Expositions

Le «Saint Jérôme» restera au Québec, annonce la ministre de la Culture

MONTRÉAL — La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Marie Montpetit, a publié lundi un avis d’intention de classement pour le tableau «Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier», et elle annonce qu’il restera au Québec.

L’intérêt manifesté par le Musée des beaux-arts du Canada pour cette toile du peintre français Jacques-Louis David, appartenant à l’archevêché de Québec, suscite depuis quelques jours une controverse. L’avis d’intention de classement publié lundi par le gouvernement québécois met un frein à toute vente de cette oeuvre qui est soudainement très convoitée.

LIRE AUSSI: Un Chagall pour un David... ou pas

Le propriétaire de ce «bien patrimonial exceptionnel» devra en effet donner à la ministre québécoise un avis écrit d’au moins 60 jours avant de le vendre, pour que le gouvernement du Québec puisse décider d’exercer ou non son droit de préemption, au prix offert par l’acheteur intéressé.

Or, la ministre Montpetit annonce lundi «avec fierté que le Saint Jérôme de Jacques-Louis David restera au Québec». Et de façon plus large, la ministre affirme qu’elle a mandaté le ministère «afin de développer une nouvelle stratégie de protection des biens mobiliers à caractère religieux».

De son côté, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a annoncé, plus tôt lundi, qu’il était maintenant disposé à mettre sur pied des «ententes de prêts à long terme» du Saint Jérôme avec des musées du Québec — une idée que le directeur général, Marc Mayer, écartait du revers de la main la semaine dernière. En entrevue à Radio-Canada, il soutenait alors qu’un tableau précieux n’est pas comme un enfant qu’un couple séparé se partage une fin de semaine sur deux.

Le MBAC a annoncé récemment qu’il était prêt à vendre un tableau de Chagall de sa collection pour pouvoir acquérir le Saint-Jérôme de David — et le «garder au pays». Dans une «lettre ouverte», le MBAC soutient lundi qu’il ne croyait pas qu’une institution québécoise pourrait acquérir le tableau, et que pendant ses échanges avec l’archevêché, il avait appris que le Saint Jérôme avait été offert à des institutions à l’étranger.

«Nous avons signalé au propriétaire que nous ferions tout notre possible pour que le tableau reste au Canada et il a accepté de nous laisser davantage de temps pour recueillir les fonds nécessaires», lit-on dans la lettre ouverte du MBAC. «Nos démarches n’ont jamais eu pour but de nous conférer un avantage sur les musées du Québec, mais plutôt de donner au Canada les moyens de prévenir la sortie du pays d’une oeuvre d’art majeure.»

Quant à La tour Eiffel de Marc Chagall, le conseil d’administration du MBAC a réexaminé sa décision, mais procédera comme prévu à sa vente aux enchères le 15 mai, même si cette aliénation avait soulevé bien des critiques dans le milieu muséal canadien. «Les pratiques d’aliénation varient d’un grand musée à l’autre, mais il n’est pas rare d’y recourir en Amérique du Nord pour générer des fonds permettant de constituer des collections d’art toujours plus solides et plus pertinentes», explique le musée lundi.

«Les produits de la vente seront ainsi affectés à trois fins importantes: permettre une éventuelle acquisition du Saint Jérôme de David, établir un filet de sécurité financier pour l’achat d’oeuvres menacées de quitter le pays et renforcer la capacité du musée d’acquérir des oeuvres d’art d’importance, seul ou en partenariat avec sa Fondation.»

Expositions

Quand l'avant-garde américaine redécouvrait les Nymphéas

PARIS — Fascinés par les Nymphéas de Monet, les peintres de l'école abstraite américaine ont vu dans le patriarche de Giverny le précurseur de toute une génération d'artistes outre-atlantique, comme le montre une pertinente exposition au Musée de l'Orangerie.

«C'est par le détour du regard américain que les Nymphéas ont été redécouvertes», explique Cécile Debray, directrice de l'Orangerie où est installé cet immense ensemble de toiles - cent mètres de long - , offert par Monet à la France au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.

Expositions

Le Québec fixé «dans les prochains jours» sur la valeur du «Saint-Jérôme»

La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Marie Montpetit, saura «dans les prochains jours» si le très convoité tableau «Saint-Jérôme entendant la trompette du jugement dernier» de Jacques-Louis David, propriété de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, a une valeur patrimoniale qui justifie d’empêcher sa vente à l’extérieur de la province. Sa contrepartie à Ottawa, Mélanie Joly, se tient loin du débat.

