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Expositions

La traditionnelle expo familiale du MNBAQ est ouverte

Le Musée national des beaux-arts du Québec a pour tradition de renouveler sa galerie famille à l’approche des Fêtes.

Cette année ne fait pas exception avec Ensemble[s]. Marie-Renée Bourget-Harvey a désiré transformer le lieu en un espace d’exploration ludique en utilisant des objets, du mobilier et des matériaux provenant de la réserve du MNBAQ ou d’ailleurs afin d’en faire une exposition écoresponsable. Il y aura une grande journée d’ouverture gratuite samedi, de 10h à 14h. Ensemble[s] se poursuivra jusqu’au 15 novembre 2020.

Expositions

Gabrielle Bélanger: échos des îles friables

Les rencontres humaines, comme les voyages, sont souvent des plongées dans l’inconnu. Gabrielle Bélanger en a fait la pierre d’assise de sa démarche de création. Après être allée à la rencontre des itinérants et des travailleuses du sexe, l’artiste a créé avec les Madelinots, qui lui ont parlé de leurs points d’ancrage sur un territoire qui s’effrite.

Avec sa carriole mobile, la jeune femme est partie à l’aventure cet été pendant six semaines partagées entre Havre-Aubert, Grande-Entrée et Cap-Aux-Meules. Son point de départ, lors de ses rencontres avec les gens, était une double question : «Pourquoi on décide de s’enraciner quelque part et pourquoi on décide de partir d’un lieu?» Sur un archipel où il y a de nombreux touristes de passage et que plusieurs doivent quitter pour étudier ou travailler, cette question a suscité de nombreux commentaires sur le territoire et les éléments de la nature.

Expositions

Laurent Craste, le bourreau des potiches

«Châtiment», la première exposition à Québec du céramiste Laurent Craste, montre des vases de porcelaine éventrés, crucifiés et décapités par des outils d’ouvriers. Une illustration surréaliste de lutte des classes, où l’artiste joue avec les symboles et les événements historiques.

Laurent Craste occupe l’espace à gauche de l’entrée de la Galerie 3, alors que Daniel Barrow (nous y reviendrons plus loin) expose des œuvres dans l’espace de droite. Dans sa série Sévices, un grand vase, serti de fleurs de lys et perforé par des fléchettes arborant le drapeau britannique, représente le général Montcalm. Trois vases crucifiés par leurs anses évoquent la mort du Christ, mais aussi les rebelles qu’on crucifiait à la porte des granges pendant la Révolution française. Laurent Craste s’amuse à agencer ses personnages de porcelaine pour créer de nouvelles scènes et de nouvelles résonances à chaque présentation.

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Un mini Mois Multi en 2020

À cause des travaux qui s’étirent dans la coopérative Méduse, le Mois Multi 2020 a bien failli ne pas avoir lieu. L’équipe de commissaires et la nouvelle directrice générale de Recto-Verso ont toutefois annoncé mardi que le festival d’arts multidisciplinaires et électroniques se tiendrait en format «condensé», du 5 au 9 février.

L’équipe de Recto-Verso, qui produit le Mois multi, souhaitait profiter de l’année de chamboulements pour réfléchir à l’avenir. En entrevue au Soleil août dernier, le directeur général Gaëtan Gosselin chiffrait les pertes de revenus de location de la salle Multi à 60 000 $. Un manque à gagner qui obligeait l’organisme à puiser dans ses légers surplus du Mois Multi. M. Gosselin évoquait alors un Plan A (une édition raccourcie) et un Plan B (un report à l’automne 2021) pour le festival. C’est le plan A qui a été retenu.

Expositions

Le MNBAQ acquiert un Lemieux

Le Musée national des beaux-arts du Québec a réalisé mercredi une acquisition majeure : «Les disciples d’Emmaüs» de Jean Paul Lemieux.

Le tableau rejoint une collection déjà impressionnante du peintre québécois composée d’une centaine d’œuvres (dont 45 peintures). La figure de proue de l’art moderne québécois a conçu cette œuvre en 1940, le premier d’une série de quatre, dit de la «période primitiviste» de l’artiste. 

Les visiteurs pourront voir Les disciples d’Emmaüs au cœur de l’exposition De silence et d’espace ainsi que Gabrielle Roy (1953), un portrait de l’auteure prêté au MNBAQ par l’Institut canadien de Québec.  

Expositions

Le mystère reste entier après un cambriolage spectaculaire en Allemagne

BERLIN — La police allemande restait dans le flou mardi après un cambriolage spectaculaire au musée de Dresde, où au moins deux personnes ont dérobé en seulement quelques minutes des joyaux du XVIIIe siècle d’une valeur inestimable.

Les autorités ont reconnu n’avoir aucune piste dans ce qui est décrit par les médias allemands comme le plus important vol d’œuvres d’art depuis la Seconde Guerre mondiale : elles ont continué à chercher des traces ADN, et passaient au crible mardi un stationnement où les malfaiteurs ont apparemment fait brûler une voiture utilisée pour fuir, a indiqué la police dans un communiqué.

À LIRE AUSSI: Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

Lundi, peu avant 5h, au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée de cette ville baroque de l’ex-RDA pour y dérober des parures datant du XVIIIe siècle.

Les bijoux faisaient partie du musée dit Grünes Gewölbe («Voûte verte»), situé dans un château de la ville, qui renferme l’une des plus importantes collections de trésors en Europe.

En quelques minutes seulement, ils se sont emparés de nombreux bijoux et pierres précieuses, dont le détail exact n’a toujours pas été dévoilé, même si le butin dans son ensemble était moins conséquent que redouté la veille.

«Plus d’objets ont été épargnés que nous le pensions. C’est une bonne chose qu’il faisait nuit, car beaucoup d’œuvres n’ont pas été remarquées», a déclaré mardi la directrice des collections d’art d’État de Dresde, Marion Ackermann.

