L’une des œuvres de la Québécoise Fanny Rice ornera les étiquettes d’un vin vendu dans 30 pays à travers le monde.

Fanny Rice: faire voyager son art sur une bouteille de vin

Tous les artistes rêvent de voir leur art voyager et être vus par des millions de personnes.

Pour la Québécoise Fanny Rice, ce rêve se réalisera sous une forme bien particulière, puisque l’une de ses œuvres ornera les étiquettes d’un vin vendu dans 30 pays à travers le monde.

L’artiste peintre qui réside à Chambly vit de son art depuis maintenant sept ans. Ses ventes se font principalement grâce aux réseaux sociaux, plus particulièrement par le biais de... LinkedIn!

«Au départ, je me disais que ce n’était pas un réseau social pour vendre quelque chose», a-t-elle expliqué.

Elle s’est rapidement rendu compte que plusieurs utilisateurs de la plateforme s’inscrivaient justement dans sa clientèle cible, soit les professionnels d’environ 40 ans et plus.

«Quand je partage des photos, ça m’amène directement des ventes», a-t-elle assuré.

Fanny Rice décrit son art comme étant «moderne» et «fluide», qui s’inspire de voyages, de vues océaniques, mais aussi de paysages un peu inexplorés.

C’est cette façon de transformer la nature en art abstrait qui a séduit une agence d’importation de vins, qui avait reçu le mandat de trouver un artiste québécois pour illustrer l’étiquette du vin Quattro, qui célèbre son 25e anniversaire. Pourquoi le Québec, particulièrement?

«Parce que le marché québécois, c’est le plus gros marché du vin Quattro au monde», explique Fanny Rice.

Habituée de se laisser aller, sans contrainte, lorsqu’elle pratique son art, Fanny Rice a perçu la commande comme un défi intéressant. Elle s’est finalement inspirée de la vallée de Colchagua, où sont principalement situées les vignes de Montgras.

Son étiquette se retrouve sur plus de 500 000 bouteilles, envoyées dans des marchés complètement différents, en Europe, en Asie comme en Amérique.

«Habituellement, c’est moi qui voyage pour m’inspirer des paysages. Là je crée une œuvre, puis après mon œuvre revoyage par la suite. Je trouvais ça vraiment intéressant que mon art voyage d’une différente façon», affirme-t-elle.