Expositions

De nouveaux clients aux musées grâce à la gratuité du dimanche

La gratuité des musées le premier dimanche de chaque mois attire les visiteurs, dont de nombreuses familles qui n’ont pas toujours les moyens d’incorporer à leur budget une activité culturelle au musée.

Pas toujours facile quand on a des enfants de se rendre au musée pour voir une exposition. Le prix est souvent rébarbatif par rapport au temps qu’une famille va pouvoir passer dans les salles d’exposition. 

«Avec les enfants, on ne sait jamais si on va être là 2 heures ou 30 minutes. Ça rend la culture plus accessible, et nous incite à choisir cette activité plutôt qu’une autre», ont souligné Alex Guillemette et Lorraine Chrétien, parents de deux jeunes enfants. 

Lors du passage du Soleil, dimanche en début d’après-midi, déjà près de 4000 personnes avaient franchi les portes du Musée de la civilisation. Il y a deux semaines, le musée avait accueilli 2370 personnes alors que la journée était payante.

«Il y a un impact important pour le musée, on a beaucoup de touristes et de familles. On doit doubler notre personnel», a expliqué Christine St-Pierre, régisseuse et coordonnatrice au Musée de la civilisation.

Pour Yann-Steven Cadic et Marie-Laure Louis, dont c’était la première visite au Musée de la civilisation pour voir les expositions, découvrir le musée gratuitement est un plus avant de décider de payer pour d’autres expositions ou acheter un abonnement. «On découvre les lieux, on apprend des choses, et on ne regrette pas d’avoir payé si jamais l’exposition ne nous plaît pas. Ça donne le goût de revenir et de payer quand une exposition nous intéresse», ont-ils mentionné.  

Un manque de visibilité 

Si parmi les visiteurs, beaucoup étaient au courant de la gratuité et sont venus pour en profiter, d’autres avaient planifié leur visite et ils ont eu l’agréable surprise d’apprendre que c’était gratuit.  

«Ma visite était planifiée, mais je ne savais pas que c’était gratuit. Ça peut pousser les gens à aller au musée», a confié Maryse Bergevin.

Même chose pour Koffi Assigbé et Pao Amevor, parents de trois enfants. «On vient de Montréal, on est en vacances à Québec, on avait décidé avec les enfants de venir au musée pour une activité culturelle. On ne savait pas que c’était gratuit. C’est une bonne idée surtout quand on a une famille.» 

Il s’agit du troisième dimanche gratuit après ceux du 3 juin et du 1er juillet. Pour connaître les dates des dimanches gratuits et les musées participants, rendez-vous sur la page Facebook du ministère de la Culture et des Communications ou sur son site Internet.

Arts visuels

Biennale Barachois In Situ: jouer sur les lagunes

Des bornes-fontaines d’argile crue, une arche de Noé remplie de réfugiés climatiques et une tornade inversée semblant surgir de la plage naîtront aux abords de la halte routière Barachois, qui se poursuit jusqu’au 11 août. Nous avons joint Loriane Thibodeau, Mathieu Gotti et Bernard Hamel pendant qu’ils faisaient leurs bagages pour aller jouer sur les lagunes gaspésiennes.

La poésie des bornes-fontaines

Loriane Thibodeau a commencé à travailler l’argile crue l’été dernier, au Centre d’arts Rozynski, près de Coaticook. Le haut lieu de la poterie, qui a connu son heure de gloire dans les années 60, 70 et 80, renaît de ses cendres pour se dédier à la céramique et à la sculpture.

L’artiste de Québec y a façonné des bornes-fontaines en argile crue, qu’elle a ensuite laissées se désagréger dans un cours d’eau. Elle reprend l’idée à Barachois.

«C’était le projet le plus approprié pour que je m’amuse avec les matériaux sur place, l’argile locale, la paille, le sable», note la céramiste et sculpteure. Utiliser un objet urbain, immédiatement reconnaissable, a l’avantage de briser la glace pour converser avec les visiteurs de la Biennale, tout en permettant de créer un certain effet d’étrangeté. 