La police a publié des photos d’objets dérobés, telles une épée sertie de plus de neuf gros diamants et 770 plus petits, d’or et d’argent, une épaulette garnie de plus de 200 diamants, ou encore une boucle faite de plus de 600 brillants.

Mme Ackermann avait parlé la veille d’un préjudice d’une valeur historique et culturelle «inestimable» et non chiffrable.

«Cambriolage maladroit»

Une vidéo diffusée par la police montre deux malfaiteurs pénétrer dans une salle du musée munis de lampes de poche. Puis l’un des deux, qui porte une capuche, brise à coups de hache une vitrine.

Un incendie a détruit un transformateur électrique situé à proximité et a, semble-t-il, désactivé les alarmes du musée et l’éclairage des rues adjacentes.

«Les malfaiteurs ont fait preuve d’une forte détermination criminelle en s’en prenant au trésor», a estimé mardi le responsable de la sécurité du musée, Michael John, ce qui explique que les deux gardiens ont préféré appeler la police plutôt que d’intervenir eux même.

Jörg Kubiessa, directeur de la police de Dresde, avait parlé lundi soir d’un acte «bien préparé», évoquant une possible «bande» criminelle à l’origine du vol.

«C’était un cambriolage plutôt maladroit. Si cela avait été planifié de façon méticuleuse, ils auraient été bien plus sophistiqués», estime de son côté Tobias Kormind, directeur du détaillant de diamants britannique 77diamonds.

Il s’agit du deuxième vol d’importance en Allemagne ces dernières années : en 2017, une pièce d’or géante de 100 kilos, d’une valeur d’environ 3,75 millions d’euros, avait été dérobée au Bode-Museum de Berlin.

Plusieurs auteurs présumés du vol, membres d’un clan familial criminel d’origine libanaise, sont traduits en justice. La pièce aurait été fondue.

«Patrimoine culturel mondial»

Après avoir neutralisé les alarmes du musée, les malfaiteurs se sont introduits dans la chambre forte verte d’Auguste le Fort, prince-électeur de Saxe et roi de Pologne au XVIIIe siècle.

À partir de 1723, Auguste II, dit Auguste le Fort, a entreposé dans ce musée, construit au XVIe siècle, sa collection personnelle, associée à des bijoux et œuvres de la Renaissance ou d’art Baroque.

Une partie du musée, un des plus anciens d’Europe, a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale lors du bombardement allié du 13 février 1945, avant d’être reconstruite.

Le musée est réputé posséder une des plus importantes collections de trésors en Europe, composée d’orfèvrerie, de pierres précieuses, de porcelaine, de sculptures d’ivoire et d’ambre, de bronzes et de récipients sertis de pierreries.

Pour le directeur du musée, les parures dérobées faisaient «partie du patrimoine culturel mondial».

Expositions

Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

BERLIN — Trois parures de diamants du XVIIIe siècle, d’une valeur «inestimable», ont été volées lundi matin dans un musée de Dresde en Allemagne qui possède une collection de trésors unique en Europe.

Lundi à l’aube, au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée de La Voûte verte, qui compte environ 4000 pièces, pour y dérober trois parures de diamants et rubis, selon la police.

«Nous sommes choqués par la brutalité de ce vol», a confié la directrice du musée, Marion Ackermann, lors d’une conférence de presse.

La directrice a parlé d’un préjudice d’une valeur historique et culturelle «inestimable» et non chiffrable. «Nous ne pouvons pas les réduire à une valeur, car elles ne sont pas à vendre», a expliqué Mme Ackermann.

Exposition

Sylvie Laurin: parures vengeresses

Les bijoux et les sculptures de Sylvie Laurin sont faits de plastique fondu, d’algues, de perles et de matériaux récupérés. Mélangeant étrangeté et séduction, l’artiste entraîne le visiteur dans un parcours dystopique abordant notre dépendance au pétrole sur les deux étages de la Maison Tessier-dit-Laplante, à Beauport.

Son exposition, intitulée Revanche, sublime un futur proche où la nature exercerait une vendetta sur l’humain. L’artiste a chauffé des sacs-poubelle pour en faire une matière noire et solide. Elle a séché, teint, moulé et laqué des algues pour les plier à sa volonté. Au fil d’une exploration de plusieurs mois, elle a sélectionné ses matériaux possibles pour façonner une étonnante collection de broches et de colliers. Sur quatre grandes photographies faites en studio, des mannequins d’une blancheur de lune portent fièrement les parures, les doigts trempés de blanc ou le visage maculé de traces noires.

Exposition

Julie Picard: la poinçonneuse de gazette

Vous connaissez l’histoire de Hjörtur Smarason, qui a mis un Big Mac et une frite sous vide peu avant la fermeture des derniers McDonald’s en Islande? On peut même suivre la lente agonie du repas en direct sur le Web. Julie Picard, elle, met en éprouvette et en boîtiers des morceaux de journaux, les élevant au rang d’œuvres d’art.

Le matériau de prédilection de l’artiste a toutefois des résonances plus vastes que les items vedettes de la chaîne de restauration rapide. En poinçonnant des cercles gros comme des pièces de 2 $ dans des exemplaires du Soleil datant d’aussi loin que 2007, elle a un peu l’impression de produire de la monnaie de papier et des paillettes dévoilant la palette de couleurs du journal. Elle tente de questionner, d’un même geste, la valeur de l’information et du papier lui-même, tout en incitant le visiteur à s’attarder aux propriétés esthétiques de l’objet.

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Un tableau de Picasso vendu pour une somme record à Toronto [PHOTOS + VIDÉO]

TORONTO - Une toile de Pablo Picasso qui a été mise aux enchères à Toronto mercredi soir a été octroyée pour 9,1 millions $, la somme la plus élevée jusqu’ici dans des enchères au Canada pour une oeuvre d’un artiste étranger.

