Une partie du travail d’Ulay est entrée dans les collections de nombreuses institutions à travers le monde, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Centre Pompidou de Paris ou le Museum of Modern Art (MoMA) de New York.
Une partie du travail d’Ulay est entrée dans les collections de nombreuses institutions à travers le monde, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Centre Pompidou de Paris ou le Museum of Modern Art (MoMA) de New York.

Décès d’Ulay, plasticien allemand et performeur de l’extrême

LJUBLJANA — Le photographe et plasticien allemand Ulay, pionnier du «body art» et de la performance artistique, est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 76 ans, a indiqué sur Facebook la fondation portant son nom, basée en Slovénie.

«L’un des plus grands artistes de notre temps, le plus radical, le seul et l’unique, ULAY est parti pour un autre voyage, hier, paisiblement dans son sommeil», est-il écrit dans ce communiqué.

Ulay est le pseudonyme de Frank Uwe Laysiepen, né en 1943 en Allemagne. Photographe à l’origine, il était devenu à partir de la fin des années soixante, notamment par le biais du travestissement, l’un des grands noms du «body art», l’art corporel, un courant plaçant le langage du corps au centre de la démarche artistique. Il fut l’un des premiers à utiliser le tatouage en art contemporain.

Entre 1976 et 1988, il a collaboré avec l’artiste Marina Abramovic, autre icône de la performance artistique, qui fut également sa compagne durant cette période. En couple, ils remirent en question la perception des traits masculins et féminins, tout en repoussant à l’extrême les limites du corps humain et de la souffrance physique.

«Il était un artiste et un être humain exceptionnel, qui nous manquera beaucoup», a écrit Mme Abramovic lundi sur Instagram. «En ce jour, il est réconfortant de savoir que son art et son héritage vivront pour toujours», a-t-elle ajouté.

Sa maladie diagnostiquée en 2011 était devenue pour Ulay le «plus grand projet de sa vie» et dans Project : Cancer, il avait été filmé en chimiothérapie, puis lors d’une «tournée d’adieu» mondiale.

Une partie de son travail est entrée dans les collections de nombreuses institutions à travers le monde, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Centre Pompidou de Paris ou le Museum of Modern Art (MoMA) de New York.

Depuis 2009, Ulay partageait sa vie entre Amsterdam, aux Pays-Bas et Ljubljana, la capitale de la Slovénie.