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Expositions

COVID-19: le Musée de la civilisation veut vos témoignages

Le Musée de la civilisation se met à l’heure de la pandémie. Soucieuse de jouer son rôle de reflet de la société québécoise, l’institution du Vieux-Port lance un appel au public afin de documenter de toutes les façons possibles la façon dont chacun traverse la crise. Pensées, réflexions, photos, vidéos, dessins d’enfants, autant de façons pour les citoyens de Québec et de la province de laisser à la postérité des témoignages sur cet événement exceptionnel .

«Il est encore trop tôt pour dire si on en fera une exposition formelle, dans une salle du musée. Tout va dépendre de la matière qu’on va amasser, explique au Soleil le directeur général Stéphan La Roche. Notre volonté est d’agir comme un musée de société.»

Arts et spectacles

Manif d’art 10 se déroulera entre illusion et réalité

La manif d’art a bien de la chance par les temps qui courent : la dixième édition se déroule du 22 janvier au 21 mars… 2021! La biennale de Québec a annoncé récemment que Steven Matijcio serait le commissaire invité de l’événement placé sous le thème Les illusions sont réelles.

La thématique s’inspirera du réalisme magique, cher à des artistes comme Jorge Luis Borges, Gabriel Garcia Marquez, André Forcier ou même Frida Kahlo, qui avait les honneurs d’une exposition au Musée national des beaux-arts du Québec avant les fermetures décrétées en lien avec la propagation de la COVID-19.

Expositions

Sous des images de La petite Russie 

Pour saluer le couronnement de la bande dessinée La petite Russie pour l’activité Une ville, un livre, une opération tentaculaire se tient tout le mois de mars dans les bibliothèques de Québec. Dans les contrées peu explorées du boulevard Pierre-Bertrand, une exposition met en valeur la recherche photographique et cinématographique qui a inspiré les cases et les traits de crayons du bédéiste Francis Desharnais.

La salle d’exposition de la bibliothèque Aliette-Marchand semblait toute désignée, malgré son emplacement un peu excentré, pour accueillir l’exposition montée en deux temps trois mouvements.

Expositions

Amélie Laurence Fortin : le lyrisme énergétique du Cercle d'Arcadie

Artiste bouillonnante et directrice artistique inspirée de Regart, Amélie Laurence Fortin a passé temporairement le flambeau du fort lévisien pour se consacrer tout entière à sa pratique artistique. Entre des résidences en Allemagne et en Belgique, où elle mijote un projet pour le Mois multi, elle a déposé une collection d’ovnis à la Galerie des arts visuels.

L’exposition Le cercle d’Arcadie (qui évoque à la fois une plaine volcanique de Mars, un mythe grec sur le bonheur total et l’opéra baroque) est beaucoup plus colorée que ce à quoi l’artiste nous a habitués. «Je suis habitée par les couleurs de la planète Mars, les oranges, les couleurs chaudes, les éclats. Comme le sable de l’île du Prince-Édouard», note-t-elle.

Expositions

Italie: l’exposition phare sur Raphaël victime du coronavirus

ROME — L’exposition événement consacrée à Rome au génie de la Renaissance, Raphaël, mort il y a 500 ans, a fermé ses portes dimanche après seulement trois jours d’ouverture, à la suite d’un décret du gouvernement prévoyant la fermeture de tous les musées d’Italie jusqu’au 3 avril.

Malgré l’épidémie du coronavirus, plus de 70 000 visiteurs avaient réservé en ligne leur billet pour admirer les œuvres de Raphaël.

L’exposition ouverte jeudi au public jusqu’au 2 juin est le fruit de trois années de travail ayant permis de réunir une centaine d’œuvres du «beau Raphaël», prodige célèbre dès sa jeunesse, qui mourut à seulement 37 ans, en 1520 à Rome.

Célèbre pour la perfection et la grâce de ses peintures, Raphaël forme avec Michel-Ange et Léonard de Vinci une sorte de trinité des grands artistes de la Renaissance.

Outre le prestigieux musée des Offices de Florence, ont aussi prêté des tableaux le Louvre de Paris, les National Gallery de Londres et Washington ainsi que le musée du Prado de Madrid.

Les Musées du Vatican, une manne financière pour le Saint-Siège avec ses plus de 6 millions de visiteurs, ont suivi aussi la consigne du gouvernement italien et resteront fermés jusqu’au 3 avril.

Les grands sites archéologiques ont également fermé dans le pays, comme le Forum romain ou le Colisée ou les Thermes de Caracalla à Rome, ou encore Pompéi dans la baie de Naples.

