C'était un Daniel Gélinas serein qui s'était présenté devant les médias, en juillet, pour annoncer son départ du FEQ et de sa filiale événementielle 3E.

Daniel Gélinas quitte officiellement le FEQ

C'est aujourd'hui, 29 septembre, que Daniel Gélinas quitte officiellement le Festival d'été de Québec, après 15 ans passés à titre de directeur général. Claude Doré, DG adjoint, assurera l'intérim en attendant l'arrivée d'un successeur.
Si le grand public est moins familier avec son nom, Claude Doré n'en est pas moins un des piliers du Festival d'été, où il est directeur du financement et du marketing. D'ailleurs, il avait assuré l'intérim à la direction générale, en 2008, lorsque Daniel Gélinas avait pris les rênes de la Société du 400e anniversaire de Québec.
Lettre ouverte
M. Gélinas n'a pas voulu accorder d'entrevue afin de parler de son départ ou de ses éventuels projets, or il a laissé une lettre destinée aux citoyens, que Le Soleil a reproduite en entier dans la section «Opinions». Celui qui a travaillé à l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, puis à l'International d'Art vocal de la même ville avant de faire son arrivée à Québec explique qu'il a investi son temps, son énergie et son savoir-faire dans un seul but : «voir une population vibrer totalement au rythme d'un festival unique au monde.» Il souligne à ce propos que, parmi ses souvenirs, c'est d'abord et avant tout les gens de Québec qui resteront gravés en sa mémoire : «Vous formez un public fier, présent et incroyable, je vous aime!»
Durant son règne, M. Gélinas a dû faire face à différents défis. On se rappellera qu'au début des années 2000, le FEQ vivotait et les amateurs semblaient s'en désintéresser. Le dg sortant a donc dû redoubler d'efforts pour corriger cette situation et il y fait référence dans sa lettre : «malgré de nombreux obstacles, la vision ambitieuse que nous nous étions donnée en 2003 nous a permis d'obtenir un succès supérieur à nos attentes initiales.»
Protéger le FEQ
Comme il n'a pas été seul maître d'oeuvre du redressement, puis de la croissance et du rayonnement du Festival, M. Gélinas prend le temps de saluer toute son équipe, les médias, de même que les différents présidents du conseil d'administration qu'il a servis.
Il termine en interpellant les institutions de Québec et les pouvoirs publics afin qu'ils protègent l'événement, qui est un moteur de retombées économiques et de rayonnement. Il soutient qu'avoir un festival de musique de 11 jours, qui regroupe 300 spectacles et de très grandes vedettes internationales avec seulement 13 % de financement public est un rêve devenu réalité.
«Je continuerai toute ma vie à soutenir ce joyau de la ville de Québec», conclut-il.