Cinéma

Sylvester Stallone fait l'objet d'une enquête pour agression sexuelle

LOS ANGELES — Des procureurs américains ont lancé une enquête pour déterminer si la vedette de films d'action Sylvester Stallone devrait être poursuivie en relation avec une agression sexuelle signalée l'an dernier.

«Un dossier a été présenté aujourd'hui par la police de Santa Monica», municipalité qui jouxte Los Angeles, «à propos de Sylvester Stallone», a expliqué mercredi à l'AFP Greg Risling, porte-parole de la procureure de Los Angeles Jackie Lacey.

Cinéma

Les comédies romantiques feront un retour en force cet été

LOS ANGELES - L’été est toujours rempli de films d’action et de superhéros, mais cette année, un genre comptant son lot d’adorateurs fait un grand retour : la comédie romantique. Après une année 2017 sans aucun film du genre de la part d’un studio majeur, cet été proposera une renaissance de cet incontournable d’Hollywood avec cinq sorties notables, dont «Crazy Rich Asians» et une suite à «Mamma Mia!».

Les raisons du déclin du genre sont nombreuses. L’accent mis sur l’international, les franchises et les superhéros après la récession a contribué à éloigner les comédies romantiques de la liste des priorités des studios. En outre, après une longue période de succès de la fin des années 80 aux années 2000, l’enthousiasme a commencé à s’essouffler. Les comédies romantiques étaient devenues sans saveur. Il y a eu bien sûr quelques exceptions, comme Cas désespéré d’Amy Schumer, mais les comédies romantiques des grands studios sont devenues répétitives, faciles et ennuyantes.

«(Ces films) ne reflétaient pas la façon dont la société évoluait. Ils parlaient de couples blancs et hétérosexuels. Ils se rabattaient sur les conventions qui définissaient le genre», a expliqué Erin Carlson, auteure du livre I’ll Have What She’s Having: How Nora Ephron’s Three Iconic Films Saved the Romantic Comedy et d’un prochain ouvrage sur les films de Meryl Streep.

«Les gens en ont simplement eu assez»

Une mort, en quelque sorte, était nécessaire pour que le genre ressuscite avec de nouvelles voix. Le fait que Mal d’amour ait fait sensation au box-office et obtenu une nomination aux Oscars n’a pas nui. Ce genre de reconnaissance prestigieuse est rarement accordée aux comédies romantiques classiques.

«Mal d’amour a montré que les gens veulent toujours une bonne comédie romantique au cinéma, mais ils en veulent une qui pousse le genre vers l’avant d’une manière nouvelle et intéressante, qui reflète la vraie vie aujourd’hui, pas celle dépassée d’hier», a ajouté Erin Carlson.

Un genre renouvelé

Et en effet, les comédies romantiques de 2018 poursuivent ce mouvement vers l’avant. Plus tôt dans l’année, il y a eu le Club de lecture de Paramount qui se concentrait sur les femmes plus âgées, le protagoniste gai de Avec amour, Simon par 20th Century Fox et le film bilingue Overboard, qui est devenu le long métrage le plus rentable de Pantelion Films.

Set It Up (Petits contrecoups), un film de Netflix qui sera disponible vendredi, racontera l’histoire de gens avec des emplois réels qui occupent tout leur temps. Zoey Deutch et Glen Powell tiendront les rôles d’assistants qui décident de faire tomber amoureux leurs patrons misérables et difficiles, joués par Lucy Liu et Taye Diggs.

Il vient de l’imagination de Juliet Berman, responsable du développement chez Treehouse Pictures, et de la scénariste Katie Silberman, toutes deux fans passionnées de comédies romantiques, qui se sont rencontrées alors qu’elles travaillaient comme assistantes à Los Angeles.

«J’ai grandi à une époque où les comédies romantiques n’avaient pas une connotation négative, ils n’étaient que mes films préférés», a raconté Katie Silberman. «Je voulais depuis longtemps essayer d’écrire quelque chose qui ferait ressentir au public ce que les films que j’ai aimés m’ont fait ressentir : ils sont amusants, gentils, chaleureux et intelligents.»