Expositions

Décès d’Ulay, plasticien allemand et performeur de l’extrême

LJUBLJANA — Le photographe et plasticien allemand Ulay, pionnier du «body art» et de la performance artistique, est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 76 ans, a indiqué sur Facebook la fondation portant son nom, basée en Slovénie.

«L’un des plus grands artistes de notre temps, le plus radical, le seul et l’unique, ULAY est parti pour un autre voyage, hier, paisiblement dans son sommeil», est-il écrit dans ce communiqué.

Ulay est le pseudonyme de Frank Uwe Laysiepen, né en 1943 en Allemagne. Photographe à l’origine, il était devenu à partir de la fin des années soixante, notamment par le biais du travestissement, l’un des grands noms du «body art», l’art corporel, un courant plaçant le langage du corps au centre de la démarche artistique. Il fut l’un des premiers à utiliser le tatouage en art contemporain.

Entre 1976 et 1988, il a collaboré avec l’artiste Marina Abramovic, autre icône de la performance artistique, qui fut également sa compagne durant cette période. En couple, ils remirent en question la perception des traits masculins et féminins, tout en repoussant à l’extrême les limites du corps humain et de la souffrance physique.

«Il était un artiste et un être humain exceptionnel, qui nous manquera beaucoup», a écrit Mme Abramovic lundi sur Instagram. «En ce jour, il est réconfortant de savoir que son art et son héritage vivront pour toujours», a-t-elle ajouté.

Sa maladie diagnostiquée en 2011 était devenue pour Ulay le «plus grand projet de sa vie» et dans Project : Cancer, il avait été filmé en chimiothérapie, puis lors d’une «tournée d’adieu» mondiale.

Une partie de son travail est entrée dans les collections de nombreuses institutions à travers le monde, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Centre Pompidou de Paris ou le Museum of Modern Art (MoMA) de New York.

Depuis 2009, Ulay partageait sa vie entre Amsterdam, aux Pays-Bas et Ljubljana, la capitale de la Slovénie.

Expositions

Fanny H-Levy à Regart: les sommeils nécessaires

Fanny H-Levy s’est approprié l’espace d’exposition de Regart en faisant d’innombrables allers-retours sur une piste de papier, patins à roulettes aux pieds et crayons aux poings.

Avec ses passages, les papiers se sont noircis. «C’était à la fois une manière de marquer le lieu, parce que quand on se rapproche des silhouettes, on se rend compte que toutes les aspérités du sol se sont imprimées sur le papier», indique l’artiste. Une vidéo montre l’action et la station d’arrivée et de départ ont été laissées sur les murs de la galerie, traçant une ligne imaginaire, où on imagine facilement l’éreintant et hypnotisant manège — qui évoque un peu la langueur et la fatigue qui s’installe au fil des traversées quotidiennes sur le fleuve, entre Québec et Lévis.

Expositions

Pierre et Marie: sourire au désastre

Pour les 10 ans de l’Espace Parenthèses, le duo Pierre et Marie a concocté une exposition rétrospective aux allures de feux d’artifice sur un air de catastrophe. Fidèle à son ton tendre et grave, le couple trouve des images poétiques percutantes pour sourire au désastre.

Ce n’est pas leur statut d’anciens élèves qui a valu à Pierre et Marie d’hériter de l’exposition anniversaire de l’espace d’exposition du cégep de Sainte-Foy. Marie-Ève y est passée en Science, Lettres et Arts, mais a rencontré Pierre au cégep Limoilou, en ébénisterie. «On faisait du mobilier en bois, c’était très technique, il fallait suivre les plans. Alors, on se considère comme des autodidactes en arts visuels», note-t-elle.

Expositions

Les futurs disparus: des mots et des images [VIDÉO]

Les mots de la parolière Mélanie Noël se mélangent aux images du photographe René Bolduc dans cet hommage aux humains qui disparaissent au quotidien et aux époques jadis rêvées.

«En tant qu’humains, on est tous des futurs disparus, on a tous eu des futurs rêvés qui sont devenus des présents et des passés», note la poète Mélanie Noël, aussi journaliste au quotidien La Tribune. 

Elle et René Bolduc se sont rencontrés grâce au chanteur Richard Séguin, l’une avait contribué aux paroles de ses chansons, l’autre avait réalisé une de ses pochettes d’album. L’artiste avait proposé la rencontre entre la poésie et les images du duo d’artistes, laquelle a mené à la publication d’un livre.

«L’exposition offre un temps d’arrêt dans un monde qui ne cesse de tourner», promet la Maison de la littérature de Québec.

