Le cri de l'ours

André-Philippe Côté explore la nordicité

Une nouvelle exposition des tableaux d'André-Philippe Côté a été inaugurée cette semaine. S'inspirant de l'art inuit et des voyages de sa fille, biologiste, dans le Grand Nord, le peintre et caricaturiste a produit une trentaine d'oeuvres, baptisées La série nordique.
Les teintes de blanc, d'ocre, de marron et de noir rappellent certaines toiles de Borduas ou de la série Les icebergs, de Riopelle. Celles de Côté sont toutefois plus figuratives et symboliques.
On y retrouve les oiseaux qui peuplaient ses tableaux précédents, mais entourés d'une faune nordique de loups et d'ours. À l'intérieur des animaux tracés à grands traits noirs, des hommes et des femmes flottent. On ne saisit trop s'ils ont été avalés ou s'ils sont les esprits des bêtes en question. Alors que dans Ode à la lune, des animaux et des hommes se tendent vers la lune pleine, au creux du ventre d'une femme enceinte, La pêche miraculeuse nous montre une femme, qui contient une foule, être tirée des entrailles d'un monstrueux poisson.
À la galerie Alexandre Motulsky-Falardeau, au 209, rue Saint-Paul, à Québec, du mercredi au dimanche de 10h à 17h jusqu'au 9 octobre.