Amélie Grenier et Guillaume Champoux partagent la scène dans la pièce «Je préfère qu’on reste amis», présentée au Théâtre Beaumont St-Michel.

En rafale: 3 questions à Guillaume Champoux

Les spectateurs d’ici l’ont surtout vu à la télé, entre autres dans «O’» et «L’auberge du chien noir» ces dernières années, mais Guillaume Champoux roule aussi sa bosse sur les planches, surtout dans la région montréalaise. C’est donc un retour au bercail le temps d’un été pour le comédien, originaire de Québec, qui passera la saison dans le cadre enchanteur du Théâtre Beaumont St-Michel.

Guillaume Champoux y partage la scène avec Amélie Grenier, dans Je préfère qu’on reste amis, une pièce du Français Laurent Ruquier, adaptée et mise en scène par Reynald Robinson. On y suit l’amitié forte entre Claudine, femme ordinaire, devenue depuis plusieurs années le «meilleur chum de gars» de Valentin, un homme qui a l’habitude de faire tourner les têtes. Mais se cache-t-il plus que de l’amitié derrière cette relation? Il semblerait que oui…

1. Est-ce la première fois que vous venez jouer du théâtre d’été dans la région? Qu’est-ce que ça représente pour vous?

R  Comme je suis né à Québec, j’ai fait mes premières armes ici. À 22 ans, j’ai déménagé à Montréal pour étudier au Conservatoire et ma carrière a pris racine là-bas. J’ai joué une fois au Trident en 2007, je suis venu aussi quelques fois en tournée, mais Je préfère qu’on reste amis est la première pièce de théâtre d’été que je joue dans la région. Je passe un été formidable parce que je suis proche de ma famille. Et les gens sont tellement gentils, c’est vraiment agréable d’être ici.

2. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le rôle de Valentin et dans la pièce de Laurent Ruquier, adaptée par Reynald Robinson?

R  J’aime la légèreté de Valentin, sa facilité à avoir du plaisir. C’est un gars «gars», il ne se complique pas la vie. Il est aussi très émotif et excessif, il peut passer d’une engueulade à une accolade en un rien de temps. J’aime l’interpréter pour sa candeur, son innocence, il dit des énormités sans s’en rendre compte. Il n’est pas méchant du tout. Et c’est un ami fidèle, il a une relation très forte avec Claudine. La pièce tourne autour de cette relation, ce qui en fait une histoire très humaine et près de nous. Reynald a d’ailleurs fait un travail remarquable d’adaptation. La pièce ne se passe pas seulement au Québec, mais plus précisément à Lévis, avec toutes les références que ça implique!

3. Comment se passe le travail en duo avec Amélie Grenier? Est-ce un bon défi de tenir la pièce sur vos seules épaules?

R  Oh oui! C’est tout un défi! Mais les commentaires qu’on reçoit, c’est que ça bouge énormément et les gens qui avaient des craintes face au petit nombre d’acteurs sur scène cette année se disent comblés. Disons que je ne prendrai pas de poids cet été! Amélie et moi, on a travaillé très fort et on a une complicité qui ne se dément pas, soir après soir. On est juste deux, mais on fait toute une équipe.

Je préfère qu’on reste amis est présentée du mardi au samedi, jusqu’au 11 août, ainsi que le 17 et 18 août, au Théâtre Beaumont St-Michel à Saint-Michel-de-Bellechasse. Pour info : theatrebeaumontstmichel.com