Indiana Jones fait fureur aux enchères

LONDRES — Près de 400 000 livres (plus de 684 000 $CAN) pour le chapeau d’Indiana Jones: certains des 600 accessoires et costumes de films cultes vendus aux enchères jeudi à Londres ont largement dépassé les estimations des experts.

Mais la pièce maîtresse de la vente, la veste portée par le personnage de Han Solo, incarné par Harrison Ford dans l’épisode V de Star Wars, L’Empire contre-attaque, n’a, elle, pas rencontré le succès attendu: l’enchère maximale, à 450 000 livres (770 000 $CAN), était sous le prix de réserve, fixé à 500 000 livres (plus de 855 000 $CAN).

«Le prix de réserve était fixé en fonction des ventes d’autres accessoires Star Wars, de la rareté de l’article, de la popularité du film, de et l’usage qui est fait de l’objet dans le film», a expliqué l’entreprise Prop Store, qui organisait l’évènement. Elle a précisé que des offres plus élevées avaient été formulées après la clôture des enchères, laissant entendre que la veste sera malgré tout vendue.

Le Fedora porté par Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’Arche perdue a été adjugé 393 600 livres (plus de 673 000 $CAN) frais compris, dépassant largement les 300 000 livres espérées (plus 513 000 $CAN).

Cette création du chapelier italien Borsalino permet à Prop Store d’établir un nouveau record. Il était jusqu’ici détenu par la moto aperçue dans plusieurs films de la série des Batman, adjugée 300 000 livres (plus 513 000 $CAN) lors d’une vente précédente.

Prop Store organise chaque année depuis 2014 des enchères d’objets utilisés sur les tournages de cinéma. Le groupe estimait pouvoir atteindre un nouveau record de ventes, à 3,5 millions de livres (plus de 5,88 millions $CAN), pour l’édition 2018.

Le sabre laser d’Anakin Skywalker, ou Darth Vader, personnage central de la saga Star Wars, utilisé lors du tournage de l’épisode La Revanche des Sith a été adjugé 110 000 livres (188 000 $CAN).

L’Hoverboard de Marty Mcfly, incarné par Michael J. Fox dans Retour vers le futur, a lui atteint 30 000 livres (environ 51 000 $CAN). À l’inverse, une réplique grandeur nature de la DeLorean, la voiture conçue par le personnage de Doc Brown pour voyager dans le temps, n’a, elle, pas trouvé preneur.

«Nous avons certains des plus beaux articles, tirés des tout meilleurs films», s’était réjouie Sian Taylor, l’une des responsables de Prop Store, lors de la présentation des objets. L’évènement «prend de l’ampleur tous les ans», avait-elle assuré.

Parmi les 600 objets proposés aux amateurs, investisseurs et collectionneurs se trouvaient aussi le masque d’un Stormtrooper issu du huitième épisode de la saga Star Wars, Les derniers Jedi, une barre de chocolat utilisée pour le film Charlie et la chocolaterie ou encore le costume de Johnny Depp dans Edward aux mains d’argent.

Cinéma

FCVQ: «Une colonie» remporte le Grand prix

Les jurys sont toujours imprévisibles et celui des longs métrages de la 8e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec n’aura pas fait exception en couronnant Une colonie du Grand prix de la compétition — une première pour un film québécois au Festival. Celui des courts de la compétition nationale a, lui, opté pour un film qui avait déjà son lot de récompenses: Fauve.

On attendait La disparition des lucioles, meilleur film canadien au Festival de Toronto (TIFF), c’est plutôt le drame de Geneviève Dulude-De Celles, étoile montante du cinéma québécois, qui s’est démarqué. La réalisatrice aura donc fait mouche avec son premier long en fiction, récit initiatique à propos d’une ado qui cherche ses repères.

Le jury était présidé par Monia Chokri, secondée par Christian Bégin, Sophie Deraspe, Patrick Hubley et Fabrice Montal.

Jeu de pouvoir

Du côté court, Fauve avait déjà remporté, entre autres, le Prix spécial du jury à Sundance et le Grand prix canadien au Festival Regard au Saguenay, en plus d’être choisi dans plus d’une trentaine de festivals. Le film de Jérémie Comte s’attarde à deux garçons qui s’enfoncent dans un jeu de pouvoir malsain, avec la nature comme seul témoin.

