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Jean-Pierre Morin se joint à la Galerie 3

L’artiste Jean-Pierre Morin sera dorénavant représenté par la Galerie 3.

Figure marquante de la sculpture des 30 dernières années, il a été courtisé par plusieurs galeries depuis qu’il a quitté la galerie Lacerte. Il a arrêté son choix sur la dynamique galerie en art actuel de Québec, qui le représentera au Canada, alors que Space Gallery, à Denver, continue de le représenter aux États-Unis, nous indique Abdelilah Chiguer, copropriétaire de la Galerie 3. 

Jean-Pierre Morin crée des sculptures formalistes, aériennes, dansantes et organiques, tant pour les collectionneurs qu’en art public — il a crée une vingtaine d’œuvres pour le programme d’intégration des arts à l’architecture. On peut notamment voir sa sculpture Trombe à l’entrée du pavillon central du Musée national des beaux-arts du Québec.

Son atelier est situé dans Limoilou. On pourra voir son premier solo à la Galerie 3 à l’automne 2019.  

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Deux chercheuses d’or à Regart

Regart accueille le travail de deux artistes de Brooklyn, Jillian McDonald et Charlotte Becket, qui explorent l’imaginaire de la ruée vers l’or dans l’exposition «El Dorado».

Même si elles enseignent toutes deux au département d’art de l’Université Pace, à New York, et ont de nombreuses années de pratique derrière elles, elles cohabitent pour la première fois dans un centre d’artistes. Leur exposition amorce un nouveau cycle de programmation à Regart, axé sur la collaboration.

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Les balades forestières de Marc-Antoine Cloutier

«Consulter une carte / Tenter de s’orienter / De vagues repères.» Marc-Antoine Cloutier a élaboré une méthodologie poétique pour garder les traces de ses expéditions dans un territoire en métamorphose. Avec «Terres isolées: au nord du deuxième lac», présentée à la Galerie d’art du Trait-Carré, il signe une exposition où le paysage est intimement lié à l’écorce, au bois et à la marche en forêt.

Le lieu d’exposition, avec ses murs de bois, ses rideaux de dentelle et son foyer de pierres, cadre très bien avec la production du jeune artiste, qui a raflé (ex æquo) le prix René-Richard 2018 et le prix de La Chambre Blanche lors de l’exposition des finissants en arts visuels de l’Université Laval, l’an dernier.

À la Chambre blanche, il a justement pu explorer un nouvel outil, l’imprimante laser, avec laquelle il a transposé des images sur de l’écorce. D’abord une carte du territoire situé au nord du lac Saint-Joseph, que l’artiste a sillonné pour créer les œuvres présentées. Puis, les étapes de sa recherche, rassemblées en bribes poétiques. Finalement, trois petites photographies des grands sillons creusés dans la forêt (Les rangs, 3 de 7), découpés par la silhouette des conifères. Le triptyque, accroché au-dessus de l’âtre, montre une forêt touffue et texturée, presque comme du velours.

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Manif d’art 9, une biennale en constellations

S’inspirant des mots de Leonard Cohen «Si petits entre les étoiles, si grands contre le ciel», Manif d’art 9 — La biennale de Québec permettra de déployer l’art actuel dans la capitale enneigée. Une exposition collective au Musée des beaux-arts du Québec (MNBAQ), 15 solos dans d’autres espaces d’exposition et une dizaine d’œuvres dans l’espace public sont au menu, du 16 février au 21 avril.

«La Biennale n’est pas seulement une exposition parmi tant d’autres, mais un événement, une constellation qui mobilise toute la ville et ses institutions culturelles», indique Jonathan Watkins, le commissaire de cette neuvième édition, la deuxième en partenariat avec le MNBAQ. Inspiré par la vastitude et la beauté du territoire ainsi que par les forêts et montagnes qui entourent Québec, le commissaire a rassemblé des artistes qui réfléchissent et explorent  le cosmos, le quotidien et les questions écologiques. Il a travaillé en collaboration avec la commissaire adjointe, Michelle Drapeau, et un comité artistique.

L’exposition collective qui logera dans le pavillon Lassonde permettra de «proposer une réflexion sur l’avenir de notre planète et notre place dans le monde», note Jean-Luc Murray, nouveau dg du MNBAQ. Une vingtaine d’artistes y présenteront des créations. Il y aura notamment Patrick Bernatchez, qui travaille avec les variations de lumière du Soleil; Caroline Gagné, qui a exploré les glaciers au large de Terre-Neuve; ainsi que Jim Holyoak et Matt Shane, qui préparent une grand écosystème fantasmagorique dessiné. Le Tchèque Kristof Kintera propose des visions apocalyptiques sur le gaspillage et l’obsolescence programmée, alors que Fanny Mesnard crée des mythologies personnelles liées à la nature… Bref, il devrait y avoir de beaux liens à faire entre ces propositions entremêlant art, humain et nature.

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«La petite vie» à Pointe-à-Callière

Les millions de téléspectateurs qui étaient rivés devant leur écran pour chaque épisode de «La petite vie» il y a 25 ans se sont sans doute déjà demandé comment ce serait d’entrer dans le coloré logement de la famille Paré.

