Expositions

Shary Boyle, l’artiste funambule

Le travail de Shary Boyle peut avoir un côté charmant et inoffensif, mais cache une vaste réflexion sur ce qui anime l’être l’humain et le lie à ses semblables. Pour son exposition à Québec, l’artiste ajoute clowns et ballerine à sa collection de créatures fabulées, qui incarnent les réalités bouleversantes de notre époque.

La quarantenaire, née en banlieue de Toronto, a représenté le Canada à la Biennale de Venise en 2013. Son installation Music for Silence rassemblait des figurines en porcelaine, un film muet et une sirène en plâtre de plus de trois mètres de long, sur laquelle était projeté un dense collage d’images contemporaines. Elle a aussi créé des décors pour les concerts de Feist et de Peaches.

Shary Boyle présente depuis vendredi à la Galerie 3 une exposition solo intitulée The Smile at the Bottom of the Ladder («Le sourire au bas de l’échelle»). Inspirée entre autres par le film Les enfants du paradis, de Marcel Carné, par Charlie Chaplin et par diverses lectures et expériences liées aux arts du cirque, l’artiste marche sur le mince fil qui sépare le kitsch et l’enchantement. «Ce qui est kitsch pour quelqu’un peut être profondément touchant et inspirant pour quelqu’un d’autre», note-t-elle. 

Expositions

Un de Vinci adjugé 450,3 millions de dollars

NEW YORK — Un tableau du peintre italien Léonard de Vinci a été adjugé mercredi 450,3 millions de dollars lors d’enchères chez Christie’s à New York, pulvérisant le record de la toile la plus chère du monde.

Au terme d’une séquence échevelée de 19 minutes, Salvator Mundi, dernier tableau du maître encore en possession d’un collectionneur privé, a laissé loin derrière Les Femmes d’Alger (version 0), de Pablo Picasso, vendu 179,4 millions de dollars en 2015.

La maison d’enchères avait estimé à 100 millions de dollars la valeur de cette toile de 65 cm sur 45 cm, vendue pour 45 livres britanniques seulement en 1958, bien avant qu’elle n’ait été reconnue comme un authentique «Leonardo», en 2005.

Christie’s s’était également assuré de la garantie d’un tiers qui s’était engagé à acquérir cette huile pour 100 millions de dollars.

S’il est impossible de le déterminer avec certitude, il semble que Salvator Mundi soit devenu le tableau le plus cher de l’histoire toutes ventes confondues, y compris hors enchères.

Deux tableaux, un De Kooning et un Gauguin, cédés dans le cadre de ventes privées en 2015 pour 300 millions de dollars chacun selon plusieurs médias américains, étaient jusqu’ici considérés comme les plus onéreux au monde.

La toile de Léonard de Vinci était jusqu’ici propriété du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, oligarque exilé qui préside le club de football de l’AS Monaco.

Il l’aurait acquis pour 127,5 millions de dollars auprès du marchand d’art suisse Yves Bouvier, qui l’avait lui-même acheté peu de temps avant pour 80 millions de dollars.

Depuis, Rybolovlev et Bouvier sont engagés dans une bataille judiciaire, le milliardaire accusant le marchand d’art d’avoir pris des marges exorbitantes sur les tableaux qu’il lui procurait.

Le marché s’échauffe

Mercredi, dans une salle chauffée à blanc, les enchères pour Salvator Mundi ont démarré à 70 millions de dollars, et ont ensuite monté pas moins de 53 échelons jusqu’à 400 millions de dollars, devenus 450,3 millions avec commissions, frais et taxes.

À mi-parcours, comme souvent, l’affaire s’est résumée à un duel entre deux acheteurs anonymes, qui passaient leurs ordres au téléphone, par le biais des vendeurs de Christie’s.

À 200 millions, une clameur s’est élevée du public, visiblement composé de beaucoup de visiteurs peu habitués à l’atmosphère feutrée des ventes. Le coup de marteau final a lui déclenché un tonnerre d’applaudissements et d’exclamations.

