Picasso, mélomane récalcitrant, génie de la musique en peinture

Arts

Picasso, mélomane récalcitrant, génie de la musique en peinture

Anna Pelegri
Agence France-Presse
PARIS — «Je n’aime pas la musique», aurait dit Picasso. Mais une exposition inédite à Paris montre que le génie espagnol était un passionné de rythmes populaires, un explorateur minutieux d’instruments et surtout, le créateur d’une vraie musique pittoresque.

«Il n’était pas mélomane; a priori il ne savait pas lire une partition, il n’avait pas besoin de la musique pour travailler comme Chagall», Matisse ou Braque, affirme à l’AFP Cécile Godefroy, commissaire de l’exposition Les musiques de Picasso à la Philharmonie de Paris (22 septembre-3 janvier).

<em>Remplir les conditions</em> de Francis Arguin: objets spécifiquement génériques

Expositions

Remplir les conditions de Francis Arguin: objets spécifiquement génériques

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Francis Arguin a délaissé la création pendant quelques années pour aller faire du dessin technique, de 9h à 17h, du lundi au vendredi. «C’est bien beau la vie de monsieur travailleur, mais c’était trop emmerdant pour moi. J’avais besoin de faire de l’art», lance-t-il au milieu de son atelier du Roulement à billes, dans le quartier Saint-Roch.

Le sculpteur qui s’amuse à refaire les objets ordinaires pour en faire des constructions extraordinaires (pensons à Mes économies, présenté à L’œil de poisson en 2010) s’est donc lancé dans une maîtrise-création à l’Université Laval. L’aboutissement sera présenté au Lieu, au fil d’une résidence de quelques semaines.

<em>Ruses et ravissements</em> de Claudie Gagnon: tirer la langue au temps

Expositions

Ruses et ravissements de Claudie Gagnon: tirer la langue au temps

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Mariant les accessoires de chimie, les insectes, les images vernies et les objets trouvés de tout acabit, Claudie Gagnon a créé une série de mobiles qui réfléchissent la lumière et attisent la curiosité. Des couronnes renversées, signées par l’ingénieuse reine du ravissement.

Cette nouvelle exposition présentée à la Galerie 3 (Ruses et ravissements, étude plus ou moins exacte du monde) est un déploiement de sculptures suspendues qui reprennent la forme des lustres de cristal. Celles-ci se déploient différemment selon le support (rosace de fer forgé, armature d’abat-jour ou autre objet propice à la symétrie axiale), mais toujours avec finesse et éclat.

Le Musée de la civilisation accueillera <em>Pompéi. Cité immortelle</em> en 2021 

Expositions

Le Musée de la civilisation accueillera Pompéi. Cité immortelle en 2021 

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Les intéressés devront s’armer de patience avant de pouvoir plonger dans l’histoire captivante de Pompéi et de ses habitants. L’équipe du Musée de la civilisation, qui ouvrira les portes de l'exposition Pompéi. Cité immortelle d’ici 14 mois, promet toutefois une expérience immersive et profondément humaine.

Avant d’être un des sites archéologiques les plus connus, Pompéi était tout d’abord une ville de quelques dizaines de milliers d’habitants, située sur la côte ouest de l’Italie, en Campanie. Elle est aujourd’hui légendaire en raison d’une éruption volcanique qui l’engloutit en l’an 79.

Au total, Pompéi. Cité immortelle est divisée en sept zones thématiques : Pompéi, cité romaine; l’Éruption du Vésuve; Un peuple d’artisans et de techniciens; Une région fertile; Des sciences utiles; Pline l’Ancien et Ils sont toujours parmi nous. 

«L’être humain est au centre de nos activités. L’exposition part de la vie d’une famille qui aide à reconstruire Pompéi. Parce qu’il faut savoir qu’avant l’événement de l’an 79, Pompéi avait vécu une plus petite éruption volcanique en l’an 62. Avec cette famille, on expose donc le quotidien des habitants de Pompéi avant de conclure par la grande éruption volcanique», explique Stéphan La Roche, président-directeur général du Musée de la civilisation à Québec.

Cette famille, qui prend ici presque le rôle de guide-animateur, sera accompagnée d’une narration. Ce récit d’introduction à l’histoire de Pompéi est le premier grand pan de l’expérience immersive offerte aux visiteurs, souligne M. La Roche. 

