Catherine Lebel Ouellet au travail à l’atelier. Parmi ses précédents projets, il y a Interprétations, de grandes assiettes décoratives rondes comme la lune.
Catherine Lebel Ouellet au travail à l’atelier. Parmi ses précédents projets, il y a Interprétations, de grandes assiettes décoratives rondes comme la lune.

La céramique cosmique de Catherine Lebel Ouellet

Catherine Lebel Ouellet a étudié la photographie à Matane et l’histoire de l’art dans la capitale, où elle est toujours établie. Depuis l’enfance, les cours de poterie et de céramique ponctuaient son parcours. Si bien qu’à 36 ans, délaissant les tourments théoriques de la maîtrise et la photographie de plus en plus numérique, elle s’est inscrite au DEC - option céramique de la Maison des métiers d’art de Québec.

«Il faut dire que quand j’ai commencé la photo, c’était de la photographie argentique. J’étais dans les laboratoires, je développais mes films, il y avait une espèce de magie dans l’image qui apparaît alors que ce n’est plus du tout ça aujourd’hui. On passe beaucoup de temps devant un ordinateur», explique l’artiste.

En faisant de la céramique, après avoir longuement travaillé l’argile avec ses mains sur le tour, elle retrouve ce moment magique, où le four et la chimie des glaçures font leur œuvre. Les clients de La folle fourchette et de la boutique Rituels (toutes deux maintenant fermées) avaient appris à reconnaître sa touche et bien des pièces signées par Catherine Lebel Ouellet égaient les foyers de Limoilou et d’au-delà.

<em>Vestiges du futur</em>, un projet de céramique et de photographie fait au Saguenay

Ce printemps, sa formation s’est terminée en queue de poisson à cause de la fermeture des écoles et des ateliers due à la pandémie. Elle devrait toutefois ravoir accès aux ateliers à la fin août pour terminer la production de son projet final, qui comprend des pièces de vaisselle, dont d’immenses plats de service. «Tourner ça, c’est un bon défi physique», note celle qui aime la discipline et la routine méditative qui accompagne le tournage de pièces utilitaires, mais qui explore aussi des voies plus expérimentales.

Parmi ses précédents projets, il y a Interprétations, de grandes assiettes décoratives rondes comme la lune où les glaçures ont dessiné des sillons et creusé des cratères qui évoquent la mousse et le lichen de quelque contrée fantastique. Il y a aussi Vestiges du futur, des masses aux couleurs cosmiques de 70 cm de haut posées sous les arbres, près de l’eau, au Saguenay, d’où sont originaires ses parents et son amoureux. Leur évolution au fil des saisons est au cœur d’un projet photographique de longue haleine.

Une pièce de la série<em> Interprétations</em>

Catherine Lebel Ouellet a quelques pièces en vente à la Galerie boutique Pétronille (8141, chemin Royal, Sainte-Pétronille, île d’Orléans).