Christian Bégin (à droite) connaît personnellement plusieurs artisans et il les admire. C'est pourquoi il est fier d'être le porte-parole de Plein Art cette année.

Christian Bégin et Plein Art, un match parfait

Plein Art, le Salon des métiers d'art de Québec, sera de retour sur les quais du bassin Louise, du 1er au 13 août, avec ses trois chapiteaux, ses 153 artisans et un nouveau porte-parole, Christian Bégin, un homme formé, lui aussi, à «créer à partir de rien».
Christian Bégin et Plein Art : c'est un «match parfait», a-t-il lancé, mardi, lors de la conférence de presse précédant la tenue de ce 37e rendez-vous annuel organisé par le Conseil des métiers d'art du Québec (CMAQ). «Je suis une tête de cochon, un résistant et un créateur», a-t-il élaboré.
«Quand je coupe mon steak sur une planche fabriquée par les ébénistes du Temps des cigales [à Cap-Saint-Ignace], c'est signifiant», affirme-t-il. Non seulement connaît-il personnellement ces artisans, il les admire. Car il voit en eux «des résistants devant la standardisation et la surconsommation des objets». L'achat en série perd son sens, plaide-t-il. 
«Les artisans gardent les savoirs vivants, ils humanisent les choses», expose-t-il. Tergos, Espace Bois, Le Temps des cigales : «ces entreprises ont redonné un sens à ma maison de Saint-Germain-de-Kamouraska», relate celui qui confesse une absence de talent manuel.
Christian Bégin est «passionné d'ébénisterie». Ça tombe bien : Plein Art offre toujours une belle vitrine à ce métier d'art. Et cette année, plusieurs des 20 nouveaux exposants font partie de cette catégorie d'artisans.
La gastronomie et le bois font bon ménage, analyse Luc Delavigne, président du CMAQ, en rappelant que Plein Art s'adressait aussi aux amateurs de bonne bouffe et de produits du terroir. On l'utilise pour les ustensiles, les bols, les planches, les poivrières, les comptoirs...
L'an dernier, 130 000 visiteurs, dont la moitié provenant de la région de Québec, ont parcouru les chapiteaux dressés à l'Espace 400e, dans le Vieux-Port de Québec.
Christian Bégin nous invite à aller rencontrer les joailliers, les céramistes, les sculpteurs, les ébénistes et les designers textiles qui attendent «les amoureux de l'objet» dans leurs kiosques, du 1er au 13 août, jusqu'à 21h tous les jours (sauf le 13, jusqu'à 18h). À noter que cette année, les toilettes chimiques auront disparu et seront remplacées par des installations sanitaires impeccables.
Par ailleurs, Christian Bégin s'est dit ravi de la réponse du public à son émission estivale de Télé-Québec, Y'a du monde à messe. En allant «à la rencontre des invités pour vrai», il a constaté que les gens avaient soif d'émissions avec du contenu, même pendant l'été. «Je me suis préparé, je ne voulais pas manquer mon coup au niveau de la rencontre.»
Il se prépare aussi au lancement du film de Robert Morin Le problème d'infiltration, qui sera présenté en «première mondiale» le 2 août au Festival Fantasia, à Montréal, puis à compter du 25 août, à Québec. Il tient dans ce long métrage son premier rôle principal.
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Lancement d'un centre d'achat virtuel
Le Conseil des métiers d'art du Québec (CMAQ) lancera cet automne un «centre d'achat virtuel», soit un site Internet qui regroupera les boutiques en ligne de ses membres. Une quarantaine d'artisans participent actuellement à une «phase-test» pilotée par le consultant et producteur Web François Charron, a révélé le directeur des communications du CMAQ, Christophe Magnette.
François Charron a mis sur pied le programme Branchons les PME, un organisme à but non lucratif dont la mission est d'aider les entreprises québécoises à se doter d'un site Internet, à pratiquer le commerce électronique et à mener leurs affaires de façon autonome sur le Web.
De nombreux artisans du CMAQ ont déjà leur boutique en ligne transactionnelle. François Charron secondera ceux qui n'en ont pas. Et il aidera tout ce beau monde à s'intégrer dans un site chapeauté par le CMAQ qui sera garant de qualité. «Ce sera l'équivalent de nos salons de métiers d'art, mais virtuel», a résumé Christophe Magnette.