La Maison Heffel avait indiqué que la «Femme au chapeau», l’oeuvre maîtresse de la vente automnale, affichait une estimation de vente allant de 8 millions $ à 10 millions $.

Cette huile sur toile, créée en 1941, est une représentation de la photographe Dora Maar, qui, durant sa relation avec Picasso, a été le sujet principal de sa série «Femme qui pleure».

Parmi les oeuvres canadiennes mises aux enchères, «Street, Alert Bay», la première toile majeure d’Emily Carr offerte sur le marché depuis de nombreuses années, a été vendue pour 2,4 millions $. Elle illustre une scène d’un village d’une Première Nation de la Colombie-Britannique peinte par l’artiste en 1912 peu après son retour d’un séjour en France.

Cinq oeuvres du Québécois Jean Paul Riopelle ont également été offertes aux enchères mercredi soir, dont «Composition/sans titre», une toile réalisée en 1955.

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Expositions

Une toile de Picasso aux enchères à Toronto

TORONTO - Une toile de Pablo Picasso sera mise aux enchères à Toronto, mercredi soir, aux côtés de cinq oeuvres de Jean Paul Riopelle et d’autres toiles d’artistes canadiens.

La Maison Heffel a indiqué que la «Femme au chapeau» de Picasso sera l’oeuvre maîtresse de la vente automnale, avec une estimation de vente allant de 8 millions $ à 10 millions $.

Cette huile sur toile, créée en 1941, est une représentation de la photographe Dora Maar, qui, durant sa relation avec Picasso, a été le sujet principal de sa série «Femme qui pleure».

Cinq oeuvres du Québécois Jean Paul Riopelle seront également offertes aux enchères, dont «Composition/sans titre», qui pourrait être vendue entre 950 000 $ et 1,25 million $.

Parmi les autres oeuvres canadiennes en vente, on note une toile d’Emily Carr peinte en 1912, représentant un village des Premières Nations en Colombie-Britannique.

La Maison Heffel a précisé que «Street, Alert Bay» est la première toile majeure d’Emily Carr offerte sur le marché depuis de nombreuses années. Elle pourrait être vendue entre 2 millions $ et 3 millions $.

L’acteur comique Steve Martin vendra l’une des toiles de Lawren Harris de sa collection. «Mountain Sketch LXX», réalisée en 1928 par le peintre du Groupe des Sept, devrait recueillir entre 300 000 $ et 500 000 $.

Trois toiles d’A.Y. Jackson issues de la collection du Musée des beaux-arts de l’Ontario seront aussi vendues au plus offrant.

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Expositions

Deux expos d’envergure à Québec en 2020

Québec accueillera deux expositions d’envergure à Québec en 2020 : «Turner et le sublime» au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et «Effets spéciaux» au Musée de la civilisation. Les deux institutions obtiennent chacune un coup de pouce de 500 000 $ de Québec et de la Ville de Québec à cet effet.

L’exposition consacrée au grand maître J.M.W. Turner (1775-1851), du 20 juin au 27 septembre, est une exclusivité canadienne. Pas moins de 75 œuvres du peintre de la lumière, considéré comme un des précurseurs de l’impressionnisme, seront exposées — en majorité de la célèbre collection du musée Tate.

Expositions

Exposition «Frette ou tablette» à Rimouski: 400 ans de bière au Québec

RIMOUSKI — La consommation de bière fait partie des habitudes du peuple québécois. Que ce soit pour célébrer, relaxer ou socialiser, un petit verre de bière est un incontournable. C’est dans cet esprit que le Musée régional de Rimouski présente la nouvelle exposition «Frette ou tablette, 400 ans de bière au Québec».

Ancrée dans nos habitudes depuis la colonisation, cette boisson a traversé toutes les époques de notre histoire et est devenue un vecteur de développement socioéconomique pour le Québec. Créée par la Société de développement culturel de Terrebonne en 2018, l’exposition Frette ou tablette a obtenu un vif succès à Terrebonne, où elle a été présentée deux fois. Avec la collaboration du Musée de Rimouski, elle est offerte pour la première fois en itinérance. 

«On parcourt l’histoire de la bière à partir de la Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui, en incluant l’effervescence des microbrasseries [...]», décrit l’agente en muséologie de la Société de développement culturel de Terrebonne, Marie-Ève Valiquette. «Dès 1620, on fabriquait de la bière, précise la chargée de projet du Musée régional de Rimouski, Nathalie Langelier. Les gens n’avaient pas assez de sous pour importer du vin qui était produit en France. Alors, c’était le breuvage de tous les jours. Plutôt de prendre un verre de vin, ils prenaient un petit verre de bière!» À cette époque, il revenait aux femmes de brasser la bière. «C’était considéré comme une tâche ménagère», indique Mme Valiquette.

Le parcours est fort bien documenté, ponctué de nombreux textes. Sa présentation est séparée en sections. La première aborde la place de la bière dans le contexte de la Nouvelle-France et la deuxième, celui de la colonisation. La troisième section porte sur la révolution industrielle avec l’avènement des grosses brasseries qui produiront les bières Dow, Molson et Boswell. La dernière partie est consacrée à la période contemporaine. Un segment a été ajouté, dont le contenu est dédié aux microbrasseries des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. «On présente la Route des bières de l’Est-du-Québec avec ses dix microbrasseries, précise Mme Langelier. On présente aussi une dizaine de capsules sur les artisans de la bière.» 

Prohibition, affiches et pubs

Les concepteurs n’ont pas oublié la courte période de la prohibition. «Ça brassait quand même en cachette», signale en riant la porte-parole de la Société de développement culturel de Terrebonne. Par ailleurs, une vitrine exhibe certains produits servant à la fabrication de la bière, dont le malt et le houblon.

L’exposition regorge d’objets historiques qui servaient à la fabrication et au transport. On y trouve des artéfacts découverts dans le site archéologique de la Brasserie de Beauport de Québec, dont une dalle du plancher du germoir. Bien sûr, il y a aussi beaucoup de bouteilles. 

