À 70 ans, Paul-André Fortier présentera son «Solo 70».

Danse: corps vieillissant et poèmes sur glace à la Rotonde

À 70 ans, Paul-André Fortier danse toujours et se fait porte-étendard de la poésie du corps vieillissant. Son «Solo 70» fait partie des 12 spectacles présentés cette année par la Rotonde, qui comprend aussi une nouvelle création d’Alan Lake et marque le retour de la compagnie Le Patin Libre, qui livre d’impressionnantes chorégraphies sur glace.

Le chorégraphe et interprète signe la dernière œuvre de sa compagnie, Fortier Danse-Création, qui cessera ses activités en décembre, peu après la présentation de Solo 70, les 29 et 30 novembre à la salle Multi de Méduse.

Il s’agit d’un «faux» solo, puisqu’il a convié le comédien Étienne Pilon et la musicienne Jackie Gallant à entrer dans la danse. «J’avais envie, depuis des années, de danser sur de la guitare électrique», souligne M. Fortier.


« Je me suis retrouvé avec trois créateurs d’une toute autre génération que la mienne et j’ai trouvé ça réjouissant »
Le danseur et chorégraphe Paul-André Fortier

«Pour écrire les textes, j’ai demandé à Étienne Lepage; donc, je me suis retrouvé avec trois créateurs d’une toute autre génération que la mienne et j’ai trouvé ça réjouissant. Je ne pensais pas qu’ils diraient oui si rapidement pour travailler avec un vieux danseur, un chorégraphe mature.»

Le plasticien Marc Séguin s’est joint à l’équipe pour concevoir la scénographie.

Le spectacle se veut la synthèse de 30 ans de pratique. L’artiste ne cessera pas de créer, mais le fera autrement. «J’espère ouvrir la voie pour d’autres danseurs et chorégraphes qui croiront à la poésie du corps vieillissant», indique-t-il.

Il y aura certainement de beaux liens à faire avec la performance Lifeguard, de Benoît Lachambre, où le danseur d’expérience laissera les spectateurs le toucher et influencer sa trajectoire (du 24 au 26 avril, à la Maison pour la danse).

Esther Rousseau-Morin dansera dans «Gratter la pénombre» d’Alan Lake.

Après avoir présenté Le cri des Méduses, un grande épopée symboliste au Grand Théâtre de Québec l’an dernier, le chorégraphe de Québec Alan Lake s’est penché sur une petite forme, Gratter la pénombre, qui entremêlera les fantasmes, les cauchemars et les solos de quatre danseurs avec qui il travaille depuis des années (du 7 au 16 février à la Maison pour la danse).

À l’aréna

Parmi les autres propositions inusitées rassemblées par la Rotonde, on trouve une course effrénée sur un tapis roulant, qui sera livrée par Fabien Piché (Running Piece, du 17 au 19 octobre, salle Multi), une pièce dansée et filmée dans le noir complet (The Black Piece, les 1er et 2 novembre, salle Multi) ainsi que Threshold, le nouveau spectacle du Patin Libre, présenté les 13 et 14 avril dans l’environnement inédit de l’aréna des Deux Glaces.

Le Patin libre viendra présenter «Threshold», les 13 et 14 avril, à l’aréna des Deux Glaces.

À VOIR AUSSI

Bang bang de Compagnie Manuel Roque, Manuel Roque, 16 au 18 janvier, salle Multi

Pour de Daina Ashbee, 4 au 7 mars, Maison pour la danse

Dialogue de Wen Wei Dance, Wen Wei Wang, 27 au 29 mars, salle Multi

L’école buissonnière de PPS Danse et DansEncorps, Pierre-Paul-Savoie, 25 au 30 octobre, Gros Becs (dès 6 ans)

Threesixnine de Tentacle Tribe, 20 et 21 mars, salle Multi (dès 12 ans)

Sous la feuille d’Ariane Voineau et Josué Beaucage, 30 mai au 2 juin, Maison pour la danse (18 mois à 4 ans)