Le plaisir de (re)découvrir l’œuvre de Claude Lafortune [PHOTOS]

Expositions

Le plaisir de (re)découvrir l’œuvre de Claude Lafortune [PHOTOS]

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Les lions et les girafes, le cerf, le renard et même le colibri attendent sur le quai d’embarquement. Après Colle, papier, ciseaux, le Centre d’interprétation historique de Sainte-Foy accueille, jusqu’au 13 décembre, l’exposition L’arche de Noé selon Claude Lafortune, les dernières œuvres de l’artiste québécois.

Mise sur pied par le Musée des cultures du monde de Nicolet, L’arche de Noé selon Claude Lafortune illustre de façon ludique cette grande histoire qui a marqué bon nombre de peuples.

MNBAQ: réouverture du pavillon Gérard-Morisset [PHOTOS]

Expositions

MNBAQ: réouverture du pavillon Gérard-Morisset [PHOTOS]

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Après avoir reçu près de 85 000 visiteurs au pavillon Lassonde depuis sa réouverture en juin, le Musée des beaux-arts du Québec (MNBAQ) est fin prêt à rouvrir le pavillon Gérard-Morisset qui s’est quelque peu transformé durant le confinement dû à la pandémie.

Dès jeudi, les habitués comme les nouveaux visiteurs auront accès à de multiples surprises dont Pouvoir(s), la première exposition de l’Alcôve-école. Grâce à ce projet, deux étudiantes de l’Université Laval sortent des sentiers battus et observent, tel un suspense, la collection Duplessis. 

Pouvoir(s), montée par Valérie Boulva et Christyna Fortin, est l’une des plus grandes nouveautés de cette transformation. «Comme la collection Duplessis est principalement constituée d’art européen, et que ce n’est pas la mission du musée, elle n’a pratiquement jamais été montée ici à Québec. […] On se disait donc que ce serait bien de pouvoir montrer à nouveau cette collection aux Québécois, mais on ne voulait pas faire que ça non plus», racontent les deux étudiantes passionnées.

Les jeunes femmes ont donc décidé de créer une exposition montrant sous un nouveau jour les œuvres ayant appartenues à Maurice Duplessis. Dans la petite annexe de la salle Ressentir de l’exposition 350 ans de pratiques artistiques au Québec, Valérie et Christyna ont retracé une partie des vies politique et artistique de ce pan d’histoire québécoise. En plus de comparer la collection Duplessis avec l’art moderne et coloré des années 40, l’exposition raconte la folle enquête portant sur le vol de 23 de ses peintures en 1965.

<em>Berce-moi</em>: le corps qui tangue

Expositions

Berce-moi: le corps qui tangue

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
NEUVILLE — Malgré la pluie battante et les gifles du vent du large, samedi dernier, au quai de Neuville, une demi-douzaine d’êtres humains se balançaient les pieds dans le fleuve.

Il s’agissait de la dernière d’une série de happenings berçants proposés par Les Incomplètes sur les quais de Portneuf. Le collectif créé par Laurence P. Lafaille, Audrey Marchand et Josiane Bernier a utilisé son objet de prédilection, la chaise berçante, pour se remettre en mouvement.

<em>Les gestes flottent, s’empilent, éclatent: c</em>ommissariat chorégraphié

Expositions

Les gestes flottent, s’empilent, éclatent: commissariat chorégraphié

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
La danse s’invite de plus en plus dans les galeries, autour des expositions muséales et dans les œuvres des artistes en arts visuels. Pour les commissaires Florence-Agathe Dubé-Morneau et Maude Johnson, la rencontre du geste et des disciplines comme la vidéo, la sculpture où l’installation engendre une constellation de questionnements qu’elles ont chorégraphiés dans l’exposition Les gestes flottent, s’empilent, éclatent.

Repoussé à cause de la pandémie, leur projet inaugure l’automne à Regart sous une forme un peu différente que celle qui était prévue. «Nos artistes ne pouvaient pas produire leurs œuvres parce qu’elles impliquaient des interprètes qui devaient danser ensemble, des tournages et des performances dans la galerie, note Florence-Agathe. Tout a été revu et adapté.»

Stanley Février remporte le prix 2020 en art actuel du MNBAQ

Arts

Stanley Février remporte le prix 2020 en art actuel du MNBAQ

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
La mort de George Floyd, le féminicide de Polytechnique, les catastrophes environnementales ou encore les enjeux liés à la mondialisation, Stanley Février les dénonce, tous, sans exception. Pour cet artiste québécois, l’art est «un agent de transformation sociale».