René Bolduc utilise un procédé de photographie de 1850 pour ses clichés. «J’aime me laisser absorber par l’environnement et les gens que je rencontre, j’aime les photographier dans leur environnement immédiat», indique-t-il. 

Chose certaine, ses photos parlent beaucoup, et Mélanie Noël s’est assurée de bien traduire leurs expressions.

Les futurs disparus sera présenté du 26 février au 9 avril à la Maison de la littérature de Québec. 

«On voulait faire voyager nos futurs disparus, ils ont commencé par naître à Saint-Venant-de-Paquette, le village de Richard Séguin, ensuite on les a fait voyager jusqu’au Musée des beaux-arts de Sherbrooke et puis ont voulait continuer l’expérience à Québec», termine la poète. 

Pour plus d’informations, regarder l’entrevue vidéo.

Expositions

Jin-me Yoon: la photo comme quête identitaire

RIMOUSKI — Jusqu’au 31 mai, le Musée régional de Rimouski présente l’exposition «Ici ailleurs d’autres spectres» de Jin-me Yoon, photographe de Vancouver originaire de Corée du Sud. D’abord présentée à Joliette et à Saint-Jérôme, l’exposition a été revue en fonction de sa diffusion à Rimouski. Même si l’artiste de 60 ans cumule près de 30 ans de pratique et qu’elle est considérée comme une sommité au Canada, il s’agit de sa première exposition rétrospective bilan présentée au pays.

«Jin-me Yoon est une artiste photographe qui a émigré au Canada en 1968 à l’âge de 8 ans, indique le directeur général et conservateur en chef du Musée d’art de Joliette, Jean-François Bélisle. C’est une photographe extrêmement importante sur la scène canadienne. C’est quelqu’un qui nous intéressait énormément depuis des années. On a commencé à travailler là-dessus il y a environ trois ans.»

Proposée en deux volets, la rétrospective n’est pas chronologique, mais plutôt thématique. Elle a été créée en fonction des préoccupations de l’artiste qui gravitent autour de son bagage coréen, de son expérience migratoire et de sa réalité canadienne. 

Avec la collaboration de la conservatrice du Musée régional de Rimouski, Ève De Garie-Lamanque, la commissaire de l’exposition a procédé à une sélection des œuvres guidée par la résonance avec les particularités de la région. «Ève a réfléchi à savoir quel projet pouvait le plus parler au public de Rimouski dans le corpus global de l’artiste», explique Anne-Marie St-Jean Aubre. 

Les deux sélections d’œuvres mettent en valeur des concepts liés à l’eau et au littoral, comme autant de références à la situation géographique de Rimouski.

Selon la conservatrice en art contemporain du Musée d’art de Joliette, les enjeux qui sont les plus importants dans le travail de Yoon portent sur l’identité nationale. «Le point de départ de ses œuvres est son expérience d’émigration et la façon dont elle est perçue comme individu», décrit Mme St-Jean Aubre. Après Rimouski, l’exposition voyagera à Sherbrooke, à Rouyn-Noranda et à Ottawa.

Jin-me Yoon a poursuivi des études en arts visuels à Montréal et enseigne à l’Université Simon Fraser depuis 1992. Ses photos et ses vidéos ont été largement exposées au Canada, aux États-Unis et en Asie. Elle a été finaliste pour le prix photographique Aimia en 2009. L’artiste photographe est membre de la Société royale du Canada depuis 2018. Ses œuvres font partie de dix-sept collections publiques canadiennes et internationales, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée royal de l’Ontario, de la Galerie d’art de Vancouver et du Musée d’art de Séoul.

Expositions

Une toile d'un artiste inconnu attribuée à Rembrandt [VIDÉO]

ALLENTOWN, Pennsylvanie - Grâce à la technologie moderne et à un véritable travail de détective, une toile de près de 400 ans qui avait longtemps été attribuée à un artiste inconnu dans l’atelier de Rembrandt est maintenant considérée comme une oeuvre du maître néerlandais lui-même.

Pendant des décennies, l’Allentown Art Museum, en Pennsylvanie, a exposé une peinture à l’huile sur panneau de chêne intitulée «Portrait d’une jeune femme» et l’a attribuée au «Studio de Rembrandt». Il y a deux ans, le tableau a été envoyé à l’Université de New York pour conservation et nettoyage.

Des restaurateurs ont alors commencé à enlever les couches épaisses et foncées de vernis qui avaient été ajoutées au fil des siècles - et ils ont commencé à soupçonner que Rembrandt lui-même a été responsable des traits originaux et délicats en dessous.

