Le réalisateur Sébastien Pilote et les acteurs Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant lors du tournage de «La disparition des lucioles».

FCVQ: «La disparition des lucioles» en ouverture

EXCLUSIF / «La disparition des lucioles» ouvrira la 8e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), le 13 septembre, a appris Le Soleil.

«C’est une belle reconnaissance», a souligné Sébastien Pilote en entrevue. Le FCVQ servira de rampe de lancement québécoise à son long métrage avant la première montréalaise, mais après ses projections à Karlovy Vary et à Toronto (TIFF).

Présent en 2013 avec Le démantèlement et président du jury l’année suivante, le réalisateur entretient une relation privilégiée avec le FCVQ, un évènement qu’il estime beaucoup. «Il se passe quelque chose de vraiment important avec ce festival plein de promesses depuis quelques années et qui devient un incontournable pour les cinéastes d’ici. L’ouverture, c’est la cerise sur le sundae.»

Qui correspond, dit-il, avec la nature de son film «plus grand public, selon ce que j’espère», et «moins austère et lent» que Le démantèlement et Le vendeur (2011). «Ça risque de surprendre les gens qui connaissent mes deux films. J’ai vraiment hâte de voir la réaction des gens d’ici.»

La disparition des lucioles raconte l’histoire d’une jeune femme insatisfaite et en colère qui trouve un peu de réconfort auprès de son professeur de guitare. Pilote a confié le rôle-titre à Karelle Tremblay (formidable dans Les êtres chers d’Anne Émond), «qui porte le film sur ses épaules». Pierre-Luc Brillant et Luc Picard font aussi partie de la distribution.

Accueil chaleureux

La première nord-américaine de La disparition des lucioles aura toutefois lieu au prestigieux TIFF. Le film fait partie de la vingtaine de longs métrages en sélection officielle. Ce retour à Toronto est «une belle victoire». «On ne sait jamais. On connaît les films attendus [au TIFF] et c’était loin d’être gagné surtout qu’ils privilégient les premières [mondiales] et ce n’était pas notre cas.»

Le long métrage, pressenti pour Cannes, a plutôt connu son baptême du feu à Karlovy Vary, il y a quelques semaines, où il a été chaleureusement reçu. Il a terminé «très haut» dans la course du prix du public, révèle le cinéaste.

L’automne de Sébastien Pilote sera assez chargé puisqu’en plus de la promotion du film qui prendra l’affiche le 21 septembre au Québec, il accompagnera celui-ci dans d’autres festivals. Si bien qu’il entend profiter de ses vacances familiales au bord du lac Saint-Jean pour peaufiner le scénario de son quatrième long métrage.

Une façon comme une autre de tourner la page sur un film qui, bientôt, «ne m’appartiendra plus».