Stanley Février a tout d’abord été travailleur social avant de se concentrer sur son art multidisciplinaire. Depuis 2012, l’artiste engagé sculpte, dessine et photographie à temps plein. Il s’intéresse également à l’art participatif et à la performance.

Un tableau de Frans Hals volé pour la troisième fois 

Arts et spectacles

Un tableau de Frans Hals volé pour la troisième fois 

Agence France-Presse
LA HAYE — Un tableau du grand maître de l’âge d’or de la peinture néerlandaise Frans Hals, Deux jeunes garçons riants, a été volé mercredi à l’aube, pour la troisième fois, dans un musée de la ville de Leerdam, aux Pays-Bas, a annoncé jeudi la police.

Le tableau, qui représente deux jeunes garçons riants avec une bouteille de bière, a été dérobé au cours des premières heures de la matinée au musée Hofje van Mevrouw van Aerden de Leerdam, à 60 km au sud d’Amsterdam. Il avait déjà été volé dans ce même musée en 2011 et 1988 avant d’être retrouvé respectivement six mois et trois ans plus tard.

La fréquentation du Louvre dégringole

Arts et spectacles

La fréquentation du Louvre dégringole

Agence France-Presse
PARIS — Faute de visiteurs extra-européens à cause de l’épidémie de la COVID-19, la fréquentation du Louvre, le plus grand musée du monde, a chuté pendant l’été: une baisse de 75% en juillet et de 60% en août, par rapport aux deux mois correspondants de 2019, a indiqué le musée jeudi.

Selon les chiffres communiqués à l’AFP par sa direction et qui prennent en compte les réservations jusqu’à la fin août, le Louvre aura reçu quelque 550 000 visiteurs en juillet et août, dont près de 80% de Français.

<em>Kahlo-Rivera </em>: heures prolongées au MNBAQ

Arts et spectacles

Kahlo-Rivera : heures prolongées au MNBAQ

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
L’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain est victime de sa popularité — et des conditions sanitaires imposées par la COVID-19.

Afin de répondre à la demande, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a décidé de prolonger les heures d’ouverture du mercredi 2 au samedi 5 septembre, de 9 h à 21 h.

Le British Museum met en lumière le passé esclavagiste de son fondateur

Arts et spectacles

Le British Museum met en lumière le passé esclavagiste de son fondateur

Agence France-Presse
LONDRES — Le British Museum a retiré de son piédestal le buste de son fondateur, Hans Sloane, enrichi grâce au trafic d’esclave, pour l’exposer dans une vitrine en rappelant ses activités, a indiqué mardi le directeur du musée Hans Hartwig.

Le buste de Hans Sloane, qui a également donné son nom à une place d’un quartier chic de Londres, a été placé dans une vitrine où il est présenté comme un «médecin, collectionneur, érudit, philanthrope et propriétaire d’esclaves», a expliqué le directeur dans un communiqué, soulignant «la complexité et l’ambiguïté de l’époque».

Une rencontre culturelle inédite en septembre

Arts et spectacle

Une rencontre culturelle inédite en septembre

Léa Martin
Léa Martin
Le Soleil
Septembre sera le Mois des Galeries pour l’Association des gens d’affaires du Vieux-Port de Québec qui présentera, tous les samedis, une rencontre culturelle inédite pour découvrir les œuvres exposées dans le plus vieux quartier de la Capitale-Nationale. 

Le public aura l’occasion de créer son propre parcours de visite guidée pour découvrir le travail des artisans d’ici et d’ailleurs, accompagné des artistes, artisans et galeristes. Pour se faire, il suffit de réserver en ligne avec une des 16 galeries participantes afin de profiter de l’événement dans le respect des règles sanitaires. 

La balade entre les boutiques et galeries permet aussi de profiter de la beauté du quartier, de prestations musicales, ainsi que de la La Grande Tablée du Vieux-Port de Québec qui propose un restaurant à ciel ouvert grâce aux nombreuses terrasses qui s’y trouvent. 

L’événement aura lieu les 5, 12, 19 et 26 septembre prochains.

<em>Chronosculpture</em> de Jérôme Trudelle: se jouer du désordre

Expositions

Chronosculpture de Jérôme Trudelle: se jouer du désordre

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Jérôme Trudelle expose depuis plusieurs années des sculptures suspendues, éthérées, où des corps s’étiolent en nuées blanches. Pour son exposition de fin de maîtrise, il s’est donné le défi du désordre et du mouvement, dans un dense fouillis de masses et de lignes colorées.