À l’international, Charlotte Aubin, Iannicko N’Doua et Alexandre Isabelle sont tombés sous le charme de Proch de Jakub Radej.

Le jury cinéphile devait se pencher sur les premiers longs métrages et il a opté pour Smuggling Hendrix de Marios Piperides. Virus tropical a décroché une mention spéciale.

Five Fingers for Marseilles de Michael Matthews a obtenu la faveur du jury collégial, qui a décerné une mention spéciale à 303 de Hans Weingartner.

Le FCVQ se poursuit jusqu’au 22 septembre.

Cinéma

Disney veut ralentir le rythme des sorties de «Star Wars»

NEW YORK — Marqué par la récente déception de «Solo», Disney veut ralentir le rythme des sorties des films siglés «Star Wars», après avoir voulu en faire «trop» et «trop vite».

De six films en 38 ans, le rythme est passé à quatre en deux ans et demi, entre L’éveil de la force, en décembre 2015, et Solo: une histoire de Star Wars, en mai 2018.

Le géant du divertissement entendait visiblement appliquer à sa franchise Star Wars la même recette que son autre vache à lait, Marvel, et ses 20 films en 10 ans.

«J’ai pris la décision de la cadence, et en y repensant, je pense que l’erreur que j’ai faite — c’est ma responsabilité — a été un peu trop, trop vite», a reconnu Bob Iger, pdg de The Walt Disney Company, dans un entretien au site spécialisé The Hollywood Reporter publié jeudi.

Même s’il a rapporté près de 400 millions$ dans le monde, d’après le site spécialisé Box Office Mojo, Solo, dont le budget est estimé, selon plusieurs médias américains, à entre 250 et 275 millions$, a été une déception.

Les recettes du film se situent sensiblement derrière les huit volets officiels de la saga, mais sont aussi largement devancées par Rogue One: une histoire de Star Wars (1,05 milliard$) qui, tout comme Solo, est lié à l’univers Star Wars, mais ne s’inscrit pas directement dans la série.

Par comparaison avec les chiffres faramineux des Derniers Jedi, le huitième volet de la série officielle, sorti en décembre dernier et qui a raflé 1,33 milliard de dollars aux guichets, le parcours de Solo est un coup d’arrêt.

«Plus prudents» 

Le réalisateur J.J. Abrams, qui avait déjà mis en scène Le réveil de la force, travaille actuellement à l’épisode 9 de la saga, dont la sortie est prévue en 2019.

Disney a déjà annoncé, en novembre 2017, qu’une nouvelle trilogie suivrait la troisième.

En février, le groupe a également révélé que de nouveaux longs métrages de l’univers Star Wars seraient réalisés par les créateurs de la série à succès Le trône de fer.

L’intrigue sera à la fois séparée des aventures de Luke Skywalker et des dynasties de Jedi, au coeur de l’actuelle trilogie et de la prochaine. «Nous sommes à un stade où nous allons devoir prendre des décisions sur ce qui suivra (le film de) J.J.», a expliqué Bob Iger. «Mais je pense que nous allons être un peu plus prudents sur le volume et la cadence».

Pour Matthew Ball, ancien responsable de la stratégie d’Amazon Studios, l’échec relatif de Solo ne témoigne pas d’une «lassitude» du public vis-à-vis de Star Wars, mais plutôt de «calendriers de production inutilement serrés», a-t-il tweeté jeudi.

Cette urgence nouvelle pourrait expliquer, selon lui, les remaniements opérés sur Rogue One et Solo, ce dernier ayant même changé de réalisateur en cours de route, affectant, au final, la cohérence de l’ensemble et la qualité du résultat.

Beaucoup déconseillent néanmoins de tirer des conclusions hâtives du sort de Solo, qui a pâti d’une sortie sans doute trop rapprochée de celle de Black Panther (mi-février) et surtout d’Avengers: la guerre de l'infini (fin avril), deux mastodontes qui ont vendu pour 2,38 milliards$ de billets dans le monde.

