d’une voix toute douce avant de s’installer à la batterie, il empoigne sa guitare, puis c’est l’avalanche, un déferlement sauvage de rock-punk-noise furieux. Avec déjà une dizaine d’albums à leur actif, le duo d’Afrique du Sud est non seulement prolifique, mais également saisissant. Lorsque Andreas Schonfeldt a brisé une de ses cordes, Martinique Pelser est tranquillement allée lui en chercher une autre en coulisses, avant d’entonner une pièce en solo (batterie et chant). Leur mélange de détachement cool et d’énergie démoniaque les rend aussi uniques qu’attachants.