Véronique Côté indique que c’est à la fois par plaisir et par amitié pour l’équipe qu’elle signe la mise en scène de la pièce «Les meilleurs amis du monde», présentée au Théâtre Petit Champlain.

En rafale: 3 questions à Véronique Côté

Le Théâtre Petit Champlain aime la comédie française, qui le lui rend bien. Voilà plusieurs années que le volet théâtre d’été fait la part belle aux «Dîner de cons», «Un air de famille» et autres pièces venues de l’Hexagone. Cette année, c’est la pièce de Carole Greep, «J’aime beaucoup ce que vous faites», qui a été adaptée par Jean-Denis Beaudoin sous le titre «Les meilleurs amis du monde», qui prendra l’affiche du petit théâtre.

Dans cette pièce, Ariane Bellavance-Fafard, Emmanuel Bédard, Charles-Étienne Beaulne et Marianne Marceau interprètent deux couples d’amis qui doivent se rejoindre pour une fin de semaine dans une maison de campagne. Une erreur de manipulation sur un cellulaire révélera à l’un des deux couples comment leurs «amis» les perçoivent vraiment, à leur insu. Voilà une belle réserve de malaises, que Véronique Côté, à la mise en scène, s’est efforcée d’exploiter. 

1. On ne vous a pas souvent vue dans du théâtre d’été. Qu’est-ce qui vous a attirée dans l’aventure?

J’ai pourtant souvent travaillé avec l’équipe qui œuvre au Petit Champlain l’été! Nous étions dans la même classe au Conservatoire — on adore jouer et créer ensemble.  Je suis là cet été parce que c’est une pièce que nous reprenons pour la troisième fois (ça marche très fort!).  Nous l’avons d’abord montée dans sa version originale française il y a presque 10 ans. Et l’an dernier, nous avons travaillé sur cette adaptation en québécois, qui a connu un succès fou à la Dam-en-Terre, à Alma. On se retrouve pour offrir cette mouture au public de Québec. Je suis donc là par plaisir, et par amitié. Et parce que c’est un sacré bon show

2. À quel genre d’humour peut-on s’attendre dans Les meilleurs amis du monde?

À un humour d’acteurs, de personnages. Tout est dans le jeu. À partir de là, le spectre est large : il y a des gags physiques, des grosses jokes, des mots d’esprit, mais il y a surtout une place énorme pour le plaisir des interprètes. À cause de la structure de l’histoire, de l’argument de la pièce, le public est forcément complice d’un des couples sur scène. Ça produit une sorte d’empathie euphorique avec les personnages, qui s’amusent à manipuler le cours de la soirée, à voir jusqu’où leurs amis vont aller dans l’hypocrisie. C’est jouissif.

3. Les adaptations de comédies françaises ont la cote ces dernières années dans les théâtres d’été. Qu’est-ce qui rend les pièces françaises si bonnes au niveau de l’humour?

Ce qui rend une pièce bonne, quel que soit son origine ou même son genre, c’est la situation qui est nouée entre les personnages. Dans le cas qui nous occupe, la situation est irrésistible, et elle met la table pour que les acteurs déploient des merveilles de finesse et de drôlerie. Les spectateurs, tout comme l’un des couples de l’histoire, savent pertinemment que l’autre couple ment. Et le mensonge, c’est un moteur comique imparable. Si on rit, c’est parce qu’on voit le mensonge se déployer et les êtres s’y prendre au piège.

Les meilleurs amis du monde est présentée au Théâtre Petit Champlain jusqu’au 18 août, du mardi au samedi. Pour infos : theatrepetitchamplain.com