«Notre toile avait de nombreuses couches de vernis et cela a vraiment obscurci ce que vous pouviez voir du coup de pinceau d’origine, ainsi que la couleur originale», a déclaré Elaine Mehalakes, vice-présidente de la conservation à l’Allentown Art Museum.

Les restaurateurs ont utilisé une variété d’outils, y compris les rayons X, l’infrarouge et la microscopie électronique, pour déterminer qu’il s’agissait bien d’une oeuvre de l’un des artistes les plus importants et les plus vénérés de l’histoire.

L’analyse scientifique «a montré un coup de pinceau - et une vivacité de ce coup de pinceau - qui est tout à fait cohérent avec d’autres oeuvres de Rembrandt», a déclaré Shan Kuang, conservateur à l’Institut des beaux-arts de l’Université de New York, qui a restauré «Portrait d’une jeune femme».

Des experts externes qui ont examiné la peinture de 1632 après l’achèvement de sa restauration de deux ans étaient d’accord avec l’évaluation de l’université voulant qu’il s’agisse d’un authentique Rembrandt.

Lorsque «Portrait d’une jeune femme» a été légué au musée en 1961, il était considéré comme un Rembrandt. Environ une décennie plus tard, un groupe d’experts avait déterminé qu’il avait été peint par l’un de ses assistants. De tels changements d’attribution ne sont pas inhabituels: au fil des siècles, le nombre de toiles attribuées à l’artiste a varié entre 265 et 688, selon Mme Mehalakes.

Le musée n’a pas fait évaluer le tableau - et n’a pas l’intention de le vendre - mais des oeuvres authentifiées de Rembrandt ont déjà été vendues des dizaines de millions de dollars.

La toile, actuellement dans la voûte du musée, sera exposée au public à partir du 7 juin.

Expositions

Martin Bureau: églises en chapelle ardente

Explorant les lames de fond qui menacent de détruire nos civilisations, Martin Bureau dessine des catastrophes exaltantes et sublimes. Avec sa plus récente série, baptisée Saint-Déluge-de-la-Consolation, le patrimoine bâti part à la dérive, éventré, englouti par les vagues et les glaciers.

Le peintre nous ouvre la porte de son atelier du quartier Saint-Sauveur en pleine tempête. La longue pièce fenestrée est entourée de hauts bancs de neige, presque ensevelie par la bordée.

Expositions

Les nuées métalliques de Laurent Gagnon

Dès qu’on entre dans la salle d’exposition de Materia, de doux cliquetis parviennent à nos oreilles. Le bruissement métallique, entrecoupé de voix qui racontent des histoires de clés, accompagne une série de sculptures miniatures créées à partir des milliers de sésames recueillis par Laurent Gagnon.

Assemblées en nuées, soudées, les clés s’ornent de bleus, de verts et de noirs. L’artiste de Québec, qui travaille toujours à partir de matériaux récupérés, en a fait des fragments de paysages — arbres, nuages, montagnes et archipels. Les plus imaginatifs peuvent voir apparaître des vaisseaux volants à la carlingue bosselée.

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MNBAQ: dans l’univers mythique de Frida Kahlo [PHOTOS + VIDÉO]

Dans la tête de Frida Kahlo se cache un univers fascinant, des tableaux inspirés de vives émotions qui expriment des douleurs physiques et psychologiques d’un parcours de vie difficile ainsi que d’une relation tumultueuse. Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) nous permet dès jeudi une entrée privilégiée dans la vie de cette artiste devenue une véritable vedette.

Kahlo a entamé sa vie d’adulte allongée dans un lit pendant plusieurs mois, trop faible pour marcher après un grave accident de la route. Elle y a appris à peindre, avec pour modèle la réflexion d’elle-même dans un miroir accroché au mur. Elle a terminé ses courtes 47 années d’existence au même endroit, allongée pendant plusieurs mois avec un corps affaibli par la maladie, mais toujours capable de peindre. Elle aura laissé derrière elle 143 tableaux, et d’autres secrets...

L’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain a connu un franc succès partout où elle s’est arrêtée dans les dernières années. Après Bologne, Sydney et Istanbul, Québec peut profiter de la richesse des œuvres rassemblées, afin d’illustrer le parcours puissant et émotionnel de ce couple d’artistes mexicains.

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Frida Kahlo débarque au MNBAQ [VIDÉO]

Les professionnels du Musée national des beaux-arts du Québec ont précédé mercredi au décaissage d’une œuvre emblématique de Frida Kahlo.

