Expositions

«Venenum» au Musée de la civilisation: le poison à petites doses [VIDÉO + PHOTOS]

«Venenum, un monde empoisonné» expose, à travers près 400 objets et avec la présence de plus de 50 animaux vivants comment les poisons sont omniprésents dans la nature et intrinsèquement liés à l’histoire humaine. Un parcours sensoriel fascinant et consistant, proposé au Musée de la civilisation jusqu’en mars 2020

On entre dans le monde des poisons par une galerie de tableaux animés. Lorsqu’on s’approche de chacun d’eux, l’histoire d’hommes et de femmes ayant subi ou utilisé le poison nous est racontée. Blanche-Neige et Spiderman côtoient Cléopâtre et le mathématicien Alan Turing. Nous avons accès à une constellation historique, mythique, philosophique et imaginée du poison.

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Manif’ d’art: l’art conceptuel de On Kawara à l’école Saint-Fidèle [VIDÉO]

Pendant trois jours, en mars, des élèves de l’école Saint-Fidèle à Limoilou ont cotôyé sans le savoir des oeuvres de l’artiste japonais On Kawara à l’occasion de la Manif d’art.

Sept oeuvres acryliques illustraient chacune une date du 1er au 7 janvier 1997 et étaient installées dans une classe comme le veut la démarche de On Kawara, figure internationale de l’art conceptuel décédée en 2014.

L’expérience sous forme de réflexion est contenue dans livret Pure Conscience des philosophes Patrick Turmel et Sophie-Jan Arrien. Le Soleil a assisté au dévoilement de l’ouvrage.

Expositions

Deux œuvres de Van Gogh, volées il y a 16 ans, à nouveau exposées

LA HAYE — Deux chefs-d’œuvre du peintre néerlandais Vincent van Gogh, volés il y a plus de 16 ans au musée Van Gogh d’Amsterdam, seront à nouveau exposés cette semaine après avoir subi une restauration complète, ont annoncé les conservateurs.

Les tableaux Vue de la mer de Scheveningen (1882) et Sortie de l’église réformée de Nuenen (1884-1885) sont visibles au musée Van Gogh depuis mercredi, a indiqué son directeur, Axel Rueger.

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Alicja Kwade rapproche gratte-ciel et planètes au Met

NEW YORK — Invitée sur le toit du Metropolitan Museum de New York, l’artiste germano-polonaise Alicja Kwade a mis en contact les gratte-ciel dressés à l’horizon et les sphères de son installation, entraînant le visiteur dans un vertige de relativité.

Connue pour ses sculptures et installations énigmatiques, celle qui avait été remarquée lors de la Biennale de Venise en 2017 est la septième artiste conviée depuis 2013 sur la terrasse qui surplombe Central Park.

Elle y a déployé une série de cadres métalliques géants, parsemés de neuf sphères massives, dont l’une pèse 1,6 tonne. Elles sont faites de pierres de différentes origines, de l’Inde à la Norvège, en passant par le Brésil.

Comme dans toutes les œuvres d’Alicja Kwade, le message de l’installation ParaPivot, visible depuis mardi et jusqu’au 27 octobre, est multiple et les interprétations nombreuses.

Il a été d’abord question de s’inscrire devant l’horizon de Manhattan et de sa forêt d’immeubles.

«Quand vous regardez de certains endroits, on dirait que la sphère est posée sur les gratte-ciel, comme si c’était un piédestal», souligne-t-elle à l’AFP, expliquant que ces tours sont, finalement, «simplement des piédestaux du pur capitalisme».

«New York et sa ligne d’horizon sont l’image la plus caricaturale d’une ville, de ce que les gens imaginent comme la plus belle réalisation quand on veut réussir», dit-elle.

Il est aussi question de mettre en rapport ce désir de bâtir, de maîtriser le monde qui nous entoure, voire de le dominer, à l’instar de ces cadres métalliques, avec l’espace et ses planètes, symbolisées par les sphères.

Expositions

Les grandes peintures de Notre-Dame restaurées au Louvre

PARIS — Les grandes peintures de Notre-Dame de Paris, endommagées notamment par la fumée de l’incendie qui a frappé la cathédrale, devraient être transportées à partir de vendredi au Louvre pour restauration, a annoncé le ministre de la Culture Franck Riester.

«Les grandes peintures de Notre-Dame de Paris n’ont pas subi de dommages liés à l’incendie, mais plutôt aux fumées», a-t-il déclaré à la presse qui l’interrogeait aux abords de la cathédrale.

«Elles pourront être retirées à partir de vendredi vraisemblablement et transportées en sécurité dans les réserves du Louvre où elles seront déshumidifiées et restaurées», a précisé le ministre.

Par ailleurs, «les grandes Roses [les rosaces de l’édifice religieux] n’ont apparemment pas subi de dommages catastrophiques».

«Les architectes des bâtiments de France sont mobilisés pour assurer la sécurité du site dans son ensemble. Il y a des points de vigilance, notamment le pignon du transept nord», a dit encore Franck Riester.

«La voûte devrait a priori tenir. Il faut être très prudent. Il y a trois trous importants. Les architectes sont en train de définir avec les sapeurs-pompiers de Paris les meilleures dispositions à prendre pour préserver ce qui est le plus menacé», a-t-il conclu.