Contrairement aux autres films Star Wars, Solo a par ailleurs souffert, dans une certaine mesure, de mauvaises critiques, mais aussi d’une campagne de promotion très courte.

Si Disney «est au niveau sur le plan de la qualité et du marketing», estimait l’analyste de Cowen, Doug Creutz, dans une note publiée en juin, l’épisode 9 «fera un bon parcours au box-office, dépassant probablement Les derniers Jedi».

«Attention, la franchise va revenir et, espérons-le pour tout le monde, elle sera à des années-lumière des dernières livraisons», abonde Jeff Bock, analyste du cabinet spécialisé Exhibitor Relations. «D’ailleurs il y a tellement de potentiel pour la partie télévision de Star Wars», a-t-il dit à l’AFP, «que les films peuvent passer au second plan pour quelque temps, si besoin.»

Cinéma

L'Américain Cary Fukunaga réalisera le prochain James Bond

LONDRES — Il est le premier Américain à réaliser les aventures de James Bond: Cary Joji Fukunaga a été choisi pour diriger le tournage du 25e opus de la saga du célèbre espion britannique, dont la sortie mondiale est prévue en 2020.

Réalisateur de Beasts of No Nation et Sin Nombre, et metteur en scène de la première saison de la série à succès True Detective, pour laquelle il a reçu un Emmy en 2014, il remplace le Britannique Danny Boyle qui avait jeté l’éponge en août en raison de «différends artistiques» et sera le premier Américain à s’attaquer au célèbre espion.

«Nous sommes ravis de travailler avec Cary. Sa polyvalence et son inventivité font de lui un excellent choix pour notre prochaine aventure de James Bond», ont indiqué les producteurs Michael G. Wilson et Barbara Broccoli sur Twitter.

Fukunaga est né le 10 juillet 1977 en Californie, d’une mère d’origine suédoise et d’un père d’origine japonaise lui-même né dans un camp d’internement de Nippo-Américains pendant la Seconde Guerre mondiale, selon le site Imdb. Outre l’anglais, il parle couramment le français et l’espagnol.

Il a déjà été primé au festival de Venise et acclamé aux festivals de Telluride et de Toronto. Sa dernière oeuvre, la série Maniac, comédie noire avec Emma Stone, sort vendredi sur Netflix.

Les réalisateurs des précédentes aventures de 007, espion élégant, séducteur et accessoirement tueur, créé par le romancier Ian Fleming, étaient majoritairement britanniques.

Qui sera le prochain 007?

La société de production avait annoncé en mai que Danny Boyle, réalisateur oscarisé de Slumdog Millionnaire, avait été choisi pour diriger le projet, dont le scénario a été confié à John Hodge — ce dernier avait notamment collaboré avec Danny Boyle sur Trainspotting.

Boyle, grand admirateur des films de l’agent secret, avait commencé le processus de casting pour trouver les futurs méchants et la «Bond Girl», selon le magazine Variety. Le tournage du long-métrage devait commencer en décembre et la sortie du film était prévue pour l’automne 2019, des échéances repoussées de plusieurs mois.

Le tournage de «Bond 25», qui n’a pas encore de titre définitif, débutera le 4 mars 2019 dans les studios Pinewood, près de Londres, pour une sortie mondiale fixée au 14 février 2020.

Pour «Bond 25», ce sera la cinquième fois que Daniel Craig, 50 ans, endossera le chic costume du célèbre espion de Sa Majesté.

L’acteur britannique avait annoncé en 2017 que ce serait sans doute la dernière. Depuis, la rumeur court et nourrit les réseaux sociaux: le Britannique Idris Elba, 46 ans, serait pressenti pour prendre sa succession.

Ce dernier, né d’un père sierra-léonais et d’une mère ghanéenne, a alimenté le buzz cet été avec un tweet. «Mon nom est Elba, Idris Elba», a-t-il écrit, reprenant à son compte la célèbre formule de 007.

Déjà en 2015, Pierce Brosnan, un des acteurs ayant incarné l’agent secret au cinéma, estimait que James Bond pourrait être incarné par un «grand acteur noir».

«Idris Elba a certainement le physique, le charisme et la présence» pour jouer James Bond, avait jugé l’Américano-Irlandais.