Chronosculpture, son installation parcourue de trajectoires et d’explosions, rappelle les constructions obsédantes de David Altmejd — dont l’œuvre The Flux et de Puddle, confinée au Musée national des beaux-arts du Québec.

Rémy Bélanger de Beauport, digne héritier de Charlotte Moorman

Expositions

Rémy Bélanger de Beauport, digne héritier de Charlotte Moorman

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Elle a orchestré les coups d’audace au Festival d’avant-garde de New York au début des années 60 et a marqué son époque avec des interprétations appliquées d’œuvres radicalement inusitées. Pourtant, les livres d’histoire ont peiné à porter le nom de Charlotte Moorman jusqu’à ceux qui suivent ses pas.

C’est le cas de Rémy Bélanger de Beauport qui a décidé de lui rendre hommage et de s’inscrire dans son sillon le temps d’une résidence au Lieu. «De Beauport» n’est pas une simple indication du patelin dont est originaire le musicien. S’inspirant des personnages d’À la recherche du temps perdu de Proust, Rémy Bélanger s’est inventé un patronyme à particule qu’il porte depuis 15 ans avec une certaine ironie, puisque Beauport est «l’endroit le moins noble» qu’il ait connu.

Nouvelle œuvre des Passages insolites devant le parlement de Québec

Expositions

Nouvelle œuvre des Passages insolites devant le parlement de Québec

Léa Martin
Léa Martin
Le Soleil
Une seule œuvre du parcours d’art public Passages insolites verra le jour cette année. Sommet de la montagne, de l’artiste Charles-Étienne Brochu, sera érigée sur le parvis de l’hôtel du Parlement le 10 septembre, à 13h.

Cette nouvelle œuvre installée à l’Assemblée nationale donne le ton du futur parcours bonifié. «Le printemps 2020 a particulièrement bouleversé nos habitudes et notre quotidien. Néanmoins, l’Assemblée nationale se veut porteuse d’espoir en insufflant un peu de couleur et de nouveauté à la colline Parlementaire», a déclaré le président de l’Assemblée nationale, François Paradis dans un communiqué. «La population est invitée à découvrir cette œuvre d’art qui se veut à la fois le symbole de notre résilience commune et celui de la dualité qui caractérise nos institutions à la fois fragiles et vigoureuses». 

EXMURO arts publics a partagé un premier aperçu de l’œuvre sur sa page Facebook mardi matin. Une sculpture colorée qui représente un château de cartes à l’image de la société québécoise qui se construit jour après jour. Par exemple, une des images sur les cartes montre un porte-voix qui représente la parole citoyenne et la prise de position. Une autre image de groupe symbolise, elle, l’idée de solidarité. 

L’artiste numérique de Québec Charles-Étienne Brochu est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Il sera possible de contempler son travail devant le Parlement jusqu’à l’automne 2021. 

Le parcours d’art public Passages insolites a dû être annulé cette année à cause de la pandémie. Le projet financé par la Ville de Québec et réalisé par EXMURO depuis 2014 vise à faire cohabiter les œuvres avec le patrimoine local. 

Le Musée canadien de la nature ouvre le 5 septembre... mais on peut déjà le visiter «à 360 degrés»

Exposition

Le Musée canadien de la nature ouvre le 5 septembre... mais on peut déjà le visiter «à 360 degrés»

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
« Il est temps de relâcher les dinosaures ! » se réjouit le Musée canadien de la nature (MCN), qui prévoit  d’accueillir à nouveau le grand public le samedi 5 septembre, juste à temps pour la fin de semaine de la fête du Travail.

La réouverture des portes se fera en réalité dès le 29 août, mais l’accès sera réservé aux membres pendant deux jours (les 29 et 30 août), a détaillé lundi le musée d'Ottawa... qui a aussi mis en ligne une vidéo immersive permettant de visiter virtuellement ses galeries, dans un parcours à 360 degrés.

Toutes les galeries permanentes seront accessibles, lors de cette grande réouverture automnale.

En outre, une nouvelle «attraction» attend les visiteurs. Il s’agit d’une représentation de la Terre de sept mètres de diamètre, suspendue au plafond de l’atrium. Cette œuvre intitulée Gaia est signée par l’artiste britannique Luke Jerram. Le musée devait procéder à son dévoilement en avril dernier, à l’occasion de la Journée de la Terre, mais en a été empêché par sa fermeture, liée au contexte pandémique. 