L’exposition interactive consacrée à la populaire comédie, qui s’installera au musée Pointe-à-Callière de Montréal à compter de mercredi, permettra aux visiteurs de le faire. Ils pourront aussi pénétrer à bord de la voiture familiale avec son téléviseur sur le capot, se photographier dans le lit vertical de Popa et Moman et observer tous les exemplaires de pâtés chinois concoctés par Thérèse.

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Les chorégraphies au rouleau de Nathalie Thibault

Nathalie Thibault a trouvé un titre parfait pour évoquer son travail en peinture, à la fois gestuel et contrasté: «Parades et ripostes». Deux termes propres à l’escrime, mais aussi des mots qui peignent dans notre esprit de glorieux défilés scintillants et des réponses vives, précises et contestataires.

Celle dont on a vu le travail dans plusieurs évènements collectifs (dont une exposition dans le futur Diamant) et divers centres d’artistes présente sa première exposition solo à Québec depuis belle lurette. Une initiative d’Anne D’Amours Mc Donald, fondatrice de la Galerie.a, un nouveau joueur sur le marché de la représentation des artistes en art actuel à Québec. 

On reconnaît d’abord les œuvres de Nathalie Thibault à leurs formes oblongues (bien que la règle ne soit pas absolue). «L’idée de travailler avec cette forme est venue de ma première expérimentation sur une planche de skateboard, indique-t-elle. C’était un support plus restreint au niveau gestuel, moins satisfaisant pour moi, mais une fois agrandie, je me suis aperçue que la forme oriente vraiment mes actions.»

Nous sommes dans son atelier, au troisième étage d’un vieil immeuble de la rue de la Barricade, entre le Musée de la civilisation et la Caserne Dalhousie. On voit danser les reflets des nuages et d’un clocher par les fenêtres. Les plantes, les outils et la peinture sont disposés au fond de la pièce lumineuse, le sol est couvert par une pluie de gouttelettes colorées. Tout y est vivant et joyeux.

Après s’être fait déloger du Vieux-Limoilou, puis d’un immeuble de Saint-Roch qui devait accueillir des bureaux ou des condos, l’artiste a fait son nid dans le Vieux-Port. Le papier peint dans l’escalier date d’une autre époque, on entend l’eau circuler dans les tuyaux, l’ascenseur est condamné, mais dans les locaux aux hauts plafonds où tout a été repeint en blanc et tout est calme, plusieurs créateurs ont trouvé leur compte.

Beaux accidents

Nathalie Thibault a presque autant de rouleaux à peinture que de pinceaux. L’outil lui permet, en un geste, d’étaler plusieurs couleurs, de créer de fascinants dégradés et de créer des effets tubulaires, presque 3D. «C’est un geste plus mécanique, qui me sort de la gestuelle lyrique et qui est plus difficile à contrôler qu’un pinceau, ce qui crée de beaux accidents», note l’artiste. 

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Les corps inventés de Bernard Paquet

Les petits formats de Bernard Paquet donnent l’impression de voir les images que capterait une caméra à l’intérieur d’un corps inventé et incandescent. Conjuguant les ocres jaunes et les rouges sur la toile, le peintre décline son sujet au gré d’explorations picturales aux textures variées, à la Galerie des arts visuels.

L’exposition s’intitule La fabrique du corps, un hommage au premier véritable traité de morphologie humaine, De humani corporis fabrica libri septem (À propos de la fabrique du corps humain en sept livres), publié par Andreas Vesalius en 1543.

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L'artiste Banksy au cœur d'un imbroglio belge

BRUXELLES — L'artiste urbain britannique Banksy se retrouve malgré lui au cœur d'un imbroglio en Belgique, où la justice a fait placer sous séquestre 58 de ses œuvres en raison d'un défaut d'assurance, découvert tardivement par un exposant bruxellois.

L'information, révélée jeudi par le quotidien belge L'Écho qui a qualifié la décision d'«extrêmement rare», a été confirmée vendredi à l'AFP par l'avocat de l'exposant.

«Ma cliente est une petite ASBL [association] qui ne faisait que mettre à disposition un espace d'exposition. On a voulu se protéger face à un énorme risque», a affirmé Me Stanislas Eskenazi.

L'affaire est complexe. L'exposition Banksy Unauthorized, ouverte début novembre dans un espace dédié au street-art et géré par l'ASBL Strokar, était comme son nom l'indique organisée sans l'accord du célèbre artiste natif de Bristol en Angleterre.

Déjà passée par plusieurs villes européennes dont Berlin, selon Me Eskenazi, elle montrait 58 œuvres d'une valeur totale estimée à quelque 23 millions$... Des peintures, photos ou sérigraphies issues pour la plupart de collections privées, et rassemblées par Steve Lazarides, ancien agent de Banksy avec qui ce dernier a rompu en 2009.

Agissant comme une sorte d'intermédiaire, une société établie en Allemagne, On Entertainment, avait sollicité Strokar pour exposer dans la capitale belge. La firme affirmait bénéficier des droits et autorisations pour montrer ces oeuvres.

