En plus de monter sur les planches, Maxime Robin signe la mise en scène des «Contes à passer le temps», un spectacle présenté du 14 au 30 décembre à la Maison Chevalier.

Entrevue avec Maxime Robin: «On est dans la plus pure expression du conte»

Fidèle à la tradition, pour une huitième année consécutive, la troupe des Contes à passer le temps s’installe pendant les Fêtes, du 14 au 30 décembre, à la Maison Chevalier, dans le quartier Petit Champlain, pour offrir un spectacle où l’imaginaire se déploie autour de personnages et de lieux de la capitale. Six auteurs et autant de comédiens participent à l’événement, toujours très couru,qui permet également aux spectateurs de se sucrer le bec dans un comptoir à desserts. Petite conversation avec Maxime Robin qui signe la mise en scène, en plus de monter sur les planches.

C’est la huitième année que Les contes à passer le temps sont présentés. Est-ce difficile d’avoir encore du bon matériel sous la main?

Notre objectif est de raconter des histoires profondément humaines. On s’intéresse à des personnages du paysage urbain de Québec, donc autant il y en a qui naissent, autant il y a d’histoires. 

Q  À quoi peut-on s’attendre comme spectacle cette année?

R  C’est la première fois où il y a de la musique. C’est très excitant. On fait affaire avec des acteurs chanteurs. On a aussi une petite chorale. Il y a des compositions faites spécialement pour le spectacle. Je cosigne (avec Sophie Thibeault) un texte inspiré du Scrooge de Charles Dickens. C’est mélangé avec des faits historiques autour de la construction du château Frontenac, avec un petit grain de sel à la Shining, de Stephen King.

Q  Je suppose que c’est davantage de travail pour toi qui signe également la mise en scène?

R  Oui, c’est plus de travail, c’est pourquoi je m’y suis pris plus tôt cette année. Mais le jeu en vaut la chandelle. C’est tellement beau. La musique est associée à l’imaginaire du temps des Fêtes.

D’une année à l’autre, le spectacle connaît un vif succès. Comment l’expliques-tu?

R  Pendant les Fêtes, il y a comme un retour à l’essentiel, aux choses de notre enfance qui fitte très bien avec Les contes. En plus, il n’y a pas beaucoup de théâtres de proximité à Québec. On est très près du public, dans une petite voûte. C’est très chaleureux comme ambiance. On est dans la plus pure expression du conte.