On y voit aussi des affiches de 1895 et des publicités de la brasserie Labatt avec Olivier Guimond, ornées du slogan «La 50, y’a rien qui la batte!», sans oublier La Poune qui faisait la promotion de «La rousse... est douce!». Il y a une publicité qui dit que «boire une bière avant de se coucher, c’est bon» et une autre où il est écrit que «croissance et développement dépendent des enzymes». On peut voir la première bouteille de la Boréale, la première microbrasserie du Québec et des skis de randonnée de marque Laurentides.

Marie-Ève Valiquette estime que l’activité s’adresse à tout le monde. «Ça fait partie de notre histoire, rappelle-t-elle. […] La bière a toujours été présente partout.» «La bière, c’est très démocratique, ajoute Nathalie Langelier. C’est très rassembleur.» La chargée de projet mentionne d’ailleurs que le Musée régional de Rimouski prévoit développer un contenu éducatif qui visera les publics scolaires. «Pour les écoles, ça va tourner autour de la fabrication et des ingrédients», souligne-t-elle. Pour les adultes, l’établissement projette de présenter une série de conférences sur le sujet et d’organiser une soirée de dégustations. 

Présentée jusqu’au 5 avril à Rimouski, l’exposition Frette ou tablette prendra ensuite la route pour s’installer au Musée de Charlevoix à La Malbaie.

Expositions

Le feu sacré de Jean Gaudreau

Dès son plus jeune âge, Jean Gaudreau a su que la peinture allait être le moteur de son existence. Sa mère adorée, elle-même artiste à ses heures, l’a toujours poussé à se dépasser, à repousser ses limites. Claudia Tremblay lui a non seulement donné la vie, mais elle l’a aussi mis au monde en tant qu’artiste. Son doux souvenir habite le volumineux livre que l’artiste multidisciplinaire de Québec vient de publier sur une carrière qui court sur quatre décennies.

«J’ai donné mes premiers coups de pinceau à l’âge de 10 ans. Voir ma mère peindre des avant-midi de temps m’a donné le goût d’en faire autant. C’est elle qui m’a transmis le feu sacré», confie-t-il. Dans son atelier du boulevard Henri-Bourassa, il conserve précieusement une toile née de son imagination, Jean et son chien, où le gamin qu’il était en 1974 apparaît de dos, près de l’hôpital de l’Enfant-Jésus. 

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle, conçu en collaboration avec Alexandre Motulsky-Falardeau et la collègue du Soleil Josianne Desloges, brosse un panorama d’une vie dédiée aux arts visuels. Un beau livre illustré de photos de 400 œuvres que l’artiste, l’une des figures marquantes de l’art contemporain québécois, a voulu le plus «magnifique» possible. «Je voulais que ce soit un travail de pro, sinon je ne l’aurais pas sorti.»

S’exprimant à la première personne en ouverture, Jean Gaudreau revient sur les étapes marquantes de sa vie, depuis ses séjours estivaux à L’Isle-aux-Coudres, à vendre des toiles pour les touristes, jusqu’à sa participation au Moulin à images, de Robert Lepage, où il a vu certaines de ses œuvres projetées sur les silos à grains du Vieux-Port.

Travail de longue haleine

«C’est à L’Isle-aux-Coudres que j’ai rencontré Jean-Paul Lemieux pour la première fois. Je devais avoir 15 ou 16 ans. J’étais impressionné puisqu’il exposait dans des musées. Il a été une sorte de modèle pour moi. Je me suis beaucoup inspiré de lui. Mais pas autant que Jean-Paul Riopelle que j’ai découvert pendant mes études universitaires [à l’Université Laval]. Il était plus abstrait, plus moderne que Lemieux, qui avait une dimension plus traditionnelle dans sa démarche.» 

Bon nombre de toiles de Jean Gaudreau ornent les murs de plusieurs résidences de mécènes et de riches collectionneurs, un peu partout au pays et hors des frontières. «Il y en a dont j’ai perdu la trace, qui se trouvent quelque part dans des collections privées. D’autres que j’ignore totalement où elles sont. Heureusement, j’avais pris soin de prendre des photos.»

Pour mener à bien son projet de livre, l’artiste a d’ailleurs plongé dans ses caisses remplies de photos et de diapositives. «Le numérique n’existait pas évidemment, mais on a réussi à faire des choix judicieux. Les photos avaient une bonne résolution. Je dois d’ailleurs une fière chandelle à mon éditeur Sylvain Harvey. N’eut été de lui, le livre ne serait jamais sorti. J’étais mêlé dans toutes mes photos. Il fallait que je classe, mais c’était assez pénible. Ça me prenait un bon coach

Vivre enfin de son art

Jean Gaudreau se dit comblé de pouvoir vivre de son art depuis une quinzaine d’années. Un luxe qu’il chérit d’autant plus qu’il a encore frais à la mémoire ses années de vaches maigres. «J’ai été en mode survie pendant les 20 premières années de ma carrière. Ce n’était pas facile. Mon séjour à Montréal a été très difficile. J’avais de la misère à joindre les deux bouts.»

Pour la suite des choses, le peintre de 55 ans souhaite continuer à explorer de nouveaux territoires de création. Loin de lui l’idée de se cantonner dans un seul style. «Ce qui compte, c’est de toujours aller plus loin.» Ce qu’il entend faire encore longtemps, dans son atelier de Charlesbourg ou à son chalet, près de la rivière Montmorency, dans le secteur Beauport.

Et quand la neige tombe à gros flocons, comme c’était le cas mardi, un simple regard à travers ses grands murs vitrés lui procure un surcroît d’inspiration. «Il n’y a rien pour battre ça.»

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle 1979-2019. Alexandre Motulsky-Falardeau et Josianne Desloges. Éditions Sylvain Harvey. 472 pages.