Cette toile, peinte autour de 1500 par Léonard de Vinci (1452-1519), a notamment été longtemps propriété des rois d’Angleterre, et a disparu pendant plus de 100 ans, avant de réapparaître à la fin du 19e siècle. 

Depuis son authentification en 2005, quelques spécialistes ont émis des réserves sur le rôle qu’a effectivement joué Léonard de Vinci dans sa conception.

Les œuvres antérieures au 19e siècle sont, en outre, aujourd’hui rarement présentées aux enchères, car la plupart sont dans des musées, ce qui laissait planer une incertitude sur le prix que pouvait viser le tableau.

Expositions

Marc Bellemare acquiert une partie de Canadassimo

EXCLUSIF / Le collectionneur et avocat Marc Bellemare achète L’Atelier, une partie de la colossale installation Canadassimo de BGL présentée à la Biennale de Venise en 2015. La transaction s’élève à 220 000 $, mais pour les parties concernées, il s’agit de bien plus qu’une simple transaction financière.

L’installation, de la grandeur d’une maisonnette, est remplie de cannages empilés débordant de peinture. Le réjouissant et dégoulinant délire, truffé d’objets récupérés et de traces laissées par un créateur compulsif, a été créé pour la Biennale de Venise, puis présenté à la Manif d’art au Musée national des beaux-arts du Québec à l’hiver 2017. 

C’est là, après avoir financé la production d’une vidéo à Venise et l’avoir observée dans les catalogues, que Marc Bellemare a eu le coup de foudre pour l’œuvre. «Elle est très colorée, très percutante. C’est un assemblage qui, à mon avis, est fascinant. J’ai été séduit. C’est là que j’ai décidé de l’acheter», relate le collectionneur, qui avait BGL dans sa mire depuis quelques années.

«Je crois que ce sont des artistes parmi les plus importants de leur génération, affirme-t-il. BGL va continuer sur sa lancée pour des décennies et je veux contribuer à cet effort-là comme collectionneur. Tant qu’à acheter, je voulais acheter quelque chose de significatif.»

Voilà maintenant 25 ans que l’avocat et ex-ministre de la Justice bâti sa collection, composée principalement d’œuvres d’artistes québécois (Borduas et Riopelle, entre autres) réalisées dans les 1940 à 1980. Malgré l’importance de la somme avancée pour L’Atelier, il ne s’agit pas du plus gros montant payé par Marc Bellemare pour une œuvre d’art. «J’ai fait des dons au Musée national [des beaux-arts du Québec] qui allaient pas mal plus au-dessus de ça», note-t-il, rappelant aussi qu’il investira un montant semblable pour construire L’Autoportrait de Jean-Pierre Raynaud, qui viendra remplacer Dialogue avec l’histoire, la sculpture de cubes blancs détruite par la Ville de Québec.

Expositions

Explorer la planète Cohen

MONTRÉAL — Leonard Cohen n’est peut-être plus de ce monde, mais son oeuvre, elle, demeure profondément vivante. Deux jours après le grand concert qui a réuni les Sting, Lana Del Rey et autres Damien Rice autour des créations du défunt, au Centre Bell, on inaugurait mercredi l’exposition «Une brèche en toute chose/A Crack in Everything» au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), véritable plongée au coeur de sa poésie, de sa musique et de sa philosophie.

Quand Robert Kory, l’agent de Leonard Cohen, avait convaincu le poète de donner sa bénédiction à l’initiative du MAC, il y a trois ans, ce dernier aurait cédé en lançant: «d’accord, mais dis-leur que je ne serai pas à l’ouverture». Il a tenu parole, mais pas de la manière qu’on aurait imaginée ou souhaitée, bien sûr. Bien qu’il ait quitté pour rejoindre la Marianne de sa célèbre chanson, le 7 novembre 2016, la démarche entamée par les artistes que John Zeppetelli, le directeur général et conservateur en chef du MAC et le co-commissaire Victor Shiffman ont réunis s’est poursuivie en mettant l’emphase sur un volet précis. «Tout était à propos de l’impact culturel de Leonard et de la présence culturelle qu’il a incarnée pendant cinq décennies», précise M. Zeppetelli.

