Gabrielle Shonk sera l’une des têtes d’affiche du Festival Jazz etcetera de Lévis, le 10 août.

Gabrielle Shonk: vers la maturité

Lentement, sans rien brusquer, Gabrielle Shonk fait son petit bonhomme de chemin sur la scène musicale. Après un premier album paru en 2017, la chanteuse nouvellement trentenaire est en mode création pour l’enregistrement d’un second. Entre temps, elle vivra cet automne son premier spectacle à L’Impérial à titre de tête d’affiche.

Au sujet de ce deuxième opus, la chan­teuse de Québec, qui a étudié la musique et le jazz au cégep et à l’université, conserve une certaine part de mystère, ne sachant trop pour l’instant quelle direction il empruntera, ni s’il sera en anglais et/ou français.

«J’ai sorti mon premier album à 29 ans. C’était un peu l’œuvre de toute une vie, si je peux dire, parce que j’écrivais des chansons depuis l’âge de 14 ans. Il y avait un peu tout mon bagage musical dans ce (premier) disque.

«(Pour celui à venir) ça va être du Gabrielle Shonk, mais un peu plus mature. Je ne peux pas décrire encore le style. Ça ne sera pas un virage électro, ça va me ressembler. J’ai vraiment hâte de le présenter au public et de le jouer live», poursuit celle qui a grandi en écoutant la musique de son père musicien de blues, grand amateur de soul et de Motown, avec les Aretha Franklin, Marvin Gaye et Otis Redding.

Le 10 août, c’est au Festival jazz etcetera de Lévis que ses fans pourront entendre l’auteure-compositrice-interprète dans un spectacle hommage à Billie Holliday (1915-1959), qu’elle avait eu l’occasion de présenter au Festival de jazz de Québec il y a quatre ans.

«C’est l’une de mes chanteuses préférées. Elle a un esthétisme musical que j’aime beaucoup. Son timbre de voix, l’interprétation de ses chansons, son phrasé, sa manière de revisiter les classiques, tout cela me rejoint vraiment. Je suis allée piger dans son répertoire, dans le jazz des années 30 à 50.»

Une des sept grandes voix

Gabrielle Shonk a vécu une soirée «sincèrement magique», en juin, alors qu’elle est montée sur la scène de L’Impérial, à l’occasion du spectacle Sept grandes voix pour le jazz, présenté dans le cadre du nouveau Festival Québec jazz en juin.

Se retrouver avec les Nanette Workman, Karen Young, Marie-Claire Linteau, Sheila Jordan, Ranee Lee et Ariel Pocock a représenté un «privilège» dont elle se souviendra longtemps. «Ç’a été tellement enrichissant. J’étais parmi les plus jeunes et j’ai pu profiter de leur expérience et de leur sagesse. Ce sont des voix si uniques et différentes.»

Son show à L’Impérial, comme vedette principale cette fois, en septembre, se fera essentiellement avec les chansons de son premier album. «Espérons que la prochaine fois, ce sera avec celles du second...»

Installée à Québec depuis l’âge de cinq ans (elle est née aux États-Unis), la chanteuse ne compte pas quitter la capitale afin de mousser sa carrière à Montréal. Elle fait régulièrement la navette entre les deux villes — l’entrevue téléphonique s’est d’ailleurs réalisée alors qu’elle roulait sur l’autoroute 20 — et estime que Québec offre tout ce dont elle a besoin.

«Il y a une grosse scène musicale à Québec. On est une belle gang qui se tient. C’est vraiment motivant et enrichissant. Je ne ressens aucun manque parce que je reste à Québec.»

Gabrielle Shonk sera en spectacle au Festival jazz etcetera de Lévis le 10 août, et à L’Impérial de Québec le 12 septembre.