«C’est un objet connu qui passe inaperçu dans notre quotidien. Sur une plage, c’est ludique, un peu drôle. Je trouve intéressant de dévier la vision qu’on a de cet objet, qui a une fonction liée à l’état d’urgence, mais qui, en argile, va disparaître dans la nature», explique Loriane Thibodeau.

À l’issue de la résidence in situ, les sculptures disparaîtront dans le golfe du Saint-Laurent et l’argile retournera à la mer. Sitôt que l’argile est cuite, elle existe pour des centaines, voire des milliers d’années. «Travailler l’argile crue est un peu une façon de faire un pied de nez au médium, mais c’est aussi une matière fascinante, très proche de la pâte à modeler de notre enfance», souligne l’artiste. 

Travailler en nature lui permet de laisser une place à l’inattendu et à l’éphémère. «Comme je proviens des métiers d’art, il y a ce souci constant de savoir, avant même de commencer à le créer, quelle sera la finalité d’un objet. Le contexte à Barachois me donne une grande liberté. L’aspect poétique de créer dans l’immensité et d’être en contact avec les matières premières me plaît aussi beaucoup», expose-t-elle.

Actualités

Aung San Suu Kyi «déboulonnée» à Winnipeg

WINNIPEG — Le Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg, prend ses distances face à la dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi.

Le musée a fait l’objet de pressions pour que Mme Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, soit exclue du musée en raison de la crise humanitaire qui frappe la minorité musulmane rohingya du Myanmar.

Angela Cassie, une responsable du musée, a indiqué que Mme Suu Kyi ne ferait plus partie de la chronologie des grands défenseurs des droits de la personne dans le monde.

Le musée a déjà réduit l’éclairage sur un grand portrait de la dirigeante du Myanmar qui était exposé dans la salle des Canadiens honoraires. Un panneau placé devant le portrait explique la situation actuelle des Rohingyas.

Mme Cassie a expliqué qu’avant de prendre cette décision, le musée avait consulté des Rohingyas au Canada, qui s’étaient sentis «trahis» en apercevant le portrait de la dirigeante, présentée comme une militante pour les droits de la personne.

La militante Aung San Suu Kyi avait été placée en résidence surveillée par la junte militaire birmane en 1990. Libérée 20 ans plus tard, elle a été élue députée en 2012, puis nommée chef de gouvernement de facto en 2016. Certains reprochent à la militante pour les droits de la personne d’avoir fermé les yeux sur les violences commises par l’armée birmane contre la minorité musulmane rohingya. Ces violences ont mené à un exode des Rohingyas vers le Bangladesh voisin.

Aung San Suu Kyi avait été faite citoyenne d’honneur du Canada en 2007 par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. En octobre dernier, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a prévenu qu’il n’était pas question que le gouvernement libéral lui retire cette citoyenneté honoraire, parce qu’«un Canadien est un Canadien est un Canadien», pour reprendre une formule déjà utilisée par Justin Trudeau dans un autre contexte.

Le Musée canadien pour les droits de la personne a été créé par Israel Asper, fondateur de CanWest Global, mort en 2003.

Expositions

Symposium de Baie-Saint-Paul: l’imagination au pouvoir

Le 36e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul a commencé jeudi soir par une parade festive dans les rues de la ville. Treize projets artistiques sont maintenant amorcés dans l’ancienne école Thomas-Tremblay. Ils sont assemblés sous la bannière Art et politique, choisie par Sylvie Lacerte. Nous avons discuté avec la nouvelle commissaire, qui amorce un mandat de trois ans à la barre du grand atelier public.

«On vit dans un monde de turbulences», soutient Mme Lacerte, qui a voulu attaquer les questions épineuses comme l’appropriation culturelle, les migrants ou encore l’ambiguité médiatique «de front» dès sa première année en poste.

L’historienne de l’art établie à Sutton fréquente le Symposium depuis 1988. Elle y avait donné une conférence sur la médiation de l’art contemporain, le sujet de son doctorat, en 2008. «Je crois que la direction du Symposium tenait vraiment à avoir quelqu’un qui est intéressé à créer des liens entre l’art et tous les types de publics», note-t-elle.