Expositions

Michel Dompierre, photographe: témoin de la lumière

RIMOUSKI — «Pourquoi je fais de la photographie?» se questionne le photographe Michel Dompierre en entrevue au Soleil. «C’est à cause de la lumière, de la qualité de la lumière.»

Tel un flambeau, l’artiste de Rimouski use de cette lumière et la fait rayonner depuis plus de 40 ans. S’il a, le temps d’une pose, immortalisé des scènes, des paysages et surtout des gens de sa terre d’adoption qu’est le Bas-Saint-Laurent, il a aussi témoigné d’une lumière propre à d’autres contrées, comme autant de moments d’éternité.

Michel Dompierre affectionne particulièrement la photographie de type documentaire et humaniste. «Témoigner de la vie des hommes et des femmes est une forme d’humanisme», considère-t-il. Pour le photographe, il est important de témoigner de son époque et du territoire qu’il habite. Le défi? «C’est de trouver l’exotisme, d’apporter un regard différent pour faire redécouvrir le territoire habité.» 

Sa lentille a souvent fixé la Pointe-aux-Anglais du Bic et le Rocher-Blanc de Rimouski, ces lieux qui, d’un seul cliquetis du déclencheur de son Canon, se métamorphosent en œuvres d’art.

Le photographe a réalisé six livres sur des municipalités et des MRC du Bas-Saint-Laurent. Il n’a jamais bénéficié de subventions du Conseil des arts et des lettres du Québec ni du Conseil des arts du Canada. Outre les livres Le Bas-Saint-Laurent : les racines de Bouscotte et Par temps de pose, qui ont respectivement été publiés par Les Éditions Trois-Pistoles et Édition Radio-Québec, la réalisation des quatre autres volumes a été financée par des contributions d’entreprises et d’organisations du milieu. «Je les sollicitais moi-même, raconte-t-il. J’essayais de développer un sentiment de reconnaissance sociale. Si vous voulez que vos entreprises fonctionnent, il faut que le territoire soit habité, il faut que vous lui donniez de la valeur. Je suis tellement fier de l’implication des entreprises privées dans les quatre ouvrages!»

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Le saisissant portrait de Londres de Steve McQueen

LONDRES — Avec des dizaines de milliers de sourires d’enfants exposés à la Tate Britain, mais aussi dans les rues et le métro de la capitale britannique, l’artiste et réalisateur Steve McQueen dresse un saisissant «portrait de Londres» et de son futur.

Accompagné de neuf autres photographes, le réalisateur britannique primé aux Oscars (Esclave pendant 12 ans) a immortalisé plus de 76 000 élèves de 1500 écoles, dont celle qu’il fréquentait enfant. Soit plus de deux tiers des jeunes Londoniens âgés de 7 ou 8 ans.

À la Tate Britain, où l’exposition Year 3 s’ouvre mardi, l’effet d’accumulation est impressionnant. Plus de 3000 clichés revisitant l’éternelle photo de classe recouvrent les hauts murs de la galerie principale du musée.

En parallèle, plus de 600 reproductions gigantesques sont aussi affichées jusqu’au 18 novembre dans les rues ou le métro londonien.

«C’est un portrait de Londres», a résumé la commissaire d’exposition Clarrie Wallis lors de la présentation de l’exposition lundi.

«Pour moi, c’est incroyable de voir ces 76 000 sourires. C’est une sorte de portrait du potentiel. Cela résonne très fortement avec tout le reste de l’œuvre de Steve McQueen.»

Dans son installation Queen and country, 55 feuilles de timbres commémoraient ainsi chacune un soldat britannique tué lors de la guerre en Irak. «L’idée était de réfléchir à la perte de tout ce potentiel. Ici, on nous montre le potentiel de la prochaine génération», a analysé la commissaire d’exposition.

L’idée de communauté

Avec Year 3 se juxtaposent des classes de six à une vingtaine d’enfants, des élèves en uniformes ou en habits de ville, des poses classiques — en rang d’oignons sur des bancs — ou plus décontractées sur des poufs, soulignant les disparités entre les classes et leurs méthodes pédagogiques.

«Le but est de montrer aux Londoniens à quoi ressemble leur ville», a expliqué à l’AFP le codirecteur d’Artangel James Lingwood, chargé de l’exposition en extérieur.

Year 3 balaye en effet un large panel, allant d’écoles privées aux écoles publiques, en passant par les écoles libres, les écoles pour les enfants ayant des besoins spécifiques et même les enfants scolarisés à la maison.

Mais au-delà de ces disparités, le projet cherche au contraire, selon les organisateurs, à incarner l’idée de communauté et créer un «sentiment d’appartenance».

«Quand vous avez environ sept ans, c’est le moment où vous vous rendez compte que vous appartenez à quelque chose de plus grand que votre famille ou votre groupe d’amis, appelé la société», a indiqué M. Lingwood.

Exposition

Cyndie Belhumeur: broder des algorithmes

Le data, ce flux incessant de données numériques, est matérialisé par le travail patient de Cyndie Belhumeur, qui expose à Materia. Des mètres de câbles réseaux suspendus forment des cryptes, alors que de saisissants tableaux de fils brodés montrent les différents visages des algorithmes, du plus parfait au plus inquiétant.

Une partie de l’espace d’exposition est occupé par une installation en deux parties, qu’elle fait grossir d’une présentation à l’autre en y ajoutant des fils jaunes, beiges et bleus, ce matériau domestique et numérique qui fait courir l’Internet et les données dans les murs de nos maisons.

Exposition

Martin Beauregard: le flux des migrants en deux temps

D’une embarcation à demi submergée, le mouvement des vagues grises nous laisse voir des objets épars. Ils se greffent les uns aux autres pour s’élever sur d’étranges antennes paratonnerres, pendant qu’une voix donne les cotations boursières.