Planète glace

Il faudra toutefois attendre le 25 septembre pour découvrir l’exposition Planète glace : les mystères des âges glaciaires, que le MCN présentera en primeur mondiale.

Produite par le musée, Planète glace s’intéresse au rôle de premier plan que la glace et le froid jouent dans la formation de notre planète. Elle retrace l’histoire de la Terre, en parcourant plus de 80 000 années, et s’appuie sur quelque 120 modèles et artefacts.

L’exposition sera à l’affiche jusqu’au 3 janvier 2021, après quoi elle entamera sa tournée internationale, précise le Musée par voie de communiqué.

Pour assurer la santé et la sécurité des visiteurs et celles de ses employés, l’institution rappelle que des procédures sanitaires et de distanciation physique seront mises en place.

Seules 250 personnes seront admises à la fois dans le Musée. «Les visiteurs auront donc plus d’espace et éviteront les engorgements», soutient le musée.

La billetterie fonctionnera exclusivement sur un  système de réservations en ligne. Les billets seront horodatés, avec des créneaux horaires de 15 minutes. 

De plus, «certaines zones interactives à contact élevé demeureront fermées», précise le MCN, en mentionnant «la clinique de soins aux oiseaux, le navire de recherche dans l’Arctique et le Café Nature»

Les Ateliers de la Maison Mère : résidence au cœur du cratère

Arts visuels

Les Ateliers de la Maison Mère : résidence au cœur du cratère

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Baie-Saint-Paul — Si le paysage verdoyant et montagneux du cratère de Charlevoix a inspiré bien des artistes, il y manquait un lieu rassembleur pouvant offrir des équipements, des locaux et des résidences. Le centre de production en art actuel Les Ateliers, qui a officiellement ouvert en février, est devenu cet été le havre de création tant espéré.

Au milieu de l’hiver, l’OBNL Les Ateliers a pu annoncer qu’il allait accueillir une quinzaine d’artistes dans des ateliers permanents. Du nombre, il y a les photographes Louis Laliberté et Francis Gagnon (qui immortalise le Festif!), Pierre Bouchard, Jimmy Perron et Karine Locatelli, qui rêvait depuis des années de produire entourée de ses pairs à la Maison Mère — fort inspirant projet hybride logé dans l’ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie.

Musée de l’Auberge Symmes : la mémoire de la rivière

Patrimoine

Musée de l’Auberge Symmes : la mémoire de la rivière

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Située dans le Vieux-Aylmer, secteur de Gatineau où l’on préserve avec fierté le patrimoine bâti, le Musée de l’Auberge Symmes a transformé un hôtel ancestral en petit musée dédié au patrimoine régional.

Le magnifique bâtiment en pierres qui surplombe la rivière des Outaouais remonte à 1831, quand le fondateur de la ville d’Aylmer, Charles Symmes, fit construire cet hôtel où les voyageurs en provenance de Montréal avaient pris l’habitude de faire halte, avant de remonter la rivière en bateau à vapeur, vers le nord-ouest. (À cause des chutes Chaudière, ils devaient d’abord débarquer à Hull – Wrightstown, à l’époque – et se rendre en diligence jusqu’à l’auberge.) 

L’Auberge Symmes a eu différentes vocations au fil des siècles. 

Dans les années 90, la bâtisse a notamment servi de petite salle de spectacles, tandis que son deuxième étage était occupé par une galerie d’art (lesquels allaient devenir le Cabaret La Basoche et L’espace Pierre Debain, une fois déménagés), rappelle le président du Musée, Gilles Laroche.  

«Kevin Parent, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe sont passés par là, quand ils ont commencé leur carrière», Jouant devant à peine quelques dizaines d’initiés, retrace-t-il. 

L’édifice a été classé monument historique en 1975, puis désigné lieu historique national du Canada en 1976. Cette noblesse retrouvée lui a permis de faire l’objet d’importantes restaurations en 1978-79: «La bâtisse a été entièrement [et fidèlement] reconstruite, grâce à une peinture d’époque de William Henry Bartlett», résume M. Laroche.

