Gérard Depardieu a choisi de célébrer la mémoire de Barbara en revisitant sur scène ses plus grands succès.

Depardieu pas fan de Dolan

Gérard Depardieu cumule plus de 200 longs-métrages au compteur, mais il avoue ne pas chérir un jeune réalisateur en particulier avec qui il aimerait collaborer un jour.

«Les réalisateurs deviennent cons à partir du moment où il faut tourner. C’est mieux de rêver un film que d’essayer de le faire.» Et son propos de bifurquer, lieu d’origine du journaliste oblige, sur le «petit Xavier Dolan». À l’exception de Mommy, tourné avec «un jeune garçon absolument remarquable» (Antoine-Olivier Pilon), Depardieu se demande ce que l’avenir réserve au cinéaste québécois. 

«Il a fait ce très joli film [Mommy], mais le reste, je n’y tiens pas. Ça ne me transporte pas, moi, les hystéries, les crises d’identité. Il a fait deux trois choses et puis maintenant, qu’est-ce qu’il va faire? Essayer encore de raconter ses problèmes familiaux, son homosexualité? Tout montrer, tout voir, ça devient exténuant.»  

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LA «PARTOUZE» CANNOISE

Les paparazzis qui espéraient voir débarquer Gérard Depardieu ce printemps au Festival de Cannes peuvent oublier ça. En vedette dans le film de guerre Les confins du monde, de Guillaume Nicloux, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, il passe son tour. Pour son plus grand soulagement.

«Ça ne m’intéresse plus. Ça fait partie des récompenses et j’ai horreur de ça», explique le lauréat du Prix d’interprétation masculine en 1990 pour Cyrano de Bergerac, nommé président du jury cannois deux ans plus tard.

Venu en 2016 pour accompagner le film Tour de France, encore une fois à la Quinzaine, il avait refusé de monter les célèbres marches du Palais.

«Cannes est une foire qui m’ennuie terriblement. Ça ressemble un peu à cette saloperie de Harvey Weinstein, c’est-à-dire une sorte de partouze, à poil, et on s’étonne qu’on vous maltraite.»

«La cinématographie n’y est plus représentée comme avant, poursuit-il. Il y a tellement de diffusions et de diffuseurs qu’on fait un peu n’importe quoi et les gens s’habituent. Comme les gens n’ont plus l’habitude de lire un livre. Il faut même qu’on leur explique ce qu’est une musique.»