Le lieutenant Richard Hamel (à droite), du Service de police de la Ville de Québec, commande le centre de contrôle des opérations du Festival d'été de Québec - dont l'emplacement doit demeurer secret.

Dans les coulisses du FEQ

Pour la première fois de son histoire, le centre de contrôle des opérations du Festival d'été de Québec (FEQ) a ouvert ses portes aux médias jeudi soir. Malgré le calme apparent qui y règne - calme accentué par la pénombre des lieux -, la crise peut survenir à tout moment. Et elle peut prendre bien des formes.
Une bagarre, une file d'attente interminable, une urgence médicale... ou encore l'imprévisible météo sont autant d'éventualités auxquelles doit être préparée l'équipe du centre de contrôle.
À l'arrivée du Soleil jeudi soir, un peu avant 20h, on était notamment à gérer le transport des artistes vers chacune des scènes. «Départ du Hilton dans 5 vers le Pigeon.» En d'autres termes : arrivée imminente de The Zombies ou de Melissa Etheridge au parc de la Francophonie. 
Aux commandes, le lieutenant Richard Hamel, du Service de police de la Ville de Québec, fait le pont entre les services policiers, l'équipe des travaux publics, le Bureau des grands événements, les services de santé et l'équipe du Festival d'été. S'ajoute à cela un représentant du service des incendies lors des «grosses soirées», indique le lieutenant Hamel. 
Au total, une dizaine de personnes sont réunies dans un local - dont l'emplacement exact doit rester secret - où sont projetées sur grand écran des images de plus de 20 caméras de surveillance placées en des lieux stratégiques sur le site du FEQ. Au moment du passage du Soleil, des images de l'entrée du parc de la Francophonie et de celle des plaines d'Abraham par la Croix du Sacrifice étaient diffusées en temps réel.
«Monsieur Météo»
Pendant ce temps, derrière la scène des plaines d'Abraham, le grand manitou Patrick Martin, directeur de la production au Festival d'été, surveille la météo. Grâce à l'aide de deux météorologues, dont un Américain basé en Oklahoma, et de quatre stations météo situées sur chacun des sites extérieurs, il évalue la situation précise aux alentours de chaque scène.
Conscient de l'influence que peut avoir dame Nature sur un spectacle, Patrick Martin reste à l'affût en tout temps. Luci Tremblay, directrice des communications au FEQ, le surnomme d'ailleurs «Monsieur Météo».
En cas d'un temps très défavorable, c'est le plan d'urgence qui est mis en application, explique-t-il. Première étape : suspension du spectacle. Si le temps se calme, on peut reprendre. Sinon, c'est l'évacuation du site, soit le pire scénario possible.
Souhaitons que ledit plan d'urgence demeure théorique en ce 50e Festival d'été.