Le musée s’y est installé en 2003. Depuis 2016, on peut y découvrir l’exposition permanente L’Auberge Symmes: fenêtres sur l’Outaouais.  Spécialiste de la région, l’historien Roger Blanchette a supervisé le contenu de cette exposition où, d’étage en étage, s’entremêlent l’histoire de l’auberge, celle de son fondateur et celle de l’Outaouais.

L’exposition rappelle le rôle fondamental joué par la rivière des Outaouais dans le développement de la région. En parallèle, elle met en valeur le rôle «économique, social et culturel» qu’a tenu le site de l’auberge, qui sera tour à tour «débarcadère, route de passage, centre d’activité industrielle, corridor des vapeurs et sentier de loisirs».

Une ambitieuse exposition comme test face à la COVID-19

Expositions

Une ambitieuse exposition comme test face à la COVID-19

Agence France-Presse
TOKYO — Une exposition phare ouvre vendredi à Tokyo, avec une débauche d’œuvres d’artistes célèbres dans l’un des plus prestigieux musées d’art contemporain de la capitale japonaise. Mais face à la pandémie, son ambition de succès populaire s’est transformée en défi.

Après cinq mois de fermeture, le musée Mori accueille de nouveau les visiteurs avec STARS, l’une de ses expositions les plus spectaculaires de ces dernières années.

<em>Racines</em>, l’ultime tableau de Van Gogh, livre son secret

Arts et spectacles

Racines, l’ultime tableau de Van Gogh, livre son secret

Agence France-Presse
PARIS — Racines, l’ultime tableau qu’a peint Vincent Van Gogh le jour de sa mort, a livré son secret: une ancienne carte postale a été retrouvée montrant un taillis où figurent les mêmes racines, a révélé mardi le directeur scientifique de l’Institut Van Gogh d’Auvers-sur-Oise.

La découverte a été faite alors qu’il classait tranquillement chez lui des documents pendant le confinement en avril, a expliqué Wouter van der Veen. «Mon œil a été accroché par un détail sur une carte postale, un détail qui figurait sur le dernier tableau de Van Gogh. La configuration des racines et des troncs sur la carte postale correspondait à celle sur le tableau.»

Des gravures de Picasso enlevées de leur écrin endommagé par Breivik

Arts

Des gravures de Picasso enlevées de leur écrin endommagé par Breivik

Agence France-Presse
OSLO — Deux immenses gravures murales dessinées par Pablo Picasso ont été détachées lundi pour être extraites d’un bâtiment d’Oslo promis à la démolition, a annoncé l’opérateur de ce chantier délicat et controversé.

Enchâssées dans de grandes structures métalliques, les deux œuvres monumentales dessinées par le génie espagnol et gravées par l’artiste norvégien Carl Nesjar, vont être très lentement déplacées (moins de 1 km/h) via un engin adapté. Elles seront transférées vers un lieu de stockage situé à quelques dizaines de mètres de là, a annoncé Statsbygg, l’entreprise publique norvégienne en charge du chantier.

Le Tate Modern toiletté pour sa réouverture lundi

Expositions

Le Tate Modern toiletté pour sa réouverture lundi

Agence France-Presse
LONDRES — Le Tate Modern, musée le plus visité de Londres avec le British Museum, a été toiletté, virus oblige, pour rouvrir lundi et accueillir des visiteurs ayant réservé sur internet, si possible masqués, que des parcours fléchés emmèneront à travers collections et expositions.

Fermé pendant quatre mois, le jeune musée (il a eu 20 ans en mai) s’apprête à recevoir dans un premier temps surtout des visiteurs britanniques, la pandémie du nouveau coronavirus ayant durablement éloigné les touristes qui composaient près de la moitié de ses 6 millions de visiteurs par an.

Des sculptures monumentales de Miro, Calder et Rodin vendues à Paris

Arts et spectacles

Des sculptures monumentales de Miro, Calder et Rodin vendues à Paris

Agence France-Presse
PARIS — Quarante-et-une sculptures monumentales de Calder à Rodin, qui avaient été rassemblées par le marchand d’art français Paul Haim, vont être exposées à Paris et vendues aux enchères par Christie’s en octobre, a annoncé jeudi la maison de ventes.

Une mosaïque de plus de sept mètres de long de Zao Wou-Ki, estimée entre 1,5 et 3 M$, un bronze peint de Miro La Caresse d’un oiseau, estimé entre 6 et 9 M$ un nu monumental en bronze de Rodin, estimé entre 775 000 et 1,1 M$ seront parmi les clous de la vente.