En utilisant la simulation numérique, Martin Beauregard a créé deux films sur les migrants à voir à la Galerie des arts visuels. Le premier, présenté jusqu’au 17 novembre, se déroule en mer et est projeté dans une salle remplie de canots gonflables orange vif, qui gisent comme des coussins en attendant d’éventuels spectateurs. Le second film, qui sera présenté du 21 novembre au 15 décembre, nous ramènera sur la terre ferme, dans une salle remplie d’abris de fortune, en feuilles de tôles et en bois.

Expositions

«Broue. L'homme des tavernes»: du houblon et des hommes au musée [VIDÉO]

Nous sommes dans les loges, le soir de la 3322e et dernière représentation de la pièce «Broue», à Sherbrooke. Pendant que Marc Messier, Michel Côté et Marcel Gauthier se préparent à aller sur scène, on entend leurs pensées et leurs souvenirs de cette aventure théâtrale qui a duré 38 ans.

La scène est tirée de l’exposition Broue. L’homme des tavernes, inaugurée mardi soir au Musée de la civilisation. En confiant le décor, les costumes, les accessoires, les prix et les archives de pièce de théâtre la plus jouée du répertoire québécois au MCQ, les créateurs de Broue ont donné l’occasion à l’institution de présenter le phénomène sous tous ses angles, sociologiques, historiques et artistiques.

Exposition

Paryse Martin, la sorcière aux doigts de fée

L’œuvre de Paryse Martin se déploie en rhizomes merveilleux et monstrueux. La dame hybride, fusionne, jongle avec les galaxies, la botanique et les espèces telle une sorcière aux doigts de fée.

La première exposition solo qu’elle présente à la Galerie 3 donne un aperçu substantiel de ses pouvoirs d’ensorceleuse, de ses allégeances féministes, de l’influence du surréalisme et de l’artisanat sur son art, et surtout de son imagination foisonnante, qui s’exprime avec une maîtrise technique impressionnante.

Exposition

«Co/existence» d'Herman Kolgen: la lourdeur des têtes à l’ère du data

Pour inaugurer Le Studio, un nouvel espace multifonctionnel mettant en valeur l’art numérique au Grand Théâtre, Herman Kolgen a créé «Co/existence», une installation vidéo interactive sur l’impact des nouvelles technologies sur l’esprit humain.

L’artiste montréalais, bien connu de ceux qui fréquentent le Mois multi, a choisi de se servir du lieu, des sons qui y résonnent et de l’architecture, où les murs bétonnés portent la trace du sculpteur Jordi Bonet. Un capteur sonore fixé au plafond prend l’empreinte sonore du lieu. L’intensité, le volume et la nature des sons (conversation, musique, tintements, cris, rires) deviennent des données, qui permettent au dispositif de générer un personnage, parfois un couple, lorsque la dynamique sonore est plus intense. Des figures humaines à têtes immenses, comme des nébuleuses, lourdes de toutes les données et informations qui nous traversent l’esprit chaque jour.

Expositions

Laurent Lévesque: en état d’apesanteur

RIMOUSKI — «Depuis le début de ma pratique, je m’intéresse à notre relation avec la nature. Quand on travaille en arts, c’est notre relation avec le paysage, l’espace, le temps, la lumière, notre propre présence dans l’espace.» Voilà comment l’artiste en arts visuels Laurent Lévesque décrit l’exposition présentée par le Musée régional de Rimouski jusqu’au 26 janvier. En s’interrogeant sur sa présence dans l’espace virtuel, c’est ainsi qu’a pris forme «Sorties dans l’espace».

«Il y a plein de questions dans cette exposition-là, soulève l’artiste originaire de Lanaudière. Le titre réfère à une constatation que j’ai faite en 2015, comme un éclair. Je me suis rendu compte qu’on avait des façons très proches de se représenter le ciel la nuit et l’Internet. Quand on se représente le ciel la nuit, on se représente un espace qui est habité par le vide, où il y a des points qu’on relie entre eux par des lignes. On imagine les lignes dans les constellations. C’est notre regard […]. On n’est pas capables d’appréhender la profondeur. Quand on regarde le ciel la nuit, on regarde carrément à travers le temps. […] Dans le cas de l’Internet, c’est aussi ça : c’est une représentation qui est proche d’un grand espace qui ne connaît pas de frontières.»

Sorties dans l’espace propose des photomontages, de la vidéo jumelée à un environnement sonore ainsi qu’une installation et des impressions numériques. Une sculpture trône au milieu de la place. «C’est une installation de verre qui est tout simplement une accumulation de lattes de verre qui se croisent et qui forment un prisme dans lequel on peut voir une sorte d’indéfini», explique M. Lévesque.

«Les œuvres sont très matérielles, [...] alors qu’on parle de notions extrêmement abstraites, de Web, d’Internet et de tout ce qui se passe derrière l’écran [...], souligne la commissaire de l’exposition, Ève De Garie-Lamanque. On parle de notions assez philosophiques et on les ancre dans quelque chose de très concret […]. C’est ça, le tour de force de Laurent! […] Il oscille entre ces deux sphères-là et il nous présente des œuvres qui sont assez déconcertantes parce qu’elles se situent en marge des possibles. […] Il y a un travail de moine!»

L’exposition est le fruit de deux résidences de recherche et de création qu’ont réalisées Laurent Lévesque et Ève De Garie-Lamanque ensemble en 2017 et 2018. «La collaboration commissaire-artiste n’a pas été celle qu’on a généralement dans le cadre d’une exposition», précise Mme De Garie-Lamanque. Sorties dans l’espace s’inscrit dans la seconde phase du projet Lumens qui, en 2016, avait présenté les installations lumineuses du même artiste dans les fenêtres de trois lieux phares de Rimouski. Les œuvres de Laurent Lévesque ont été présentées à travers le Québec et l’Ontario ainsi qu’en France et au Pérou.