«Si on identifie qu’il a une valeur nationale, je procéderai à un classement afin d’éviter que le tableau puisse être vendu, quitte le Québec», a martelé mercredi la ministre en mêlée de presse dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

La veille, elle avait fait part sur Twitter de la commande : «Compte tenu de l’intérêt patrimonial évident du «Saint-Jérôme» de David, j’ai demandé au @MCCQuebec de l’évaluer en vue d’un classement patrimonial.»

«Je vais avoir des indications très rapides. Ça fait déjà une semaine que la demande a été faite aux experts de l’art au ministère. Donc très rapidement je vais avoir des indications dans les prochains jours à savoir si ça me permet de le classer», a rajouté Mme Montpetit mercredi.

Celle-ci n’a pas caché qu’il s’agit d’une «procédure accélérée» et s’est présentée comme la «gardienne du patrimoine du Québec».

Le Saint-Jérôme, de son petit nom, est au centre de tractations qui commencent à prendre des allures de chicane Ottawa-Québec.

La paroisse Notre-Dame-de-Québec, première paroisse catholique d’Amérique du Nord concentrée dans le Vieux-Québec, veut vendre le tableau pour renflouer ses coffres et a tâté l’intérêt du marché international à l’automne.

Sachant cela, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a fait part de son intention de l’acquérir et a même inscrit un précieux tableau de l’impressionniste Marc Chagall, «La tour Eiffel», aux enchères pour financer la transaction qui pourrait frôler les 10 millions $.

Expositions

Un Chagall pour un David... ou pas

Alors que la vente d’une œuvre de Chagall par le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) soulève une certaine controverse depuis quelques jours, l’institution d’Ottawa a confirmé lundi que les profits de cette transaction visent à acquérir le tableau «Saint-Jérôme entendant la trompette du jugement dernier» de Jacques-Louis David. Le hic, c’est que le Musée de la civilisation de Québec (MCQ) n’a pas renoncé au droit de premier refus qu’il détient sur cette toile, propriété de la Fabrique Notre-Dame de Québec.

D’abord, un retour en arrière s’impose. L’œuvre Saint-Jérôme entendant la trompette du jugement dernier, signée en 1779 par le peintre officiel de Napoléon, est arrivée dans la capitale dans les valises des sœurs Geneviève et Henriette Cramail. Les collectionneuses d’origine française l’ont offerte dans les années 30 à la cathédrale Notre-Dame. Pour assurer sa protection, la toile a par la suite été confiée au MCQ, avec qui la Fabrique a conclu une convention de dépôt assortie d’un droit de premier refus en cas de vente. 

Le tableau a été exposé au MBAC d’Ottawa pendant plusieurs années, avant d’être rapatrié au Québec. Il se trouve actuellement au Musée des beaux-arts de Montréal. Sa vente pourrait rapporter plusieurs millions de dollars à la Fabrique Notre-Dame de Québec. 

Alors que l’institution religieuse a confirmé sa volonté de se départir de l’œuvre de David, tout ce beau monde se retrouve dans une sorte d’imbroglio. Parce qu’une offre a officiellement été déposée en décembre par le MBAC. Et parce que ce dernier a annoncé que la vente de la toile La tour Eiffel de Marc Chagall financerait l’achat du tableau de David avant même de savoir si le MCQ se prévaudrait de son droit de premier refus. 

Expositions

Giacometti: plus de gens, plus d'heures

La formidable rétrospective sur Alberto Giacometti au Musée national des beaux-arts du Québec connaît un succès remarquable. À moins d’un mois de la conclusion de l’exposition, plus de 103 000 visiteurs ont franchi les tourniquets du pavillon Lassonde. L’affluence a convaincu le MNBAQ d’ajouter des heures pour répondre à la demande.

En plus du mercredi soir, l’exposition, qui se termine le 13 mai, sera accessible deux soirs de plus les prochaines semaines, les jeudis et vendredis, jusqu’à 21h. Exceptionnellement, le musée sera aussi ouvert le lundi 7 mai, de 10h à 17h.

