Expositions

Études libres sur l’état du monde au Symposium de Baie-Saint-Paul

BAIE-SAINT-PAUL — Installés dans l’ancienne école Thomas-Tremblay, les artistes du 36e Symposium international de Baie-Saint-Paul invitent les visiteurs à découvrir, d’une classe à l’autre, une nouvelle manière, poétique, ludique ou grinçante, d’envisager le monde. L’immigration, la colonisation, la guerre, l’industrialisation et les changements climatiques deviennent, par leur lorgnette, plus tangibles et plus sensibles.

Le nouveau lieu attire les nostalgiques qui ont fréquenté l’école, mais permet aussi aux artistes de se poser dans un lieu qui favorise les discussions, les échanges et les projections, et qui réveille l’écolier curieux qui sommeille en nous.

Un cadre idéal pour Leila Zelli, qui crée une collection de courtes animations sur les paradoxes de la vie dans les pays en guerre. Elle puise des images sur Internet, puis en isole des éléments; des bribes qui papillonnent sur les murs et qui mettent en doute nos perceptions.

Sur le tableau vert, une jeune Syrienne court à en perdre haleine. «On ne sait pas si elle joue ou si elle s’enfuit, souligne l’artiste. En fait, elle joue au soccer, alors qu’avant, elle ne pouvait jamais quitter la maison. Paradoxalement, la guerre lui donne la liberté de jouer.»

Sur un mur, des feux d’artifice illuminent le ciel pendant que retentit la musique de Bambi, un film que Leila Zelli regardait en boucle, très jeune, pendant que la guerre entre l’Iran et l’Irak faisait rage dehors. «Moi aussi, enfant, je voyais les belles lumières dans le ciel sans comprendre que c’était des bombes. Maintenant, des gens amènent leur chaise sur le pont de Gaza pour assister aux bombardements et applaudir», souligne-t-elle. 

Sous le tableau, Les paysages sacrés mettent en parallèle des images d’un vieux Coran donné par sa grand-mère et des roses de Damas, une fierté syrienne qui est en train de disparaître à cause de la guerre. Pour questionner les liens entre guerre et religion, elle nous offre un objet d’art à la beauté fragile. 

Expositions

Banksy se dissocie d'une expo à Moscou

MOSCOU — L’artiste de rue Banksy a fait part de sa stupéfaction concernant la tenue d’une grande exposition payante consacrée à ses œuvres à Moscou, affirmant n’avoir «rien à voir» avec l’événement, mais reconnaissant ne «pas être le mieux placé pour se plaindre».

L’exposition Banksy, un génie ou un vandale? A toi de décider! qui s’est ouverte dans la prestigieuse Maison centrale des artistes à Moscou début juin et doit durer jusqu’à début septembre, présente une centaine d’objets. On y trouve notamment des œuvres célèbres de la star du street art, qui garde le mystère sur son identité, et des photos en provenance des différentes galeries d’art et de collections privées.

Expositions

La galerie Perreault se trouve une nouvelle Corno

Moins de deux ans après le décès de Corno, Roch-André Perreault a trouvé une artiste qu’il juge digne de mettre en tête d’affiche. Les visages aux couleurs pop et la cote de la Française Françoise Nielly l’ont convaincu.

«C’est un bouquet de couleurs», illustre le galeriste, qui n’hésite pas à donner l’étiquette «haut de gamme» à la production de sa nouvelle vedette, qui est présente dans une quinzaine de galeries en France, à Londres, à Barcelone et à Tokyo.

Expositions

De nouveaux clients aux musées grâce à la gratuité du dimanche

La gratuité des musées le premier dimanche de chaque mois attire les visiteurs, dont de nombreuses familles qui n’ont pas toujours les moyens d’incorporer à leur budget une activité culturelle au musée.

Pas toujours facile quand on a des enfants de se rendre au musée pour voir une exposition. Le prix est souvent rébarbatif par rapport au temps qu’une famille va pouvoir passer dans les salles d’exposition. 

«Avec les enfants, on ne sait jamais si on va être là 2 heures ou 30 minutes. Ça rend la culture plus accessible, et nous incite à choisir cette activité plutôt qu’une autre», ont souligné Alex Guillemette et Lorraine Chrétien, parents de deux jeunes enfants. 

Lors du passage du Soleil, dimanche en début d’après-midi, déjà près de 4000 personnes avaient franchi les portes du Musée de la civilisation. Il y a deux semaines, le musée avait accueilli 2370 personnes alors que la journée était payante.

«Il y a un impact important pour le musée, on a beaucoup de touristes et de familles. On doit doubler notre personnel», a expliqué Christine St-Pierre, régisseuse et coordonnatrice au Musée de la civilisation.

Pour Yann-Steven Cadic et Marie-Laure Louis, dont c’était la première visite au Musée de la civilisation pour voir les expositions, découvrir le musée gratuitement est un plus avant de décider de payer pour d’autres expositions ou acheter un abonnement. «On découvre les lieux, on apprend des choses, et on ne regrette pas d’avoir payé si jamais l’exposition ne nous plaît pas. Ça donne le goût de revenir et de payer quand une exposition nous intéresse», ont-ils mentionné.  

Un manque de visibilité 

Si parmi les visiteurs, beaucoup étaient au courant de la gratuité et sont venus pour en profiter, d’autres avaient planifié leur visite et ils ont eu l’agréable surprise d’apprendre que c’était gratuit.  

«Ma visite était planifiée, mais je ne savais pas que c’était gratuit. Ça peut pousser les gens à aller au musée», a confié Maryse Bergevin.

Même chose pour Koffi Assigbé et Pao Amevor, parents de trois enfants. «On vient de Montréal, on est en vacances à Québec, on avait décidé avec les enfants de venir au musée pour une activité culturelle. On ne savait pas que c’était gratuit. C’est une bonne idée surtout quand on a une famille.» 

Il s’agit du troisième dimanche gratuit après ceux du 3 juin et du 1er juillet. Pour connaître les dates des dimanches gratuits et les musées participants, rendez-vous sur la page Facebook du ministère de la Culture et des Communications ou sur son site Internet.