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Graeme Patterson: La revanche des oiseaux

L’attaque a été pensée, concertée, planifiée. Un commando d’étourneaux s’applique à rendre les espaces de loisirs et de détente des êtres humains inutilisables et rébarbatifs... Graeme Patterson est de retour à la Galerie 3.

L’artiste de Sackville, au Nouveau-Brunswick, utilise des objets mécaniques, sonores et interactifs pour créer des réalités alternatives, où les animaux indésirables, par exemple, pourraient reprendre leurs droits sur l’environnement modifié par l’activité humaine. 

Ses installations se déclinent en multiples réinterprétations. Piscine infinie / Infinity Pool est ainsi née cet été à la Fonderie de Gatineau, «dans un espace très haut, qui accueillait un terrain de soccer, ce qui donnait l’impression d’être à l’extérieur et à l’intérieur en même temps», raconte l’artiste. Il y a perché 150 étourneaux en résine au-dessus de trois grandes piscines hors-terre, contenant elles-mêmes des piscines creusées miniatures, entourées de clôtures blanches et proprettes. Un environnement factice, sali en permanence par les fientes des oiseaux mécaniques.

«C’était une expérience», indique Patterson, qui s’attelle à programmer le chaos ou, dans ce cas-ci, à composer avec lui. En tombant, les gouttes d’eau noire percutaient et altéraient l’installation, transformant le salissage en véritable campagne de destruction. De celle-ci, il ne reste que des photographies prises par l’artiste et exposées à la Galerie 3. Dans l’une d’elles, l’observateur attentif pourra découvrir le reflet des oiseaux noirs dans l’eau stagnante. 

Presque des sculptures

Quelques-uns des oiseaux créés pour cette installation ont été réaffectés aux trois installations plus modestes, presque des sculptures, présentées à Québec. Pour Alley-oop, un panier de basketball accueille une première horde de volatiles qui jettent un rideau de pluie noire sur une voiture Firebird miniature s’extirpant des entrailles d’une poubelle de métal. Le modèle, qui a tendance à renaître de ses cendres, semble sortir d’outre-tombe. «C’est supposé être comique», note l’artiste, sourire en coin. «Et mettre l’emphase sur la revanche des oiseaux, qui ruinent notre plaisir.»

Expositions

Musée de la civilisation: de la trappe à l'espace

Des trappeurs jusqu’à la station spatiale, l’histoire de Québec est façonnée par le commerce de ses résidants depuis plus de 400 ans. De trappeurs à entrepreneurs, au Musée de la civilisation, permet au visiteur de saisir l’ampleur des transformations économiques subies par la capitale, ponctuée par des chapitres qui sont entrés dans la légende populaire : brasserie Boswell, fusils Ross, Dominion Corset…

L’idée est née d’une discussion entre Stéphan La Roche, le directeur général du Musée, et Alain Aubut, qui était alors président du CA de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ). 

Les partenaires ont vite saisi le potentiel muséologique d’une exposition en parcourant la réserve de l’institution. Pas moins de 80 % des 250 objets exposés proviennent de ses collections. Des enseignes commerciales, comme le magasin Paquet ou une affiche du Festival d’été de Québec de 1974, jusqu’aux immenses artefacts comme un métier à tisser industriel ou une calèche d’époque.

Évidemment, l’époque de l’exploitation des ressources naturelles est plus difficile à illustrer. Mais Québec est née (en 1608) et a survécu grâce au commerce de la fourrure, d’abord, puis du bois ensuite. Pas moins de 25 millions de peaux transitent par la ville fluviale jusqu’à Paris, puis Londres, après la Conquête.

Arts visuels

Eveline Boulva: Traduire les paysages

CHRONIQUE / Eveline Boulva est une artiste géographe qui ne cesse d’explorer de nouvelles manières de traduire les paysages, en utilisant sa subjectivité et en injectant un peu de magie — et de machines — dans l’équation.

