Festival OFF: 15 ans hors des sentiers battus

La formule est simple : 5 $ par soir, ou 15 $ pour tout le festival. Seul préalable : être prêt pour la découverte. Depuis 15 ans, le Festival OFF fleurit dans les mêmes périodes que le Festival d’été, pour mettre en valeur les «pépites d’or» de la relève et des scènes alternatives de Québec, une mission qui s’est affinée depuis les débuts de l’événement, a rappelé hier Guillaume Sirois, directeur général de l’événement.

C’est né il y a 15 ans, au moment où le Festival d’été de Québec était devenu très grand public avec des spectacles très populaires», raconte celui qui est dans l’organisation depuis huit ans. «Il y avait une gang de Québec, les fondateurs de l’événement, qui ont essayé de donner une scène aux pratiques émergentes, aux artistes locaux, aux genres musicaux moins mis en place dans les grands festivals. Le Festival OFF est né d’un esprit de complémentarité pour donner une scène à tous ces gens-là.»

L’événement a rapidement fait sa place, une place importante, note par ailleurs le dg. «Je pense que la place du Festival OFF est fondamentale, c’est à la fois un tremplin, à la fois un lieu d’expérimentation et de découverte pour le public. Pour moi, ce rôle-là, on doit le jouer pour continuer d’avoir une belle écologie sur la scène à Québec», argue-t-il. 

Cette année, ce sont 40 spectacles sur 5 jours, du 4 au 8 juillet, qui ont été programmés dans différents lieux de la ville. Ils se tiendront principalement au complexe Méduse, pour la partie payante, mais aussi au Fou-Bar, au Sacrilège et sur le parvis de l’église St-Jean-Baptiste, où différents artistes se produiront gratuitement. Parmi ceux-là, le groupe de Québec Dans Brume a donné un joli avant-goût de son «soft-­progressif aux textures psychédéliques» en conférence de presse. 


« La place du Festival OFF est fondamentale, c’est à la fois un tremplin, à la fois un lieu d’expérimentation et de découverte pour le public »
Guillaume Sirois, directeur général

Un extrait qui a particulièrement plu au dg, Guillaume Sirois, presque déjà prêt à les sacrer comme sa découverte du festival. Des découvertes comme celles-là, il y en aura plusieurs, souligne-t-il. 

«On essaie de voir les pépites d’or qui ne sont pas encore connues, qu’on a envie de présenter. À côté de ça, il y a aussi les shows signature, où on travaille avec des artistes locaux pour créer des spectacles [qu’on verra] uniquement au festival OFF», poursuit-il. 

Parmi ces spectacles signature, il cite Joe’s Garage, l’opéra rock controversé et ambitieux de Frank Zappa, repris dans sa totalité par 12 musiciens de Québec (4 juillet). Ou encore la prestation du duo rock-indie Harfang, de Québec aussi, qui sera augmenté pour l’occasion d’un ensemble de cordes pour présenter son plus récent album Laugh Away the Sun (4 juillet). L’organisation a aussi donné une carte blanche à Anatole, «le prince de la pop à Québec», dixit le nouveau venu à la programmation cette année, Jean-Étienne Collin-Marcoux, qui prend la relève de Sophie Bernier. «L’extravagance à son apogée», a-t-il promis d’ailleurs, alors que le programme parle «d’une invitation claire à la débauche»… (5 juillet).

Si l’organisation s’enorgueillit d’avoir plus de 50 % d’artistes locaux dans sa grille, il y aura aussi de la visite new-yorkaise, avec notamment Elbows, un multi-­instrumentiste qui donne dans la pop intemporelle (6 juillet), et Negative Gemini, une «figure féminine forte» de la scène électro de Brooklyn (7 juillet).

Pour se procurer billets et passeports : à la porte les soirs de spectacle à Méduse, à la Chocolaterie Érico et chez le disquaire Knock-Out, ainsi qu’en ligne sur lepointdevente.com. Pour infos : www.quebecoff.org