Selon le FEQ, les comportements répréhensibles y relèvent «vraiment de l’exception». Aussi, la brigade a été mise en place «dans un esprit de prévention».

FEQ: une brigade pour la sécurité des femmes

Comme le Festival de jazz de Montréal l’an dernier, le Festival d’été de Québec (FEQ) se dote cette année d’une brigade pour renforcer la sécurité sur ses sites. Dans cette initiative d’abord destinée aux femmes — mais qui se portera à la défense de «toute personne vulnérable» —, ils seront une soixantaine d’employés du FEQ et de bénévoles à ouvrir l’œil pour intervenir en cas d’agression ou de harcèlement.

«C’est une couche de plus de sécurité pour les festivaliers. Ça fait en sorte que quand ils viennent à notre événement, ils savent qu’ils sont dans un environnement sécuritaire et qu’on a déployé toutes les mesures nécessaires pour qu’ils passent un bon moment», explique la directrice des communications du FEQ, Samantha McKinley.

Agents d’accueil ou de sécurité, techniciens, vendeurs de bière ou barmen, les membres de la Brigade seront reconnaissables à leur bandana jaune. Chacun d’entre eux suivra dès cette semaine une formation d’une demi-journée offerte par le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

Sondage à Montréal

L’an dernier, le Festival de jazz de Montréal a créé la brigade des Hirondelles après la publication d’un sondage du Conseil des Montréalaises exposant qu’une grande proportion des femmes ne se sentaient pas en sécurité lorsqu’elles assistent à des festivals. Le document stipulait que 56 % des femmes consultées avaient été victimes de gestes ou de paroles déplacées.

Le FEQ n’a pas mené d’étude semblable avant de mettre en place sa Brigade. «On a vraiment été inspiré de la mouvance qu’on voit à l’international, avance Samantha McKinley. Je pense notamment à Safe Gigs for Women ou à des festivals qui ont émergé qui sont pour femmes seulement. On voit que c’est une lourde tendance au niveau de la sécurité et de la prévention. Et à Montréal, c’est sûr que le projet des Hirondelles nous a inspirés aussi.»

Samantha McKinley précise également que les comportements répréhensibles relèvent «vraiment de l’exception» au FEQ. «Ce n’est pas parce qu’il y avait un problème qu’on a mis ça en place. On est vraiment dans un esprit de prévention.»

Par ailleurs, dans la foulée d’attentats comme ceux de Manchester ou de Las Vegas — qui ont ciblé le public de concerts — et à la suite des demandes d’artistes qui, nous dit-on, sont en hausse par rapport à la sécurité , l’organisation du FEQ apportera quelques modifications à ses pratiques. Celles-ci seront détaillées lors d’une conférence de presse au début juillet.