Il y a deux ans, au Symposium d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, elle travaillait sur deux clichés pris à vol d’oiseau du hideux boulevard Sainte-Anne, le long de la Côte-de-Beaupré. Elle désagrégeait ensuite l’image à l’aide d’une découpeuse, pour créer une sorte de pochoir, afin d’obtenir un effet de dislocation, dans l’idée que la route est une grande cicatrice qui traverse le territoire.

Le corpus qu’elle expose chez Lacerte (présenté en 2016 au Centre d’art Jacques & Michel Auger, à Victoriaville) est un peu la suite de cette exploration. 

Sur les grands formats de vues aériennes, elle a superposé plusieurs séquences prises à peu de temps d’intervalle, pour amener un effet de tremblement et de flou. On sent presque le mouvement de l’avion. L’artiste s’est également livrée à un jeu graphique avec des photos du port de Québec, multipliant les silos pour exagérer la silhouette industrielle de l’endroit.

Mais il y a surtout une dizaine d’œuvres réalisées à partir de clichés pris le long du boulevard honni. «Ce sont les morceaux qui me dérangeaient le plus», indique Eveline Boulva, qui en a fait un jeu. «La séquence est presque en ordre d’apparition.»

À la découpeuse

Le dessin rappelle  les techniques de gravure et d’eaux-fortes et s’apparente à ceux qu’elle faisait, jadis, dans ses carnets. Mais voilà, ils ont été faits par la découpeuse… L’artiste a manipulé l’outil, s’est construit un programme informatique, a remplacé la lame de découpe par un crayon et a mis la machine au travail. «Un dessin peut demander 48 heures de travail pour la machine. Parfois, je laisse le crayon ballant pour créer un autre mouvement, il y a aussi un jeu avec le crayon qui est usé, des couches successives ajoutées dans le processus. Puis il y a un travail manuel pour préciser certains éléments. Ce ne serait pas possible de le faire manuellement sans y passer deux mois et se faire une tendinite», explique-t-elle.

Elle a ensuite ajouté des couleurs à la main, à l’aide de gouache, d’acrylique ou d’aquarelle.

Les images apparaissent dans des cadres noirs, sous lesquels est indiqué le signalement géographique qui permettrait à l’observateur zélé de retrouver l’endroit exact qui est à l’origine de l’«empaysage» qui se trouve devant lui.

Le terme, qui est aussi le titre de l’exposition, a été choisi par Eveline Boulva pendant son doctorat pour désigner le paysage réalisé à l’atelier et le distinguer du paysage réel. «‘‘Em’’ indique la question d’un nouvel état, d’une nouvelle réalité», note l’artiste. L’œuvre devient une traduction, une interprétation.
Empaysages est présenté jusqu’au 12 novembre au 1, côte Dinan, Québec

On verra une nouvelle série d’Eveline Boulva réalisée au Bélize chez Engramme en février. Un voyage au petit point dans des «terres tourmentes», où elle abordera les problématiques écologiques.  

Arts visuels

Adieu la photographie: Déjouer la mort annoncée

Alors que chacun traîne un appareil photo dans sa poche et peut diffuser chaque image captée en temps réel sur les réseaux sociaux, la photographie argentique, celle du film, de la chimie et du papier, est en voie de disparition. Avec l’exposition collective Adieu la photographie. Matérialité et geste en photographie actuelle, Hélène Matte se penche sur cette mort annoncée, qui prend des airs de renaissance fabuleuse.

Les œuvres de 14 artistes ont été rassemblées par la commissaire à la Maison Hamel-Bruneau. Celles-ci permettent de réfléchir à la matérialité de la photo et à la photographie en tant qu’objet, mais aussi aux rituels associés à cette forme d’art, où l’on peut expérimenter, transgresser, transformer, sublimer et tisser des liens tangibles avec une communauté.