L’Autoportrait aux singes (1943) fait partie de l’exposition phare Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain qui sera présentée au MNBAQ du 13 février au 18 mai. Le Soleil y reviendra en détail à son ouverture. Voyez notre vidéo.

Expositions

Une Joconde en cube Rubik aux enchères

PARIS — Alors que s’achève l’exposition blockbuster Léonard de Vinci au Louvre, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris fin février : une Rubik Mona Lisa (2005), de l’artiste de rue Invader, assemblée avec près de 330 cubes Rubik.

Mise aux enchères le 23 février, pour une estimation entre 120 000 et 150 000 euros (entre 175 000 $ et 220 000 $), par la maison de ventes Artcurial aux Champs-Élysées, cette Joconde est entièrement composée avec ces cubes magiques 3D, objet emblématique des années 80.

Artcurial consacre à l’Art urbain une vente où seront dispersées des œuvres de grands artistes de rue contemporains.

Invader, de son vrai nom Franck Slama, s’est fait connaître avec ses «invasions» dans les rues de plus de 65 villes dans 33 pays. Il a même donné un nom à un courant caractérisant ses œuvres «tableaux-objets» : le «Rubikcubisme». Rubik Mona Lisa deviendra la première pièce d’une nouvelle série revisitant les plus grands tableaux de l’histoire de l’art : les Rubik Master Pieces.

Du Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet à l’Origine du monde de Gustave Courbet, Invader a déjà reproduit diverses œuvres picturales en cubes Rubik. Depuis 2005, de nombreuses expositions ont été consacrées à Invader.

Alors que la notoriété légendaire de la Joconde fait affluer depuis des années les touristes du monde entier au Louvre, une grande exposition Léonard de Vinci s’y visite uniquement sur réservations depuis le mois d’octobre.

Expositions

«Sound of Mind and Body» au Mois multi: un concert de cerveau

Avec «Sound of Mind and Body», le danseur-chorégraphe Bill Coleman et l’artiste sonore Gordon Monahan signent une deuxième collaboration marquée par l’utilisation des ondes cérébrales. Pendant que le premier, muni de senseurs, contrôle la lumière et le son grâce à son cerveau, le second effectue des manipulations logicielles qui sculpte les ondes.

Le tout donnera une performance multimédia tout à fait dans les cordes du Mois Multi, où elle sera présentée en première mondiale les 8 et 9 février à 19h, au studio d’Essai de Méduse. Gordon Monahan nous a accordé une entrevue téléphonique en janvier, alors qu’il se trouvait les pieds dans le sable en République dominicaine. Figure majeures des arts multi, le pianiste et compositeur ontarien multiplie les créations protéiformes (concert d’avant-garde, installation multimédia, sculpture cinétique, art sonore) depuis une quarantaine d’années.

Exposition

«École d'aviation» au Mois Multi: le retour d’une œuvre phare

Diane Landry a le don d’assembler des objets banals pour créer des machines sublimes. Au fil des ans, l’artiste de Québec a vu plusieurs de ses œuvres faire plusieurs fois le tour du monde, mais peu d’entre elles ont été aussi unanimement célébrées qu’«École d’aviation», qu’on pourra (re)voir au Mois Multi.

Les installations de Diane Landry voyagent. À la fin janvier, elle était à Kitchener, en Ontario, pour veiller au montage d’une autre de ses œuvres phares, Le chevalier de la résignation infinie, qui y restera jusqu’en septembre. Le clin d’œil à Don Quichotte, où des moulins à vent faits de bouteilles de plastique, de sable et de lumières blanches tournent doucement dans la pénombre, a déjà dix ans.

Expositions

Un autoportrait de Van Gogh souffrant de psychose authentifié

AMSTERDAM — Des experts ont confirmé lundi l’authenticité d’un autoportrait de Vincent van Gogh où il affiche un air triste, mettant fin à des décennies d’incertitude autour de la toile considérée par eux comme la seule œuvre peinte par l’artiste néerlandais pendant qu’il souffrait de psychose.

Sur le tableau, appelé Self Portrait (1889), l’artiste tourmenté s’est représenté de trois-quarts, la tête inclinée vers le bas, le regard vide, une expression de tristesse sur son visage fermé, le tout dans des teintes sourdes.

L’authenticité de ce tableau, propriété de la National Gallery d’Oslo, a été confirmée par des experts du musée Van Gogh à Amsterdam, qui ont fini par balayer les doutes qui planaient sur l’attribution de la toile depuis 1970.

