Katherine Pancol renoue avec le personnage d'Hortense Cortès dans «Trois baisers», qui se passe dans le milieu de la mode.

En rafale: 5 questions à Katherine Pancol

Il y a 10 ans déjà que Katherine Pancol s’est permis sa dernière incartade au Salon du livre de Québec. C’était l’époque de La valse lente des tortues. L’auteure française, qui a longtemps vécu à New York, n’a pas chômé depuis, tirant de son imagination le troisième volet de cette trilogie, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, puis une autre trilogie, Les Muchachas. Cette fois, elle arrive avec en poche Trois baisers, suivant le destin de son personnage Hortense Cortès, qui fait son entrée dans le milieu de la mode. On y retrouve aussi plusieurs des personnages de ses trilogies précédentes.

1 Qu’avez-vous appris de plus fascinant en vous plongeant dans les coulisses du monde de la mode pour écrire Trois baisers?

R C’est fascinant de voir se fabriquer une collection entière. Du début à la fin. Du trait de crayon à la réalisation. En passant par les boutons, les encolures, les pinces, les longueurs, les crises de nerfs, les crises d’angoisse, les crises d’excitation, de joie! Excitant de suivre tous les détails. Jusqu’au défilé. Je suis allée voir travailler ceux qui fabriquent les modèles dans les ateliers. Avec tellement de soin, de minutie et un tel art. J’étais dans les coulisses de plusieurs défilés et j’ai vu l’envers de la «magie» parce que, vu de la salle, c’est magique.

2 Dans ce dernier roman, vous faites revivre plusieurs des personnages de vos romans précédents. Pensez-vous avoir bouclé la boucle à leur sujet avec ce livre?

R Il ne faut jamais dire «jamais», mais là j’ai très envie de dire que oui, c’est fini. J’ai envie de tenter quelque chose d’autre. Je ne sais pas encore quoi. J’attends qu’une idée tombe dans ma tête et que je me mette au travail.

3 Le fait que vos livres soient des énormes best-sellers vous met-il de la pression lorsque vous vous attelez à l’écriture d’un nouveau roman?

R Non. Absolument pas. Je pose le succès loin de moi. Je n’y pense pas. Et oui, j’y arrive! Je suis un peu comme les couturiers que j’ai vus travailler. Je lance un trait, je tente, j’essaie, je cherche comment faire sonner une phrase, un dialogue, commencer une scène, travailler un «ton», ménager un suspense… C’est ça qui me passionne.

4 Vous ennuyez-vous parfois de votre métier de journaliste? En quoi celui de romancière est-il différent?

R Cela n’a rien à voir, l’écriture journalistique et l’écriture d’un roman. Quand on écrit pour un journal, on témoigne, on raconte la réalité, rien que la réalité, on écoute, on traduit, on «rapporte». Quand on écrit un roman, on invente, on crée des personnages, des ambiances, des effets. On invente un monde. On construit des villes, des idylles, des bonheurs, des malheurs, des points d’interrogation. On ment tout le temps puisqu’on raconte des histoires auxquelles on croit très fort et qui ne sont pas arrivées!

5 Votre dernier passage au Salon du livre de Québec remonte à 2008. Qu’en gardez-vous comme souvenir?

R C’était chaleureux, joyeux, stimulant, entraînant. J’avais rencontré beaucoup de gens, des lectrices, des lecteurs, des journalistes, des écrivains. On avait eu de grandes discussions. J’aime bien venir au Québec. Je m’y sens bien.

Katherine Pancol sera l’invitée d’honneur au Salon international du livre de Québec samedi, et sera notamment en séance de signature de 11h30 à 12h30 et de 14h à 15h30.