Expositions

L'artiste René Derouin à Baie-Saint-Paul cet été

Les amateurs d’art et d’oiseaux auront une (autre) bonne raison de se rendre dans Charlevoix cet été. Le mur des rapaces, volet 3 de René Derouin sera présenté au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul du 15 juin au 3 novembre.

L’artiste de Val-David crée des poèmes visuels sur la rapacité de notre époque, en intégrant autant des symboles du Mexique que du Nord québécois. L’exposition revient justement du Mexique, «avec des oeuvres jamais vues au Québec», indique Derouin sur sa page Facebook. 

Pascale Beaudet assurera le commissariat au MAC de Baie-Saint-Paul, dont la programmation estivale complète sera dévoilée le 3 mai.   

Arts

La broderie devient art féministe

LONDRES — Dans une petite pièce joyeusement encombrée, six femmes brodent des vulves colorées en papotant. L’une d’elles, Jess de Wahls, une Berlinoise installée à Londres, apprend à ses consoeurs à revisiter l’art de la broderie tout en brisant quelques tabous.

Pendentif argenté en forme d’ovaires autour du cou, lèvres carmin et mèches de cheveux rouges, cette artiste de 36 ans s’est fait remarquer avec des oeuvres gaies et très élaborées évoquant les menstruations, les inégalités liées au genre ou les injustices sociales.

Dans son atelier à Brixton, au sud de Londres, d’impressionnants portraits de femmes toisent les visiteurs. Un peu plus loin, des oeuvres d’inspiration florale côtoient une broderie d’une coupe menstruelle et une autre d’un tampon imbibé de sang, au milieu d’un bric-à-brac de cercles à broder, fils et morceaux de tissus recyclés.

Son motif fétiche, des ovaires, est décliné en plusieurs versions reflétant l’humeur du moment: en forme de cactus, surmonté d’un arc-en-ciel ou exhibant des doigts d’honneur.

«Choisissez votre vulve», lance dans un sourire l’artiste aux apprenties brodeuses. «On commencera par broder le clitoris avant de faire les poils pubiens».

Parler de «ça»

Après avoir choisi un modèle, les élèves commencent à broder et les langues se délient chez ces Londoniennes originaires des quatre coins du monde. Elles s’étonnent de la diversité des sexes féminins, comparent leur rapport à la nudité selon leurs cultures d’origine et s’enthousiasment de la prochaine ouverture à Londres d’un «musée du vagin», premier musée du genre consacré à l’anatomie féminine.

Selon la comédienne et vulgarisatrice scientifique Florence Schechter, qui en est à l’origine, «les gens peuvent apprendre [avec ce musée] qu’il n’y a rien de honteux ou d’insultant à propos des vagins et des vulves».

Expositions

«Fugitifs!»: dessiner l’humain derrière l’esclave [VIDÉO + PHOTOS]

Treize esclaves en fuite se sont introduits dans la galerie de portraits des notables du Musée national des beaux-arts du Québec. Une «invasion temporaire» de la BD parmi les beaux-arts qui permet de voir le travail de neuf illustrateurs, mais surtout de donner un visage et un corps aux esclaves décrits dans les avis de recherche des journaux du Bas-Canada.

Avec Fugitifs! l’artiste hip-hop et historien Webster espère ainsi sortir l’histoire des livres et réhumaniser les personnes décrites dans les avis de recherche publiés dans la Gazette de Québec. Parmi une cinquantaine d’annonces, il a sélectionné celles qui contenaient les descriptions les plus précises, a fait une recherche pour trouver des images de chacun de leurs morceaux de vêtements, a transmis des dossiers à des illustrateurs et les a laissés choisir leur modèle.

Expositions

Jean-Luc Murray, le nouvel amiral du MNBAQ

Le nouveau directeur général du Musée des beaux-arts du Québec veut faire du musée «tout sauf un lieu dont la visite laissera les gens indifférents». Surprenez-moi!, exige Jean-Luc Murray.

Parcourir un musée américain dont la collection comporte un peu de tout présenté sans grande originalité l’ennuie au plus haut point. Visiter La Piscine, à Roubaix, un musée construit dans une ancienne piscine art déco, l’a séduit. Ce n’est pas seulement le lieu qui est exceptionnel, mais aussi la qualité et l’originalité de la collection. Là où on jurerait voir un Monet ou un Cézanne, on découvre le travail d’un peintre exceptionnel et oublié. De quoi enthousiasmer le peintre devenu muséologue.

Exposition

Ivan Binet: flèches de ciel et vases-montagnes

Dans l’œil du photographe Ivan Binet, le paysage devient flèche, sculpture, utopie, travelling. Ses vues de Québec et des territoires qui l’entourent sont bricolées avec minutie, comme les toiles du peintre Cornelius Krieghoff.

En 2017, une rétrospective présentée au 1700, La Poste, à Montréal, a offert à Carl Johnson l’occasion de réfléchir sur quatre corpus : les patinoires, les mines, les chutes et les répliques de toiles de Krieghoff. Le commissaire de l’exposition présentée ce printemps à la maison Hamel-Bruneau a voulu aller plus loin, en renouant avec certaines des premières œuvres de Binet, présentées à La Galerie des Ateliers Imagine au début des années 90.