Expositions

Un marchand d'art découvre six œuvres de Kooning

NEW YORK — En passant en revue le contenu du local d’un restaurateur d’art pour lequel il avait payé 15 000 $, un marchand d’art a découvert ce qu’il croit être six tableaux du peintre abstrait Willem de Kooning, dont la valeur pourrait atteindre plusieurs millions de dollars.

Le local de stockage, situé près de la ville d’Ho-Ho-Kus, dans le New Jersey, appartenait au restaurateur d’art Orrin Riley, décédé en 1986 et qui avait cédé ses biens à sa compagne Susanne Schnitzer, morte en 2009.

Après avoir essayé, en vain, de vendre individuellement les quelque 200 œuvres qui se trouvaient dans le local, les héritiers de Susanne Schnitzer ont décidé de céder en vrac tout le contenu du local.

«Honnêtement, je savais qu’une autre maison d’enchères ne s’était pas montrée intéressée, donc je me disais que c’était de la camelote», a expliqué à l’AFP David Killen, qui possède une galerie à New York et organise des ventes.

«Tout était emballé», s’est-il souvenu, en détaillant une information rapportée initialement par le New York Post. «J’ai dit: “je vous en donne 15 000 $, je prends le risque”.»

Ce n’est qu’après avoir vidé la pièce qu’il s’est aperçu que six toiles ressemblaient à des œuvres du peintre américano-néerlandais Willem de Kooning (1904-1997).

Il les a montrées au restaurateur d’art Lawrence Castagna, qui a travaillé avec de Kooning lui-même, mais aussi avec Orrin Riley.

Le professionnel a confirmé l’impression de M. Killen: «Je crois formellement qu’elles sont» des Willem de Kooning, a déclaré M. Castagna à l’AFP, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’un avis d’expert.

«Cela ne veut rien dire», a-t-il prudemment expliqué. «C’est simplement mon opinion.»

Le marchand d’art, qui affirme avoir également découvert une toile du peintre suisse Paul Klee, va désormais mettre en vente les tableaux, qui pourraient rapporter entre 10 000 $ et 10 M$, selon lui.

En novembre 2016, Untitled XXV a été vendu pour 66,3 M$ par Christie’s, établissant un record en enchères pour de Kooning, qui a passé l’essentiel de sa vie adulte aux États-Unis.

Selon plusieurs médias américains, l’année précédente, le financier Kenneth Griffin avait acheté, à l’occasion d’une transaction privée, le tableau Interchange pour 300 M$.

«Croyez-le ou non, et les gens vont rire en entendant ça, mais ce n’est pas pour l’argent», a dit David Killen. «Je veux de la publicité pour ma maison d’enchères.»

Il admet néanmoins que si la vente lui rapportait un montant important, il se verrait bien acheter «un très bel appartement» et de nouvelles portes pour sa galerie.

Expositions

Cocréation sur les battures à Saint-Jean-Port-Joli

Sept anciens élèves de l’école de sculpture sur bois d’Oberammergau, en Bavière, et sept artistes québécois ont été jumelés pour créer à quatre mains des œuvres inédites pour la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli. Nous avons rencontré trois binômes en pleine création, à deux semaines de l’évènement, qui se tiendra du 26 au 29 juillet.

Transplanter la tragédie

Dans l’atelier-maison entouré de fleurs de l’artiste Caroline Gagné, une grande structure plate, comme un radeau, prend forme sur le plancher. Les planches de cèdres coupées à la scierie AM St-Pierre, sur le 4e rang, seront assemblées selon des techniques japonaises. Les deux artistes pensent encore à la meilleure manière d’y inscrire «Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik». «Pour moi, ces mots-là sont très sonores visuellement», note Caroline Gagné, qui travaille surtout en art audio.