On peut comprendre. Il y a plusieurs années que le célèbre artiste suisse n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective d’une telle envergure en Amérique du Nord. Elle regroupe plus d’une centaine de statues, de plâtres et une cinquantaine de tableaux. La production de cet artiste moderne marquant se distingue par sa diversité stylistique, qui couvre cinq décennies. Le visiteur peut ainsi découvrir ses premières œuvres jusqu’à ses trois dernières.

Giacometti, qui est passé par le Tate Modern à Londres avant Québec, poursuivra ensuite sa tournée à New York et à Bilbao.

Dans les circonstances, une telle affluence vient couronner le règne de Line Ouellet à la tête du MNBAQ. La directrice et conservatrice en chef tirera sa révérence en mai, après 18 ans passés à l’institution des Plaines, mandat marqué par l’agrandissement du musée avec l’ajout d’un nouveau pavillon moderne qui donne sur la Grande Allée. 

Expositions

Boris Firquet: le G7 à l’encre rouge

Boris Firquet, nourri à l’école de la vidéo, des VJ et des soirées de projections à L’Arlequin dans les années 90 livre Mascarades, à la Bande vidéo, une exposition explosive qui clôt la programmation spéciale des 40 ans du centre d’artistes. 

L’artiste a piraté des photos de presse auxquelles il a donné l’apparence de dessins, puis dont il a fait des impressions au jet d’encre sur lesquelles il envoie une projection. Cette façon de faire donne des couleurs brillantes et des lignes très appuyées, qui semblent inscrire le message à l’encre rouge. 

Sur chacun des trois murs, une œuvre vidéo vibre, un peu comme un gif animé, et nous mitraille la rétine. À gauche, le président Donald Trump scelle une entente sur la vente d’armes à feu avec un décideur saoudien. Trois fenêtres au-dessus d’eux montrent des commentaires qui défilent sur des forums de discussion d’extrême droite. 

À droite, on voit les représentants des pays du G11 devant leurs drapeaux. Un crâne remplace leur visage, les laissant anonymes et morbides, alors que derrière eux défilent des images d’une projection spéciale de Mickey Mouse pour Kim Jong-un. 

Sur le mur central, on voit un autre groupe en complet devant ce qui ressemble à la fois au château de Walt Disney et au Manoir Richelieu. Les feux d’artifice du générique du géant du divertissement ont toutefois été remplacés par une explosion atomique animée. 

Jusqu’au 6 mai, au 620 côte d’Abraham, Québec.

***

Expositions

Les réseaux sociaux dans l'œil de Doyon-Rivest

Se faire hara-kiri avec un miroir à main, lapider ses semblables à coup de commentaires assassins, être «ouverts» pour vendre un produit, creuser deux trous noirs dans une mosaïque de reflets, regarder jusqu’à ce que l’œil soit gonflé à l’hélium; Doyon-Rivest ne manque pas d’images fortes pour commenter la société virtuelle, dont les aspects monstrueux deviennent de plus en plus troublants.

Simon Rivest et Mathieu Doyon donnent habituellement dans l’humour, dans la joie, dans l’absurde — ce qui n’empêche en rien la réflexion. Cette fois, ils dénotent, dans leur travail, une certaine inquiétude. De gros sourcils froncés, des soupirs, un découragement. Jusqu’à l’image de ce cri muet et terrible (à la Mère Courage de Bertold Brecht) qui apparaît dans l’assemblage de cadres sur tiges métalliques de La gestion des stocks… alors que l’autre côté de l’installation présente d’inoffensifs couchers de soleil.

Expositions

À Hong Kong, Jeff Koons parle d’argent, du risque et de l’acceptation

HONG KONG — Aux yeux de ses détracteurs, ses oeuvres sont surfaites, surévaluées et faciles. Pour ses admirateurs, c’est une légende vivante, l’incarnation du mouvement Pop Art. Mais Jeff Koons assure qu’il veut juste se focaliser sur ce qui lui fait plaisir.

Les oeuvres de l’artiste américain de 63 ans sont culottées, voluptueuses et se vendent à des prix astronomiques. Ce qui ne tempère pas l’enthousiasme de l’Asie à son endroit alors qu’il présente son art à Hong Kong Art Basel.

Cette grande foire internationale de l’art contemporain est l’occasion pour les collectionneurs argentés d’acquérir de nouveaux signes extérieurs de leur statut social.

