La vitrine de Regart, qui a pignon sur rue sur la rue Saint-Laurent, à Lévis.

Vent de renouveau pour le centre d'artistes Regart

Alors que la directrice générale et artistique de Regart se prépare à aller passer la prochaine année et demie en résidence à Berlin, le centre d’artistes a reçu l’assurance de la Ville de Lévis qu’il serait relocalisé dans le secteur de la traverse, malgré la décision d’exproprier leur locateur actuel.

Le conseil municipal de Lévis a voté il y a quelques semaines l’expropriation du bâtiment où loge le centre d’artistes Regart, sur la rue Saint-Laurent. Une refonte complète du secteur est prévue afin d’accueillir des bateaux de croisière, de construire un hôtel et d’aménager un lien mécanique entre la traverse et le Vieux-Lévis.

«Ça fait trois ans que je suis en conversation avec la Ville pour qu’ils nous logent dans leurs locaux, plutôt qu’ils nous donnent de l’argent que nous donnons à un propriétaire», explique la directrice de Regart, Amélie Laurence Fortin. L’administration municipale a envisagé de reloger le centre sur la rue Bégin, pour créer un mini quartier des arts. Une éventualité qui ne souriait pas tellement à l’équipe de Regart, qui tente de créer un trait d’union entre les communautés artistiques de Québec et de Lévis.

«Un reportage de Radio-Canada exposait l’expropriation et ça a permis de nous mettre dans la conversation», raconte la directrice. Deux options sont maintenant envisagées : reloger Regart au 2e étage de l’ancienne gare fluviale (où des résidences d’artistes, avec vue sur le fleuve, seraient tout indiquées, note Mme Fortin) ou au rez-de-chaussée d’un nouvel immeuble municipal à construire. Ce plan pourrait permettre d’aménager des ateliers locatifs, comme c’est le cas actuellement, ou des espaces de travail partagés, adjacents à un espace d’exposition. «Pour l’instant, la Ville nous demande d’établir clairement nos besoins, indique la directrice. Le temps que ça va prendre pour que tout se concrétise est assez flou.»

En étant sélectionnée pour la résidence du Conseil des arts et lettres du Québec à Berlin, Amélie Laurence Fortin franchit une belle étape dans sa carrière d’artiste. «C’est la résidence du CALQ la plus financée. L’atelier, le logement, la mise en place d’une exposition… c’est un tout inclus», souligne celle qui profitera de l’automne pour préparer, sur place, sa résidence en 2020. Elle compte revenir à la direction artistique (mais peut-être pas générale) en 2021, puisque le financement progressif accordé entre autres par la Ville de Lévis devrait permettre d’engager trois nouveaux employés à son retour.