Mais dans quelles conditions ces droits d'exposition lui ont-ils été concédés? Quid des assurances? Et les collectionneurs propriétaires savaient-ils où et comment leurs oeuvres voyageaient?

Ces questions doivent désormais être éclaircies par la justice belge dans les mois à venir, dans une procédure au fond opposant Steve Lazarides et sa société Lazinc à On Entertainment.

Selon Me Eskenazi, la firme allemande n'a pas souhaité produire les contrats d'assurance des oeuvres quand Strokar les lui a demandés alors que l'exposition était déjà en cours. «Ils ont dit: "c'est notre problème, pas le vôtre"», affirme l'avocat.

Face à ces incertitudes et au risque de problèmes en cas de vol ou dégradations, l'association a préféré saisir «en extrême urgence» le tribunal de commerce de Bruxelles. Celui-ci a désigné cette semaine un huissier pour mettre les oeuvres sous séquestre. Chose faite jeudi.

Les œuvres en question «paraissent être exposées sans l'accord des détenteurs légitimes de droits sur elles» et «pas régulièrement assurées», a justifié le tribunal de commerce, selon l'Echo.

«Il y a des raisons de craindre pour leur intégrité, de sorte qu'il apparaît nécessaire de les sécuriser au plus vite», a-t-il ajouté.

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Banksy le protestataire exposé à Milan

MILAN — On ignore qui il est. Mais ses œuvres suscitent un engouement rare. Jusqu'au 14 avril, Milan invite à découvrir le mystérieux street-artiste britannique Banksy, qui a fait de ses œuvres un moyen d'expression et de protestation.

Cette exposition organisée par le Mudec est «la première de Banksy dans un musée public, à l'exception de celle de Bristol réalisée par l'artiste mais qui était plus une extraordinaire performance», souligne le commissaire Gianni Mercurio.

Celle-ci n'a pas été autorisée par Banksy et la monter fut «très difficile; ce fut comme travailler avec un fantôme», explique-t-il.

L'identité de Banksy est un mystère bien gardé depuis ses débuts dans les années 1990. De lui, on connaît sa nationalité (britannique), sa ville d'origine (Bristol), sa page Instagram aux 5 millions d'abonnés et son site internet où il met en ligne ses œuvres, sans autre commentaire.

«Banksy doit une grande partie de son succès, ou plutôt de sa popularité, au fait d'être un artiste anonyme. C'est une contradiction en soi: la notoriété à travers l'anonymat», note le commissaire.

L'art derrière le mythe

Pour l'exposition, M. Mercurio explique avoir choisi «une approche un peu académique» pour construire ce parcours baptisé L'art de Banksy. Une protestation visuelle.

«Je veux faire comprendre au public qui est Banksy en tant qu'artiste et pas seulement comme phénomène médiatique. Il est devenu un mythe et cela a conduit à faire passer au second plan son art, son travail en tant que tel», explique-t-il.

L'exposition commence par une plongée dans les sources d'inspiration de Banksy, du situationnisme à Mai 68, puis sonde le thème de la rébellion, fétiche à l'artiste.

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L'Italie veut renégocier le prêt de tableaux de Da Vinci au Louvre

ROME - L'Italie veut renégocier l'accord de prêt de tous ses tableaux de Léonard de Vinci au Louvre en 2019, à l'occasion d'une exposition marquant les 500 ans de sa mort, ont indiqué les médias italiens samedi.

La secrétaire dÉtat à la Culture, Lucia Borgonzoni, membre de la Ligue (extrême droite), a déclaré au Corriere della Sera que les termes de l'accord signé par l'ex-ministre de la Culture Dario Franceschini étaient "inconcevables".

«Léonard est italien, il est seulement mort en France», a-t-elle expliqué à propos du célèbre artiste de la Renaissance, né en Italie en 1452 et décédé en France en 1519.

«Le prêt de ces tableaux au Louvre placerait l'Italie à la marge d'un événement culturel majeur», a-t-elle ajouté.

En 2017, l'Italie s'est engagée à prêter tous ses tableaux de Leonard de Vinci au Louvre pour son exposition en 2019 à l'occasion des 500 ans de sa mort.

«Nous devons rediscuter de tout. Lorsque l'autonomie des musées est en jeu, l'intérêt national ne peut pas arriver en second. Les Français ne peuvent pas tout avoir», a-t-elle poursuivi.

L'accord franco-italien prévoit aussi que le Louvre prête les oeuvres d'un autre éminent peintre de la Renaissance, Raphaël, au musée des Ecuries du Quirinal pour une exposition en 2020, là aussi pour célébrer les 500 ans de sa mort.

«La plupart des oeuvres de Raphaël sont déjà en Italie. De plus, Paris dit que seules les peintures déplaçables peuvent nous parvenir, sans préciser lesquelles», a expliqué Borgonzoni.
Mme Borgonzoni n'avait dans l'immédiat pas répondu samedi aux questions par mail de l'AFP.