Le connaisseur (ou celui qui sait utiliser les moteurs de recherche) saura qu’il s’agit du titre d’un ouvrage de Nietzsche qui, traduit en français, devient La naissance de la tragédie. Sur un grand panneau dont les lattes de bois espacées laisseront passer le vent, le quidam pourra lire le titre allemand tout en contemplant la vue du fleuve, à partir du Parc des Trois-Bérêts. L’œuvre construite, installée, rigoureusement assemblée, sera plantée dans les battures comme une énigme.

«Le livre parle de la dualité entre le côté intuitif de la création et les structures de création rationnelles», résume Caroline Gagné. «Utiliser l’idée de la tragédie dans un paysage, plutôt qu’au théâtre ou en musique, m’apparaissait intéressant pour un projet au Canada, où tout est plus grand et plus sauvage [qu’en Allemagne]», indique Thomas Straub.

Expositions

«Sorti du bois»: réenchanter les forêts

Un géant de bois a élu domicile sous le pont situé à un jet de pierre du Moulin de la Chevrotière. Il ouvre grand les bras, prêt à s’élancer dans une course folle, les pieds dans l’eau et la tête au vent. L’œuvre de Pierre Robitaille est en quelque sorte l’égérie de Sorti du bois, l’exposition qui se tient tout l’été à Deschambault-Grondines.

Il s’agit de la deuxième exposition d’un lot de trois, qui s’insèrent entre les Biennales du lin. La première était consacrée à la pierre, celle-ci au bois et la prochaine au métal, indique la commissaire Carole Baillargeon. 

Le bois est plus qu’un matériau, il occupe une place de choix dans nos expressions et notre imaginaire collectif. Plusieurs petites forêts semblent avoir poussé au sous-sol du Moulin. On jurerait que le Petit Chaperon rouge est sur le point de se pointer le bout du nez. Il y a celle de Johanne Benedetti, une tourneuse de bois qui a crée une série de gobelets, où l’écorce et les nœuds du bois créent textures et motifs. Puis celle de l’Irlandais Alan Meredith, qui tord le chêne pour en faire d’étranges coquillages tubulaires.

Les œuvres de Bill Vincent lient quant à elles les nerfs et les veines, ces réseaux du corps, aux rhizomes des branches, comme des fenêtres sur deux mondes. Dans des collages grand format, Yves Paré présente le chaos de la drave, des troncs sur l’eau, puis le tissage mathématique et organisé des villes, avec des tiges de bois. Des pièces de charbon de bois, amagalmées sur des os de poissons par la joaillière Catherine Sheedy, viennent clore le cycle imaginé par la commissaire, du bois brut aux sédiments.

Une envoûtante machine-orchestre, mise au point par Fred Lebrasseur, est à l’œuvre au rez-de-chaussée. Le musicien a reproduit avec des objets de bois (chaises, portes, lutrin, hélice) le fouillis d’un grenier. La chorégraphie mécanique qui se met en branle permet toutefois de constater que chaque pièce a été minutieusement placée pour produire une symphonie (ou une conversation!) fébrile et joyeuse, à laquelle il est impossible de résister.

Plusieurs œuvres qui évoquent les livres, les contes et les histoires ont été rassemblées à côté. Les saynètes de bois peint de Viatour-Berthiaume s’inspirent de contes de Fred Pellerin et d’histoires de Michel Tremblay, dont on peut lire des extraits. L’image d’un orme, tissée par Karen Task et des livres de référence sculptés par Guy Laramée pour créer des paysages montagneux complètent ce segment.

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Au Vieux Presbytère

Expositions

New York: record de 7,35 millions de visiteurs pour le Met

NEW YORK — Le Metropolitan Museum de New York a accueilli au cours des 12 derniers mois le nombre record de 7,35 millions de visiteurs, bien qu'il eut augmenté son prix d'entrée à 25 $ en mars, selon un communiqué de l'institution.

Depuis le 1er mars, les touristes qui visitent le vénérable «Met», plus grand des musées new-yorkais, doivent en effet acquitter un prix d'entrée de 25 $, alors qu'ils pouvaient avant donner ce qu'ils voulaient.

Mais ce nouveau prix fixe, qui ne concerne que les touristes, pas les New-Yorkais, ne semble pas avoir dissuadé les visiteurs.

