Les Denis Drolet animeront pour la première fois un gala ComediHa!, où la chanson sera à l’honneur.

Gala ComédiHa!: un «fantasme» pour les Denis Drolet

Les Denis Drolet font partie des meubles de ComédiHa! depuis une vingtaine d’années, mais jamais encore avaient-ils eu la chance d’animer un gala. Le 15 août, le duo concrétisera ce «fantasme», alors qu’il montera sur la scène du Palais Montcalm pour un spectacle à saveur country.

«Ç’a pris du temps, mais on y est arrivés. C’est un beau stress, du plaisir, du bonheur. C’est un festival qu’on adore», lance Vincent «Denis à palettes» Léonard, à l’occasion d’une rencontre matinale avec Le Soleil, en compagnie de son inséparable compagnon Sébastien Dubé, dit «Denis barbu».

Pour célébrer son 20e anniversaire, ComédiHa! a choisi un large éventail d’humoristes chouchous pour prendre la barre des galas, du 7 au 18 août. P.A. Méthot, Phil Roy, Kev Adams, Pierre Hébert et Fabien Cloutier sont les autres élus.

Puisque la chanson sera à l’honneur cette année, les humoristes aux habits bruns en profiteront pour reprendre leur spectacle Les Denis chantent Plume, créé il y a 10 ans, et qu’ils n’ont presque jamais eu l’occasion de refaire. Un album était né de ce show hommage.

«C’est notre idole, notre mentor, souligne Sébastien Dubé. On l’associe souvent au côté grivois, au sacrage et à Bobépine, mais Plume, c’est beaucoup plus que ça. C’est un poète.»

Le principal intéressé a-t-il vu le spectacle?

«Pas le show, mais il a écouté l’album. Il nous l’a dédicacé en disant que nous étions devenus ses deux perroquets bruns...»

Enfants de Ding & Dong

Depuis leurs débuts, les Denis Drolet ont fait de l’humour absurde leur fonds de commerce. «On est des enfants de Ding & Dong (Claude Meunier et Serge Thériault). On a appris leur film mot par mot.» Les Monty Python, Ionesco et Beckett ont aussi eu une influence marquante sur leur décision d’emprunter une approche «champ gauche». Mais jamais ont-ils cédé à la pression de dénaturer leur humour. «On a continué parce que nos idoles, comme RBO, avaient réussi», souligne Vincent.

Eux qui se connaissent depuis le début de leurs études au primaire, à Saint-Jérôme, ne voient pas le jour où ils partiront chacun de leur côté afin de poursuivre leur carrière. À la vie, à la mort, telle semble être leur devise.

«Ça va au-delà du couple, avoue Vincent. On a des racines profondes. On est deux amis qui se sont connus enfants, qui ont des atomes crochus, qui ont passé leur vie ensemble, qui ont vécu les mêmes choses, les amours, les tristesses, des décès, les échecs. Il y a quelque chose de mystique qui ne nous appartient plus.»

«On ne voulait pas que Sébastien et Vincent existent. C’était juste le projet des Denis Drolet. On n’aspire pas à des carrières solos», reprend Sébastien qui, en jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, constate une plus grande maturité dans leur jeu. «Les textes, ça va, mais dans le temps, notre jeu était épouvantable. La finesse n’était pas là ni les nuances. C’était assez brut.»

Pas question de faire cavalier seul, donc, il faut juste apprendre avec les années à mettre la pédale un peu plus douce. «C’est l’énergie qui commence à manquer, renchérit l’autre Denis. À 18 ans, t’es capable d’en prendre, mais à 40 ans, après 3-4 shows en tournée, la fatigue te rentre dans le corps.»

Les Denis Drolet animeront le gala ComediHa! du 15 août, au Palais Montcalm. Ils présenteront leur spectacle Les Denis chantent Plume le 8 août.