À l’entrée, une œuvre de Guillaume D. Cyr montre des rangées de vieux appareils photo, de véritables pièces de collection. L’immense photographie a été placée dans une boîte lumineuse et irradie. Tout près, une toile montrant la carcasse d’un appareil photo qu’Isabelle Le Minh a fait peindre dans une usine en Chine, invite à réfléchir sur la reproductibilité infinie, la mécanisation, les apparences trompeuses. Plus loin, Simon Dumas et Julia Caron parlent de la disparition du médium à travers la poésie et la vidéo .

La première salle contient un diptyque fait par la commissaire (qui est également artiste); les dessins de deux photographies anciennes, l’une d’une fillette anonyme, l’autre de l’envers d’une photographie, où la signature élaborée du photographe a des airs d’affiche. «J’ai voulu travailler sur l’icône, mais aussi sur cette idée voulant que le peintre saisissait l’aura des objets», note Hélène Matte. 

Des œuvres d’Annie Saint-Jean et de Véronique Isabelle, montrent que pour les deux artistes, l’appareil photo devient un objet médiateur, qui peut être passé de main en main et qui permet la rencontre et le portrait en toute connivence.

Avec des polaroïds

On tombe ensuite sur la chute de polaroïds de Madeleine Doré, qui a utilisé les films d’un modèle de caméra pour enfants où il fallait tirer la languette colorée entre chaque prise de vue. On voit que la languette occupait trois fois plus de place que les photographies en tant que telles et que la chute arc-en-ciel est en fait un grand déversement de plastique.

Patrick Altman, bien connu pour avoir entre autres été le photographe officiel du Musée national des beaux-arts du Québec pendant de nombreuses années, a empalé des polaroïds qui se sont effacés avec le temps, faisant des images désuètes un objet, une sculpture, d’une certaine violence.


Expositions

Une plongée dans le monde d'Harry Potter à Londres

La British Library met en scène le monde magique du jeune sorcier Harry Potter, héros de la saga littéraire de J.K. Rowling, dans une exposition remportant déjà un vif succès avant même son ouverture vendredi à Londres.

Harry Potter: A History of Magic offre une plongée dans le monde de la magie, son folklore et ses traditions, fil conducteur des livres à succès de J.K. Rowling.

Pour marquer le 20e anniversaire de la publication du premier tome en 1997, Harry Potter à l’école des sorciers, une centaine d’objets anciens issus des collections de la bibliothèque nationale britannique sont présentés aux côtés d’archives inédites de l’auteure et de son éditeur, Bloomsbury.

Ainsi, des os d’oracle chinois datant du XIIe siècle avant Jésus-Christ, les plus anciens objets datés en possession de la British Library, des chaudrons et des parchemins côtoient des notes de l’écrivaine ou des esquisses des principaux personnages de la saga littéraire, réalisées par son illustrateur Jim Kay.

Expositions

Mitchell/Riopelle: coup de foudre au MNBAQ

Les artisans du Musée national des beaux-arts du Québec ont rêvé d’expositions bien avant qu’on pose la première pierre au nouveau pavillon Lassonde. Celle qui est consacrée à la production de Joan Mitchell et de Jean-Paul Riopelle pendant leurs 25 ans de couple en est une. Cette exceptionnelle rétrospective, une première mondiale réalisée par le MNBAQ, s’avère un véritable coup de foudre haut en couleur, a constaté Le Soleil mercredi matin.

Ces tableaux (et deux sculptures), festin pour l’œil, «sont des moments d’émotions pures qui donnent les larmes aux yeux», souligne Line Ouellet, la directrice générale. En effet. Incroyables moments de découverte aussi — certains Riopelle n’ont jamais été exposés au Canada!

Mme Ouellet va même jusqu’à tracer un parallèle avec une autre exposition consacrée à un couple mythique, Claudel et Rodin, présentée au MNBAQ en 2005. Pour elle, joindre cette soixantaine d’œuvres monumentales, dont plusieurs majeures, «contribue réellement à écrire une page de l’histoire de l’art moderne».