Le Colombien Oscar Gonzalez et l'Américain Andrew Pisacane ont peint trois grandes fresques afin de souligner les 50 ans de la parution de Cent ans de solitude, chef-d'oeuvre de Gabriel Garcia Marquez.

De l'art urbain pour souligner les 50 ans de Cent ans de solitude

Combat de coqs, tête de mort et couple enlacé : l'univers de Cent ans de solitude, le chef-d'oeuvre de Gabriel Garcia Marquez publié il y a 50 ans, est revisité par des artistes urbains sur les murs de la Bibliothèque nationale de Colombie.
Ces trois peintures géantes de 13 mètres sur 10, réalisées par le Colombien Oscar Gonzalez, alias «Guache», et l'Américain Andrew Pisacane, connu sous le nom de «Gaia», rendent hommage au roman du prix Nobel de littérature colombien, publié le 30 mai 1967.
«Chacune concerne les aspects représentés dans le roman : le guerrier, la matrone, le tabou de l'amour, la violence liée à l'histoire de la Colombie», a déclaré à l'AFP «Guache», 36 ans, à propos de ce projet baptisé Dialogues convergents.
Les deux artistes ont fidèlement retranscrit l'univers du réalisme magique de Gabo, surnom affectueux de l'auteur de Cent ans de solitude, tout en transposant la saga de la famille Buendia au XXIe siècle. Pour cela, ils ont intégré des outils modernes «qui créent la solitude dans la société contemporaine», a expliqué «Gaia», New-Yorkais de 28 ans.
Ainsi sur la fresque intitulée La guerre, deux coqs combattent en présence d'un militaire impassible qui porte un masque d'oiseau et a les yeux rivés sur l'écran de son téléphone portable.
«C'est [...] la fuite du réel à travers la technologie», a souligné «Guache», qui a signé des oeuvres murales en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine.
Gabriel Garcia Marquez, qui avait reçu le prix Nobel en 1982, est décédé en 2014 à l'âge de 87 ans, à México où il résidait depuis plusieurs années. Une partie de ses cendres a été rapatriée en mai dernier en Colombie.