Expositions

«Léonard de Vinci», l'exposition des superlatifs au Louvre

PARIS — 180 000 pré-réservations, 10 ans de travail, 160 oeuvres exceptionnelles, certaines prêtées par la reine d'Angleterre et Bill Gates... L'exposition «Léonard de Vinci», qui ouvre ses portes jeudi au Louvre, s'annonce déjà comme celle des superlatifs.

L'accrochage des oeuvres terminé, les équipes du musée ont pu découvrir vendredi l'exposition organisée dans le cadre des 500 ans de la mort de l'artiste (1452-1519).

En voyant toutes ces oeuvres réunies, «on a presque l'impression de redonner vie à l'atelier de Léonard de Vinci. On est extrêmement émus», a réagi Vincent Delieuvin, conservateur en chef du patrimoine, département des peintures.

«Il faut venir pour être ébloui. On n'en sort pas indemne», a-t-il glissé, alors que 180 000 billets ont déjà été achetés pour cet événement accessible uniquement sur réservation. Un dispositif mis en place avant l'été pour faire face à l'affluence attendue.

Cette exposition offre l'occasion unique d'admirer dix tableaux du maître de la Renaissance (11 en prenant en compte la Joconde) alors que seulement 20 peintures sont attribuées par les spécialistes à Vinci. Parmi eux, La Sainte Anne, Saint Jean-Baptiste et la Madone Benois, prêté par le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Victime de son succès, la Joconde, le tableau le plus célèbre du Louvre qui attire près de 30 000 visiteurs par jour, restera dans la salle des États du musée mais sera présente via une expérience en réalité virtuelle proposée en fin de parcours aux visiteurs.

Le Salvator Mundi, porté disparu depuis son achat pour une somme vertigineuse il y a un an et demi (450 millions $), a lui peu de chance d'être au rendez-vous. Officiellement, il a été acquis pour compléter la collection du Louvre Abu Dhabi.

«Le Louvre maintient sa demande de prêt donc on espère qu'il sera là. S'il n'est pas là, nous avons 162 oeuvres, c'est déjà un succès. Seul le Louvre était capable d'une telle réunion car nous avons déjà cinq tableaux originaux de Léonard de Vinci», souligne le musée.

Mettre sur pied une telle exposition a nécessité 10 ans de travail et des demandes de prêt un peu partout dans le monde, auprès de la reine d'Angleterre qui a prêté 24 dessins, du British Museum, du Vatican et de l'Italie notamment.

À l'issue de négociations entre pays et entre musées, Rome a accepté de prêter plusieurs dessins dont le célèbre Homme de Vitruve, oeuvre fragile conservée à la Galerie de l'Académie à Venise qui va arriver «de manière imminente», selon le musée.

Via un parcours en quatre temps, l'exposition — jusqu'au 24 février 2020 — propose de découvrir dessins, manuscrits, peintures, oeuvres de ses contemporains ainsi que des réflectographies infrarouge permettant d'admirer la technique picturale du maître italien.

Exposition

Tania Girard-Savoie: jouer avec les fantômes

Tania Girard-Savoie assemble patiemment les formes et utilise des couleurs complètement éclatées. Qu’elle sérigraphie, qu’elle dessine ou qu’elle peigne, elle crée de formidables galaxies, peuplées de fantômes transparents.

Assise au milieu des œuvres fraîchement cueillies chez l’encadreur François Simard, l’artiste remonte le chemin parcouru depuis cinq ans, alors qu’elle était au tout début de l’élaboration de ses scènes flottantes.

Exposition

«D'encre, de Terre et de feu»: salon japonais

Trois femmes artistes tiennent salon dans un loft-atelier de Saint-Roch aménagé en salle d’exposition. Shono Teramoto, Myriam Bouchard et Hélène Allard font dialoguer leurs œuvres avec soin, rendant hommage au Japon, au zen et à la Terre d’un même souffle.

Hélène Allard compose des vues aériennes imaginaires à partir de coquilles d’œufs. Le relief délicat, rempli de fines craquelures, donne l’impression de survoler des territoires imaginaires millénaires.

Expositions

Les pompiers de Québec à l’honneur au Musée de la civilisation [VIDÉO]

Le Musée de la civilisation a inauguré mercredi l’exposition Pompiers de Québec - 250 ans de courage, qui, comme son titre l’indique, rend hommage à la bravoure des porte-étendards de ce métier qui fascine petits et grands.

Jusqu’au 29 mars 2020, le public pourra découvrir le quotidien de ces hommes et de ces femmes qui veillent jour et nuit à la sécurité publique, ainsi que les multiples améliorations apportées à l’équipement du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec, créé en 1769.

Expositions

COZIC AU MNBAQ: pour le plaisir des sens [VIDÉO]

La rétrospective «COZIC» au Musée national des beaux-arts du Québec s’impose comme un événement marquant à bien des égards. Parce qu’il s’agit d’une première pour cette figure incontournable de l’art contemporain québécois. Mais aussi parce que le corpus du joyeux duo, complice dans la vie et dans la création, bouscule les codes muséaux en invitant le visiteur à toucher, à enlacer et même à sentir leurs œuvres : du plaisir pour tous les sens.

Monic Brassard et Yvon Cozic se sont rencontrés au mitan des années 1960 à l’École des Beaux-arts de Montréal où ils ont suivi une formation «académique». Mais très vite, «nous nous sommes questionnés sur notre profession de sculpteur et les diktats de l’art de l’époque. Pourquoi la couleur était-elle réservée à la peinture? Pourquoi certains matériaux sont nobles et d’autres pas?» expliquait Mme Brassard lors de la visite de la centaine d’œuvres regroupées pour l’exposition.

Expositions

«La Joconde» désormais sur fond bleu de Prusse

PARIS — «La Joconde» a retrouvé lundi sa place au musée du Louvre dans une salle des États repeinte dans un profond bleu nuit rehaussé de noir, qui met en valeur la vivacité des couleurs des œuvres du XVIe siècle vénitien qui l’entourent.

