Ce trafic, qui est évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, consistait à revendre des antiquités provenant de pays comme la Libye, la Syrie, l’Égypte ou le Yémen sur le marché de l’art en France, en particulier via la maison Pierre Bergé et Associés.
Ce trafic, qui est évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, consistait à revendre des antiquités provenant de pays comme la Libye, la Syrie, l’Égypte ou le Yémen sur le marché de l’art en France, en particulier via la maison Pierre Bergé et Associés.

Cinq arrestations dans une affaire de trafic d’antiquités

PARIS — Cinq personnes soupçonnées de participer à un trafic d’antiquités provenant de pays en guerre du Moyen-Orient — portant sur des dizaines de millions d’euros — ont été placées en garde à vue lundi et mardi à Paris, a-t-on appris de sources concordantes.

Parmi elles figurent le directeur de la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé et Associés, un de ses experts et une ancienne conservatrice du Louvre.

Ce trafic, qui est évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, consistait à revendre des antiquités provenant de pays comme la Libye, la Syrie, l’Égypte ou le Yémen sur le marché de l’art en France, en particulier via la maison Pierre Bergé et Associés, selon une source proche du dossier.

Les suspects font partie d’un réseau de professionnels impliquant des marchands d’art, des experts et des musées internationaux.

Ils ont été interpellées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février, ont précisé ces sources judiciaire et proche du dossier, confirmant une information de la radio RTL.

Une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet 2018 et ses investigations ont été transmises le 7 février dernier à des juges d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire pour recel de vol en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment et escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux ainsi qu’omission de mention par le vendeur sur le registre des objets mobiliers.