Le réalisateur Philippe Clair est décédé samedi à l’âge de 90 ans.
Le réalisateur Philippe Clair est décédé samedi à l’âge de 90 ans.

Décès du réalisateur Philippe Clair à 90 ans

Agence France-Presse
PARIS — Réalisateur de films cultes tendance nanar, comme Plus beau que moi tu meurs avec Aldo Maccione, grand succès au box-office dans les années 80, Philippe Clair est décédé samedi à l’âge de 90 ans, a annoncé son avocat dans un communiqué.

«Nous vous informons de la disparition hier (samedi) de Philippe Clair, producteur auteur, réalisateur et comédien de nombreux films de comédies populaires des années 80», a annoncé dimanche Me Gérald Bigle, à la demande de la famille du défunt.

Le Führer en folie avec Alice Sapritch, La grande java avec les Charlots, Rodriguez au pays des merguez, Plus beau que moi tu meurs, Si tu vas à Rio… tu meurs avec l’Italien rouleur de mécaniques Aldo Maccione ou encore Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir, avec la vedette américaine Jerry Lewis… Autant de films signés Philippe Clair, qui ont marqué les années 70-80 et le genre des nanars.

«S’il ne fut pas le plus prolifique des réalisateurs français de nanars comiques, son nom reste, autant que ceux de Max Pécas ou Richard Balducci, un symbole de la grande époque du rire gras», affirme le site spécialisé Nanarland, qui le qualifie de «roi du comique couscous merguez».

Acteur d’abord, né Prosper Bensoussan en 1930 au Maroc, Philippe Clair se forme à Paris, au cours de René Simon, qui lui trouve son pseudonyme. Il passe à la réalisation en 1964 avec Déclics et des claques, une comédie avec Annie Girardot.

Après une pause, il revient à la réalisation dans les années 70 avec La grande java, où il fait connaître la troupe des Charlots avant de faire la rencontre avec Aldo Maccione avec qui il va collaborer à de nombreuses reprises. Le duo atteindra des sommets — d’absurde et au box-office — avec Plus beau que moi, tu meurs, 3 millions d’entrées en 1982 et film préféré d’un certain Zinédine Zidane.

Après L’aventure extraordinaire d’un papa peu ordinaire (1989), son 16e film et le seul à la tonalité dramatique, Philippe Clair cesse de réaliser. Le film fut «un bide» qui le grilla dans le milieu du cinéma, confia-t-il des années plus tard.

En 2018, il publie un livre d’entretiens, où il revient sur sa carrière et le mépris d’une partie de la critique à son encontre.