Le musée a annoncé jeudi avoir battu un nouveau record pour l'année fiscale achevée fin juin, avec plus de 7,35 millions de visiteurs contre 7 millions l'année précédente.

Dans un communiqué, la direction du musée a attribué ce record «en grande partie» au succès de son exposition consacrée à Michel-Ange qui a attiré, entre mi-novembre et mi-février, 702 000 visiteurs, soit le 10e plus gros succès de l'histoire de l'institution.

La performance du musée, première attraction touristique new-yorkaise, reflète aussi la hausse de la fréquentation de la première attraction de la Grosse Pomme, ainsi qu'est surnommée New York.

En 2017, la ville a enregistré un record de 62,8 millions de visiteurs, soit 2,3 millions de plus qu'en 2016.

Dans une interview au Washington Post, le président du Met, Daniel Weiss, a affirmé que la hausse des prix d'entrée n'avait pas affecté la tendance à la hausse du nombre de visiteurs.

Même si l'augmentation n'a que quatre mois, «nous ne constatons aucune diminution. Au contraire, les chiffre continuent à augmenter», a indiqué M. Weiss.

La hausse des tarifs, qui s'est accompagnée d'une extension à trois jours de la durée de validité du billet, avait été décidée après des mois de consultations avec la ville de New York et avait suscité beaucoup de critiques.

Les entrées sont cependant une source mineure de financement pour le Met : même avec l'augmentation des tarifs, elles ne devraient pas représenter plus de 17 % des revenus du musée, indiquait en janvier M. Weiss.

Contrairement au musée du Louvre, le Met reçoit peu de subventions publiques et tire le gros de ses revenus des dons, qui couvrent environ la moitié de son budget annuel.

Expositions

Un été Borduas à Baie-Saint-Paul

Depuis samedi, l’exposition «La révolution Borduas: espaces et liberté» fait souffler un vent de révolution, de poésie et d’absolu sur le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Des pièces rarement exposées, gouaches, encres, aquarelles, tableaux, photographies et sculptures permettent de retracer l’évolution de sa pensée et de son œuvre, intrinsèquement liées.

Faire venir à Baie-Saint-Paul la soixantaine d’œuvres issues de collections muséales, institutionnelles ou privées a représenté un défi colossal pour l’équipe de la commissaire Anne Beauchemin. «J’aurais aimé avoir davantage de tableaux de la période noir et blanc [les dernières de l’artiste, faites à Paris], mais ce sont des œuvres très fragiles, confie-t-elle. À cause du type de peinture qu’il utilisait, il y a beaucoup de craquements et de soulèvements, surtout dans les noirs. La peinture à l’huile, lorsque c’est très épais, ça sèche lentement, ça crée des tensions et c’est problématique pour la conservation.»

Les musées ont donc évalué les tableaux en leur possession avant d’accepter ou non de les envoyer dans Charlevoix. À l’arrivée, les émissaires des musées prêteurs ont scruté de nouveau les œuvres à la loupe. Quant aux œuvres sur papier, provenant majoritairement de collectionneurs, elles seront présentées en rotation, pour éviter que l’exposition prolongée à la lumière n’en ternisse les couleurs.

Expositions

Promenade nostalgique dans «Le monde de Tintin» à La Pulperie de Chicoutimi

SAGUENAY — On dit que les lois, c’est comme les saucisses, qu’il vaut mieux ignorer le processus qui a mené à leur création. Ce principe ne vaut pas pour l’œuvre d’Hergé, en particulier pour les aventures de Tintin. Comme le démontre la nouvelle exposition présentée jusqu’au 25 novembre à La Pulperie de Chicoutimi, plus on s’en approche, plus la magie qui émane des albums s’en trouve magnifiée.

Il s’agit du projet le plus ambitieux porté par le musée régional, a confirmé le directeur général adjoint Rémi Lavoie, lors d’une rencontre de presse. «En 30 ans de carrière, je n’ai jamais été associé à une exposition d’une telle qualité», a-t-il révélé.