Le pionnier est venu dans l’ancienne colonie britannique retournée en 1997 dans le giron chinois avec les sculptures en acier inoxydable poli à l’extrême qui sont sa marque de fabrique.

Mais il apporte aussi à Art Basel, dans un vaste centre d’exposition sur le front de mer, sa série Gazing Ball, ballons bleus étincelants insérés dans des reproductions de chefs d’oeuvre de maîtres européens, dont Rembrandt et Tintoretto.

En 2013, lors d’une vente aux enchères chez Christie’s à New York, la version orange de son Balloon Dog avait atteint le prix record de 58,4 millions de dollars.

Mais, assure-t-il à l’AFP, la valeur monétaire de son art n’est qu’une «abstraction».

«Honnêteté choquante»

«Je suis flatté que mes oeuvres soient perçues par la société comme ayant une valeur pertinente. Mais la beauté qu’il y a à avoir un impact sur de vrais individus [...] c’est ce qui m’apporte vraiment de la joie», dit-il, impeccable dans un élégant costume bleu foncé.

Son oeuvre est cependant controversée, ses contempteurs l’accusant d’être kitsch, commerciale, surcotée et vulgaire.

En France, un projet de l’artiste américain visant à installer devant le palais de Tokyo à Paris une sculpture de 33 tonnes intitulée Bouquet of Tulips en hommage aux victimes d’attentats suscite la polémique.

De nombreuses personnalités, du réalisateur Olivier Assayas à l’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, ont dénoncé un artiste devenu «l’emblème d’un art industriel, spectaculaire et spéculatif».

L’intéressé se refuse à commenter la polémique. Mais comme on lui demande comment il gère les critiques, il répond qu’il tente de se concentrer sur son travail.

«Je crois que les gens trouvent toujours que l’honnêteté est très choquante. Quand on est honnête et qu’on fait les choses qu’on veut faire, c’est un peu un révélateur de la nature humaine».

Les oeuvres du plasticien né en Pennsylvanie sont colorées, extravagantes et monumentales.

Il semble indifférent à la polémique. Il était devenu célèbre dans les années 1990 en exposant dans un art explicite sa vie sexuelle avec son ex-épouse Ilona Staller, star italienne du porno connue comme la «Cicciolina».

Y croire

Aujourd’hui à Hong Kong, Jeff Koons semble détendu chez David Zwirner, galerie de Central, quartier au coeur de la métropole où trônent également des pièces de la série Gazing balls. Chaque recoin de la galerie est reflété dans les surfaces étincelantes.

«Les surfaces réfléchissantes confortent le spectateur, ici et maintenant», affirme-t-il.

L’art surréaliste est un moyen de s’explorer soi-même et il le pratique depuis l’adolescence.

«Lorsqu’on regarde à l’intérieur de soi et qu’on trouve ce en quoi on s’accepte, automatiquement, on veut se tourner vers l’extérieur et on veut aller vers le monde extérieur. C’est le voyage que l’art peut vous faire accomplir».

Il explique qu’il travaille sur un projet de réalité virtuelle qui verra le jour d’ici un an mais prévient les jeunes artistes de ne pas voir la technologie comme le moyen facile d’être créatif, plutôt comme celui d’exprimer le «métaphysique».

Par dessus tout, les jeunes doivent croire en eux-mêmes, martèle-t-il. A ses débuts, poursuit-il, son art n’avait aucune audience et il avait dû retourner vivre chez ses parents.

«J’ai toujours été un preneur de risques, j’ai toujours cru qu’il fallait y aller. Je crois en l’enthousiasme, en la stimulation, au fait de tenter d’accomplir quelque chose».

Expositions

Le MAC de Baie Saint-Paul peut voir plus grand

Après des années de pourparlers, le Musée d’art contemporain de Baie Saint-Paul a enfin mis la main sur l’ancienne école Thomas-Tremblay, située tout juste derrière ses installations. Le MAC charlevoisien aura ainsi un nouveau pavillon et un nouveau lieu pour tenir le Symposium international d’art contemporain dès cet été.

La députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Caroline Simard, a annoncé tout juste avant le congé pascal que la Commission scolaire de Charlevoix a accepté d’aliéner de gré à gré le terrain où s’élève l’ancienne école Thomas-Tremblay, pour 320 000 $.