Après deux mois de travaux de rénovation, le célèbre tableau de Léonard de Vinci, que viennent voir des millions de touristes du monde entier, est de nouveau installé face au plus grand tableau du musée, les Noces de Cana de Véronèse.

Le tableau du maître toscan a été transporté dimanche soir dans la Salle des États depuis la Galerie Médicis où il avait été exposé provisoirement en raison du chantier de rénovation. L’opération s’est faite à l’abri des regards, avec les plus grandes précautions pour une œuvre fragile.

Un bleu de Prusse profond animé de subtiles variations noires saisit le visiteur dès l’entrée de la salle, contrastant avec l’ocre jaune moiré qui en couvrait les murs depuis 15 ans et s’était terni.

Le chantier a duré dix mois, dont trois de fermeture au public.

Ce bleu noir paraît tout d’abord un peu froid, mais, comme le souligne Vincent Delieuvin, conservateur en chef au département des peintures, il vise à faire ressortir «les couleurs intenses — parfois des pigments à l’état pur — des tableaux des grands maîtres vénitiens, et leurs cadres dorés». «Ce bleu de Prusse avec une patine noire donne une vibration aux œuvres», observe-t-il, alors que les peintures semblaient auparavant avalées par l’environnement jaune.

La Joconde est visible derrière un verre plus transparent. Le fond sombre lui redonne une grande profondeur. «Grâce à ce verre, on n’a plus l’impression d’un léger filtre verdâtre comme auparavant», se félicite M. Delieuvin.

Lundi soir, des files de touristes venaient de nouveau admirer La Joconde. Ils suivaient deux parcours en serpentin pour s’approcher du chef-d’œuvre, sans créer de phénomène de congestion. Un circuit qui assure que «la Mona Lisa vous regarde toujours».

50 secondes

Auparavant les touristes confluaient dans un seul carré devant le tableau et «seuls les plus grands, les plus déterminés réussissaient à bien profiter de l’œuvre», souligne Servane de Landsheer, adjointe du directeur de l’accueil du public.

Des études ont montré que le visiteur passe en moyenne 50 secondes devant La Joconde, contre 4 secondes devant les autres œuvres.

Le chantier avait plusieurs objectifs : une meilleure visibilité des chefs-d’œuvre, une médiation écrite plus adaptée, un circuit de circulation repensé. Un nouvel accrochage fait alterner les peintures monumentales et les œuvres plus intimistes et mélancoliques.

La Salle des États n’avait pas été rénovée en 15 ans, période pendant laquelle elle a accueilli plus de cent millions de visiteurs dans des conditions de visite pas toujours agréables.

Expositions

Un rare Gauguin de la période tahitienne bientôt en vente à Paris

PARIS — Un paysage de végétation aux tons vert, bleu et mauve avec un cavalier au loin, semblant s’éloigner... «Te Bourao (II)», l’un des rares tableaux de la période tahitienne de Paul Gauguin à être encore en des mains privées, sera mis en vente aux enchères en décembre par la maison Artcurial.

Estimée entre 5 et 7 millions d’euros (entre 7 et 10 millions $CAN environ), cette huile sur toile datant de 1897 fait partie d’un cycle de neuf tableaux réalisés à Tahiti que le peintre français (1848-1903) a envoyés ensuite à Paris pour une exposition à la Galerie Ambroise Vollard, au succès limité.

Parmi eux, figure son oeuvre testament «D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?», qui est exposée au musée des Beaux-arts de Boston.

De prime abord moins métaphysique que le fameux tableau, «Te Bourao (II)» («l’arbre» en tahitien) n’est pas une nouvelle scène de la vie tahitienne, chère au peintre qui a fait des Marquises et de Tahiti son refuge à la fin de sa vie.

«Ce qu’il décrit peut-être très figuratif et en même temps, complètement abstrait», souligne Bruno Jaubert, directeur du département Art impressionniste et moderne d’Artcurial. Dans la vision de Gauguin, «la présence du cavalier qui s’en va est comme la présence de l’Homme sur la terre. Ce qui reste, c’est la nature elle-même».

Évocation probable d’«un paradis perdu avec une nature vierge et une présence très limitée de l’Homme», «Te Bourao (II)» est le dernier tableau du cycle à être encore entre des mains privées, même s’il a beaucoup été prêté ces dernières années. Il a notamment été exposé au MET à New York de 2007 à 2017.

Auparavant, le tableau a connu une histoire assez linéaire: Ambroise Vollard l’a conservé, puis exposé au Salon d’Automne en 1906, sous le titre «Paysage bleu».

À sa mort, «Te Bourao (II)» est revenu à ses héritiers qui l’ont revendu en 1995 à l’acheteur s’en délestant aujourd’hui.

Sa vente est un événement tant il est rare de trouver un Gauguin de cette période, la plus recherchée par les collectionneurs et les musées, et dans un très bon état. La dernière vente sur le marché français d’un tableau de ces années remonte à 22 ans, souligne-t-on chez Artcurial.

Les huit autres tableaux de ce cycle sont exposés dans les musées du monde entier: l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Barber Institute à Birmingham ou encore le musée d’Orsay à Paris. La vente aux enchères de «Te Bourao (II)», dévoilé au public du 4 au 9 octobre, aura lieu le 3 décembre.

Exposition

«Empreintes et dérivés» d'Ève Cadieux: la beauté cachée des marchés aux puces

Là où certains ne voient qu’un ramassis de cossins, Ève Cadieux déniche des trésors. Arpentant les marchés aux puces des grandes villes d’Europe avec sa caméra, l’artiste saisit des assemblages d’images surprenants.

C’est parfois le reflet d’une cathédrale dans un miroir, tout près d’une reproduction d’un tableau de Goya, qui capte son attention. Ou le mélange éclectique d’images de culture de masse et d’objets rares aux usages mystérieux.