Une case de <em>La Petite Russie</em> inspirée par une photo de son grand-père marchant à Guyenne
Une case de <em>La Petite Russie</em> inspirée par une photo de son grand-père marchant à Guyenne

Sous des images de La petite Russie 

Pour saluer le couronnement de la bande dessinée La petite Russie pour l’activité Une ville, un livre, une opération tentaculaire se tient tout le mois de mars dans les bibliothèques de Québec. Dans les contrées peu explorées du boulevard Pierre-Bertrand, une exposition met en valeur la recherche photographique et cinématographique qui a inspiré les cases et les traits de crayons du bédéiste Francis Desharnais.

La salle d’exposition de la bibliothèque Aliette-Marchand semblait toute désignée, malgré son emplacement un peu excentré, pour accueillir l’exposition montée en deux temps trois mouvements.

Le prisme blanc percé par un pan de mur fenestré qui laisse entrer la lumière extérieure est propice pour s’attarder sur les pages choisies de La petite Russie.

Le bédéiste s’est amusé à jumeler les photographies d’archives (souvent familiales) aux cases qu’elles ont inspirées. On voit comment son crayon a esquissé les formes et les expressions en quelques traits précis, comment il s’est éloigné ou a été fidèle à son croquis de départ en suivant les lignes bleues.

La photographie du grand-père du bédéiste qui a inspiré son dessin

Recherche

Sur deux tables, sous une vitre protectrice, on peut déchiffrer les notes de Michel Giguère, qui a conseillé l’auteur sur la narration et voir les ouvrages qui ont permis à Francis Desharnais d’étoffer sa recherche sur Guyenne, cette petite autarcie d’Abitibi où sont allés s’établir ses grands-parents.

La voix de Félix Leclerc chantant Moi, mes souliers berce joyeusement la visite. L’extrait du film Les brûlés tourné à Guyenne, dont des plans précis ont été reproduits case par case par le bédéiste, est projeté en boucle.

L’exposition orchestrée par Anthony Charbonneau Grenier met bien en valeur la charge émotive et la recherche qui ont nourrie La petite Russie.

À voir jusqu’au 31 mars à la salle Irénée-Lemieux, 243, boulevard Pierre-Bertrand, Québec.