L’école a cessé ses activités en 2014, mais lui trouver un nouveau propriétaire a été toute une saga.

«C’est un dossier qui s’est négocié sur quatre ans, raconte Jacques St-Gelais-Tremblay, le directeur général sortant du MAC de Baie Saint-Paul. On a d’abord négocié directement avec la commission scolaire, mais nous n’avons pas réussi à nous entendre. Il y a eu un appel d’offres et le lendemain de la date limite, on avait pu faire une offre de 350 000 $ grâce à un donateur. Mais il était trop tard.»

À l’été 2016, la commission scolaire retient l’offre du plus haut soumissionnaire, l’homme d’affaires Michel Villeneuve, qui allonge 311 000 $. Plusieurs acteurs du milieu communautaire et culturel de Baie Saint-Paul s’étaient alors unis pour réclamer que le terrain et la bâtisse, situés au cœur du village, n’aillent pas à des intérêts privés. Le Festif!, dont la scène principale occupe l’ancienne cour de récréation, avait même lancé une pétition en ce sens (voir encadré). Si bien que le ministère de l’Éducation n’avait pas approuvé la transaction.

Soulagement

Près de deux ans plus tard, c’est donc avec un grand soupir de soulagement que le musée arrive à ses fins, avec l’accord du ministre Sébastien Proulx. «Si j’avais quitté avant que ce soit réglé, je serait parti avec une blessure personnelle très vive, indique M. St-Gelais-Tremblay. Je pars heureux. Acquérir le bâtiment a toujours été une priorité.» 

Il a été question d’en faire une école de métiers d’art, puis des ateliers d’artistes. «Mais avec le projet des Petites franciscaines de Marie, où des centres d’artistes vont pouvoir s’installer, on va pouvoir utiliser l’école pour répondre à des besoins immédiats. Le matériel du Symposium occupe déjà un étage de la bâtisse, alors que la cour est le stationnement du musée», indique-t-il.

Le Musée, qui vient de nommer un nouveau directeur, Martin Ouellet, devra amorcer une réflexion stratégique pour savoir comment utiliser les nouveaux locaux et éventuellement les relier à ces espaces actuels. En enlevant quelques murs creux, on pourrait créer une salle multifonctionnelle pouvant accueillir 250 personnes. «C’était aménagé comme ça quand je fréquentais l’école, au secondaire», note M. St-Gelais Tremblay. Il est déjà établi que le prochain Symposium, où des artistes d’ici et d’ailleurs créent devant public pendant un mois, se déroulera dans l’ancienne l’école, annonce-t-il.

+

HEUREUSE NOUVELLE POUR LE FESTIF!

L’annonce de l’acquisition de l’ancienne école Thomas-Tremblay par le Musée d’art contemporain de Baie Saint-Paul réjouit l’équipe du Festif!, qui installe sa scène principale dans l’ancienne cour de récréation depuis ses tous débuts. 

«On avait commencé à penser à des plans B, si jamais on n’avait plus accès à la cour, mais pour nous, c’est un endroit vraiment stratégique, au cœur de la ville, indique Clément Turgeon Thériault, directeur général et artistique du festival musical. L’autre personne qui voulait acheter ne nous garantissait pas l’accès et avait des craintes si on faisait l’évènement là. À court et moyen terme, c’est vraiment bien, parce qu’on peut continuer de se développer.» 

La cour permet d’accueillir 4600 personnes et sa configuration crée le sentiment de proximité entre les artistes et le public qui a fait la marque du Festif! «Pour nous, changer de stationnement n’aurait pas suffit, par son emplacement et sa configuration c’est vraiment le lieu parfait.» 

La programmation du festival sera dévoilée le 18 avril. 

Expositions

Un laboratoire numérique au Musée de la Civilisation

Pour ses 30 ans, le Musée de la civilisation se dote d’un laboratoire numérique dédié à la création et à l’expérimentation des nouvelles technologies.

Notamment muni d’ordinateurs, d’équipements de robotique et d’imprimantes 3D, le nouveau MLab Creaform accueillera gratuitement les visiteurs jusqu’à la fin de l’été. 

Une enveloppe de 275 000 $ a été allouée par le gouvernement du Québec pour la concrétisation du projet. Le ministre Sébastien Proulx était sur place mercredi pour inaugurer les nouvelles installations.