En 2014, le musée norvégien avait décidé de soumettre le tableau à l’œil expert de spécialistes néerlandais.

Après une analyse scientifique aux rayons X, l’étude des coups de pinceau et des références au tableau dans des lettres du peintre à son frère Théo, les experts ont établi que la toile avait été peinte à la fin de l’été 1889, lorsque Van Gogh séjournait dans un asile psychiatrique à Saint-Rémy-de-Provence, dans le sud de la France.

La toile est peinte avec des couleurs plus sourdes que d’autres Van Gogh de la même période, et une partie de la peinture semble inachevée. «C’est une œuvre d’art qui, pour beaucoup de raisons, était de lui, mais qui présentait néanmoins certains aspects différents des autres tableaux», explique à l’AFP Louis van Tilborgh, chercheur principal au musée Van Gogh.

«Nous avons donc dû trouver une explication à cela, ce qui a été difficile, mais je pense que nous avons résolu cela et nous sommes fiers d’avoir plus ou moins restitué son travail», poursuit-il.

Exposition

«La litanie des couvre-feux» de B.L.U.S.H.: lancer des alertes à la lune

Formé des artistes en arts visuels Annie Baillargeon et Isabelle Lapierre et de la conceptrice sonore et musicienne Marie-Hélène Blay, B.L.U.S.H. créé des performances interdisciplinaires où l’éco-féminisme puise dans les forces primitives et dans l’iconographie des sorcières. Nous sommes allés les rencontrer pendant la création de leur nouvelle performance, joliment intitulée «La litanie des couvre-feux».

B.L.U.S.H. est né en 2015, au milieu d’un voyage en Europe de l’Est, à partir des cendres des Fermières obsédées, un autre collectif qui explorait et éclatait les stéréotypes féminins. Elles ont fait table rase, ont troqué les nuisettes pour les gilets à capuchons et les serpillières, les tissus pour les matériaux récupérés et les débris de chantier de construction. «On voulait se défaire des Fermières, retrouver le primitif, être vierges, se dégenrer», note Isabelle Lapierre. Quatre ans plus tard, elles en sont à leur huitième performance. Un très bon rythme, surtout compte-tenu que chacune d’elles continue de mener sa propre pratique.

Exposition

«Règne artificiel IV»: le froissement des méduses

Une nouvelle installation occupe le ciel du Studio, cet espace polyvalent récemment aménagé au Grand Théâtre de Québec. «Règne artificiel IV» de Rosalie D. Gagné comprend 45 organismes de plastique, semblables à des méduses, qui réagissent au passage des visiteurs sur les étages supérieurs.

Qu’on la regarde du rez-de-chaussée ou du 4e étage, cette constellation sous-marine est vertigineuse, mystifiante et vaguement inquiétante. Les créatures bleutées, transparentes, pulsent et s’agitent, transmettant leur nervosité à leurs voisines. Chacune d’elles est connectée par un tuyau à un grand système posé au plafond.

Expositions

Wartin Pantois: de la cité au théâtre

Wartin Pantois pose ses œuvres dans l’espace urbain pour attirer l’attention des passants sur les luttes citoyennes et les enjeux de société qui les entourent. Par sa main, des personnages apparaissent sur les murs extérieurs des édifices et des tentes de migrants diffusant des confidences poussent sur les places publiques. À mi-parcours d’une résidence au théâtre la Bordée, l’artiste nomade nous parle de son année à domicile.

Après La beauté sauvera le monde, une première collaboration sur le mur arrière du théâtre du quartier Saint-Roch où une foule tend les bras pour attraper un homme en complet qui chute du haut de l’édifice, Wartin Pantois a lancé, un peu à la blague, l’idée de faire une résidence. La proposition fut retenue, et l’artiste doit créer une œuvre in situ pour chacune des productions du théâtre où il est abonné depuis une dizaine d’années.

Arts

Un 21e Mois Multi en version concentrée [VIDÉO]

Le 21e Mois Multi sera bref, mais sa programmation laisse présager que son intensité en sera décuplée. Plusieurs projets de création en continu, des performances punks et des conférences hybrides s’enchaîneront du 5 au 9 février à Méduse et dans divers lieux des quartiers centraux de Québec.

«L’an dernier, pour le 20e anniversaire, on s’est rendu à six semaines, indique Mélanie Bédard, nouvelle directrice générale de Recto-Verso, qui organise le Mois Multi. C’était long, pour l’équipe et pour le public. On pense qu’une durée condensée va aider à rétablir une ambiance de festival.» La mouture 2021, quant à elle, devrait tenir en 15 jours.