Le Musée d’Orsay nie avoir rompu son partenariat avec le MBAM

Expositions

Le Musée d’Orsay nie avoir rompu son partenariat avec le MBAM

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le Musée d’Orsay n’a pas mis fin à sa collaboration avec le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM), contrairement à ce que rapportait une publication spécialisée cette semaine.

Le site The Artnewspaper a publié jeudi un article affirmant que plusieurs dirigeants de musées d’art, principalement en France, s’indignaient du congédiement abrupt de la directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, Nathalie Bondil.

L’article affirmait que le Musée d’Orsay, à Paris, était «le premier musée à annoncer qu’il suspend sa coopération avec le musée montréalais en annulant la partie canadienne d’une exposition commune consacrée au naturaliste Charles Darwin».

Selon la directrice des communications du Musée d’Orsay, cette information est erronée.

«Contrairement à ce qui est rapporté par The Artnewspaper», la présidente des musées d’Orsay et de l’Orangerie, Laurence des Cars, «n’a pas déclaré rompre toute collaboration avec le Musée des Beaux-Arts», a écrit Amélie Hardivillier dans un courriel transmis vendredi à La Presse Canadienne.

Elle précise que Mme des Cars n’a eu jusqu’à maintenant «aucune nouvelle» de la direction du MBAM concernant l’exposition «Les origines du monde», organisée conjointement par les deux institutions.

«Aucune décision n’est prise à ce stade concernant l’étape à Montréal et l’exposition aura bien lieu au Musée d’Orsay à partir du 10 novembre», ajoute-t-elle.

Nathalie Bondil a déclaré avoir été congédiée de son poste de directrice générale et conservatrice en chef parce qu’elle remettait en question certaines décisions, et non en raison d’un climat de travail toxique comme le prétend le conseil d’administration de l’institution.

En annonçant lundi qu’il montrait la porte à Mme Bondil, le conseil d’administration avait expliqué que c’était en raison de «témoignages troublants d’employés faisant état d’une détérioration évidente du climat de travail».

<em>Imagine Van Gogh</em>: grandes projections en petit comité [PHOTOS + VIDÉO]

Arts et spectacles

Imagine Van Gogh: grandes projections en petit comité [PHOTOS + VIDÉO]

Guillaume Mazoyer
Guillaume Mazoyer
Le Soleil
Une petite touche de Provence, signée Vincent Van Gogh, s’invite à Québec pour le reste de l’été. Malgré les circonstances entourant la pandémie, le Centre des congrès a su repenser l’exposition immersive Imagine Van Gogh et présente en « image totale » les œuvres des deux dernières années de la vie du maître peintre, du 18 juillet au 13 septembre 2020.

C’est lors d’un vendredi gris et pluvieux que les couleurs et la chaleur des tableaux de Vincent Van Gogh sont venues réchauffer pour la première fois devant public le centre-ville de Québec. Au Centre des congrès, les spectateurs – après s’être lavé les mains – découvrent deux zones, l’une pédagogique, l’autre, immersive.

Deschambault, contrée d'art vivace

Expositions

Deschambault, contrée d'art vivace

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
Entre le fleuve scintillant et les champs d’herbes folles de Portneuf, les bâtiments de pierre grise de Deschambault offrent un havre de paix aux mélomanes, aux amateurs d’arts visuels et aux férus d’histoire. Ici, on trouve des œuvres d’art même chez l’antiquaire.

Comme chaque année intercalaire de la Biennale du lin, le Moulin de La Chevrotière et le Vieux Presbytère accueillent tout l’été une exposition d’art actuel auprès de ses expositions permanentes qui expliquent l’histoire du village et des ouvriers qui l’ont construit. On présente depuis la fin juin Volonté de fer, le troisième volet d’une série autour des matériaux fondateurs (bois, pierre et métal) orchestrée par la commissaire Carole Baillargeon.

Un tableau d’Alex Colville bat un record

Arts et spectacles

Un tableau d’Alex Colville bat un record

La Presse Canadienne
TORONTO — Un tableau d’Alex Colville a battu un record de prix pour l’une de ses oeuvres lors d’une vente aux enchères tenue à Toronto mercredi.

La toile Dog and Bridge, peinte en 1976, s’est vendue pour plus de 2,4 millions $, soit le double de sa valeur estimée. L’œuvre appartenait à des particuliers depuis des décennies et n’avait jamais été mise aux enchères auparavant.