Expositions

Les disparus de 2019: arts visuels

Tout comme en 2018, 2019 a été marquée par la perte de plusieurs grands noms de la colonie artistique. Voici quelques-uns de ceux à qui nous avons dit au revoir au cours des derniers mois, mais qui resteront bien vivants à travers leurs œuvres.

Joe Fafard  (76 ans, 16 mars)

Le sculpteur fransaskois rendait hommage au monde agricole avec des portraits sculptés d’artistes, d’écrivains, de théoriciens, d’étrangers ou d’amis. Inspirées du monde animal, voire de d’autres artistes comme Cézanne, ses sculptures portent une force et une dignité sereine. Il a créé les huit chevaux d’acier qui courent aux abords du fleuve, près du Cap Diamant (un cadeau de la ville de Calgary pour le 400e de Québec), et plusieurs de ses œuvres ont été présentées au Musée de la civilisation en 2012. Il a reçu l’Ordre du Canada en 1981.

Expositions

«DOMUS» de Miville: des maisons qui s’élancent

De larges traits blancs et noir s’étalent sur la toile brute, des lignes de graphite creusent des sillons plus frêles et des aplats orange, moutarde et ocre, créent des espaces vibrants. Les toiles de DOMUS, la première exposition de l’artiste Miville à la galerie Alexandre Motulsky-Falardeau, évoquent des maisons qui s’élancent, font des arabesques ou se penchent, comme des silhouettes dansantes.

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Jennifer Tremblay, alias Miville, peint pendant la saison froide et crée des costumes pour la télé pendant la saison chaude. Une alternance qui crée un équilibre entre l’agitation des plateaux de tournage et le calme de l’atelier. Devant ses œuvres où le blanc domine souvent, on l’imagine bien au milieu des pigments et des brosses pendant que dehors les tempêtes hivernales grondent.

Expositions

Retour sur 2019: notre meilleur des expositions

Parmi les nombreuses propositions dans les musées, les centres d'artistes et les galeries, plusieurs expositions nous ont marqué cette année. En voici un résumé.

1 - Miró à Majorque. Un esprit libre

Musée national des beaux-arts du Québec

La grande exposition estivale du Musée national des beaux-arts du Québec avait de la substance et du panache — comme le petit-fils de Joan Miró, qui nous y guidait avec une énergie admirable. Des œuvres de maturité de l’artiste, nous avons retenu la fougue du geste, l’influence de l’art rupestre et de la calligraphie japonaise, l’humour bricoleur et la gravité lunaire.

Exposition

Pierre Soulages au Louvre: lumière sur le noir

PARIS — C’est une exposition qui s’apprécie différemment selon la clarté du jour et la présence du soleil. Exploration de la lumière à travers une couleur, le noir, l’œuvre de Pierre Soulages est célébrée depuis mercredi au Louvre, à l’aube de ses 100 ans.

Jusqu’ici, seuls Picasso et Chagall avaient eu ce privilège, pour leurs 90 ans. Si peu d’artistes ont eu les honneurs de l’institution de leur vivant, ils sont encore moins nombreux à avoir une carrière étalée sur huit décennies et une obsession déclinée à l’infini.

Plutôt qu’une grande rétrospective rassemblant une centaine d’œuvres comme au Centre Pompidou, il y a dix ans, le Louvre s’est concentré sur une vingtaine de peintures du maître, considéré comme le plus grand artiste français vivant.

Un choix resserré pour cet hommage jusqu’au 9 mars 2020, avec des prêts du monde entier (Tate à Londres, Guggenheim à New York, musée Soulages à Rodez...), signe de sa reconnaissance de part et d’autre de l’Atlantique.

L’idée est de voir comment l’œuvre de ce peintre, très tôt attiré par le noir, «se développe et se transforme», souligne Alfred Pacquement, commissaire de l’exposition avec Pierre Encrevé, grand spécialiste du peintre, décédé en début d’année.

Créateur de contraste 

Du brou de noix de ses débuts dans les années 40 au goudron, matériau d’ordinaire peu prisé des artistes, à l’huile, puis à la peinture acrylique qu’il utilise exclusivement depuis 2004, les oeuvres sont présentées chronologiquement, comme pour mieux témoigner de l’évolution du peintre, porté vers plus de radicalité.

Sans surprise, une grande part de l’exposition est consacrée à l’outrenoir, cet univers imaginé par Soulages en 1979 lorsqu’il a pris le virage du noir complet, misant sur le contraste, entre lisse et stries, mat et brillant et, bien sûr, noir et lumière.

«Ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds. Le reflet est pris en compte et devient partie intégrante de l’œuvre», explique Soulages dans une notice.

Le visiteur est ainsi invité à graviter autour des œuvres, pour en saisir les nuances, voir surgir des gris ou se fondre dans la matière.

«Aujourd’hui est une journée très grise, mais il y avait du soleil pendant les jours d’installation. On voyait les œuvres très différemment et on les verra différemment», décrivait pendant la visite de presse M. Pacquement.

À 99 ans, Soulages n’en a pas fini d’explorer ce territoire qu’il a créé. Pour preuve, ces deux tableaux verticaux de 3,90 mètres, réalisés cet automne, mettant en évidence son incroyable longévité.

Place au ressenti 

S’il s’est beaucoup expliqué sur l’outrenoir, Soulages n’est pas homme à théoriser son œuvre et se contente de nommer ses tableaux par leur dimension et leur date d’exécution (ex : peinture, 326x18cm, 14 mars 2009). Comme pour mieux laisser la place au ressenti.

Le Louvre lui a offert un écrin, en l’occurrence, le Salon Carré, à quelques pas de La Victoire de Samothrace éclairée par une verrière qui fait entrer la lumière.

«Le Salon Carré est un endroit où se trouve habituellement la peinture italienne d’avant la Renaissance et notamment La Maestà de Cimabue, immense tableau dans tous les sens du terme. On décroche tout cela, ces tableaux les plus prestigieux» pour mettre les miens, s’émerveillait récemment Soulages dans une entrevue au Monde.

Installé depuis des années à Sète, avec sa femme Colette, le peintre a fait le déplacement à Paris pour veiller à l’accrochage des œuvres et va revenir pour l’inauguration. «Il le vit comme un moment important dans la diffusion de son œuvre», confirme, ému, M. Pacquement, qui le côtoie depuis de nombreuses années.

Expositions

La traditionnelle expo familiale du MNBAQ est ouverte

Le Musée national des beaux-arts du Québec a pour tradition de renouveler sa galerie famille à l’approche des Fêtes.

Cette année ne fait pas exception avec Ensemble[s]. Marie-Renée Bourget-Harvey a désiré transformer le lieu en un espace d’exploration ludique en utilisant des objets, du mobilier et des matériaux provenant de la réserve du MNBAQ ou d’ailleurs afin d’en faire une exposition écoresponsable. Il y aura une grande journée d’ouverture gratuite samedi, de 10h à 14h. Ensemble[s] se poursuivra jusqu’au 15 novembre 2020.

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Expositions

Gabrielle Bélanger: échos des îles friables

Les rencontres humaines, comme les voyages, sont souvent des plongées dans l’inconnu. Gabrielle Bélanger en a fait la pierre d’assise de sa démarche de création. Après être allée à la rencontre des itinérants et des travailleuses du sexe, l’artiste a créé avec les Madelinots, qui lui ont parlé de leurs points d’ancrage sur un territoire qui s’effrite.

Avec sa carriole mobile, la jeune femme est partie à l’aventure cet été pendant six semaines partagées entre Havre-Aubert, Grande-Entrée et Cap-Aux-Meules. Son point de départ, lors de ses rencontres avec les gens, était une double question : «Pourquoi on décide de s’enraciner quelque part et pourquoi on décide de partir d’un lieu?» Sur un archipel où il y a de nombreux touristes de passage et que plusieurs doivent quitter pour étudier ou travailler, cette question a suscité de nombreux commentaires sur le territoire et les éléments de la nature.

Expositions

Laurent Craste, le bourreau des potiches

«Châtiment», la première exposition à Québec du céramiste Laurent Craste, montre des vases de porcelaine éventrés, crucifiés et décapités par des outils d’ouvriers. Une illustration surréaliste de lutte des classes, où l’artiste joue avec les symboles et les événements historiques.

Laurent Craste occupe l’espace à gauche de l’entrée de la Galerie 3, alors que Daniel Barrow (nous y reviendrons plus loin) expose des œuvres dans l’espace de droite. Dans sa série Sévices, un grand vase, serti de fleurs de lys et perforé par des fléchettes arborant le drapeau britannique, représente le général Montcalm. Trois vases crucifiés par leurs anses évoquent la mort du Christ, mais aussi les rebelles qu’on crucifiait à la porte des granges pendant la Révolution française. Laurent Craste s’amuse à agencer ses personnages de porcelaine pour créer de nouvelles scènes et de nouvelles résonances à chaque présentation.