Le scénario a attiré l’attention d’Hollywood en se taillant une place en 2015 sur la très convoitée Black List, qui dresse la liste des meilleurs scénarios non produits de l’industrie. Il a été acheté par MGM et devait même compter dans sa distribution la vedette du Trône de fer Emilia Clarke, mais le projet s’est effondré lorsque le studio a commencé à hésiter et que l’actrice a dû reprendre le tournage de son émission de télévision. L’équipe, y compris Glen Powell, n’était cependant pas découragée.

«Nous avons rencontré beaucoup de gens qui aimaient vraiment le scénario, mais plusieurs disaient : «Ce n’est pas bon pour notre plateforme» ou «Ce n’est pas bon pour notre répertoire»», a souligné Claire Scanlon, réalisatrice de Set It Up. «Il y avait tellement de règles que devaient suivre les gens qui choisissaient des films et si ça n’allait pas parfaitement avec ce qu’ils prévoyaient sortir, alors ils ne voulaient pas le faire.»

Les plateformes en ligne

Tout cela a changé lors d’une rencontre avec Netflix, lorsque le cadre Matt Brodlie a immédiatement adopté le projet : il a dit oui en janvier et le tournage s’est amorcé en mai. Netflix a également produit d’autres comédies romantiques cette année, y compris Ibiza, When We First Met (Notre première nuit) et The Kissing Booth. De son côté, Amazon est la plateforme qui avait fait le pari d’acquérir The Big Sick.

Mais ce ne sont pas seulement les plateformes en ligne qui relancent le genre; les grands studios le font aussi. Universal sortira Mamma Mia! C’est reparti le 20 juillet, avec plusieurs membres de la distribution originale, ainsi que Cher et Andy Garcia. Et Warner Bros sortira l’adaptation du roman populaire de Kevin Kwan Crazy Rich Asians le 15 août.

Nina Jacobson, qui produit Crazy Rich Asians, a saisi l’occasion de raconter l’histoire d’une Américaine d’origine chinoise qui se rend à Singapour pour rencontrer les parents de son copain, permettant au public d’entrer dans un univers qu’ils n’ont jusqu’ici jamais vu dans un film américain grand public.

«Tant de comédies romantiques sont devenues si stéréotypées», a estimé Nina Jacobson. «Mais c’est un genre qui a été historiquement aimé et qui a connu du succès, et cela semblait être un excellent moyen de le réapprivoiser.»

Cinéma

«Réveille-toi, tête à claques!»: Trump réplique à De Niro

NEW YORK — Robert De Niro a «un Q.I. très bas» et «ne se rend pas compte» que l'économie américaine est au zénith : c'est ce qu'a répliqué Donald Trump, sur le chemin du retour de Singapour, à l'acteur américain qui l'avait insulté lors d'une cérémonie dimanche soir.

Dimanche à New York, lors de la cérémonie de remise des récompenses des Tony, les Oscars de Broadway, le héros de Taxi Driver et acteur fétiche de Martin Scorsese avait été très applaudi en lançant par deux fois : «J'emmerde Trump». Insulte censurée par la chaîne CBS, qui retransmettait l'événement en direct.

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Les critiques de cinéma à 80% des hommes, dit une étude

NEW YORK - Près de 80% des critiques de cinéma sont des hommes, selon une nouvelle étude qui a analysé les critiques des films les plus populaires de l’an dernier.

Les résultats de la recherche de l’Université Southern California ont été partagés lundi. Les chercheurs ont étudié les critiques des 100 films ayant généré le plus de recettes en 2017.

Des 19 559 critiques publiées sur le site agrégateur Rotten Tomatoes, 77,8% ont été réalisées par un homme, comparativement à 22,2% par une femme.

Stacy Smith, qui est à l’origine du mouvement Initiative Inclusion, affirme que les critiques de cinéma sont «essentiellement blancs et masculins».

Le manque de divergence de points de vue, selon les chercheurs, contribue aux distorsions ethniques et de genre dans l’industrie du cinéma. Sur les 100 films les plus populaires de 2017, seulement 36 avaient une femme dans le premier rôle, et 24 dont le personnage principal était issu des minorités.

Des études précédentes avaient aussi relevé la faible présence de réalisatrices au sein des productions hollywoodiennes les plus populaires.

L’Université Southern California a déterminé que seulement 4% des réalisateurs des 1100 films les plus populaires de 2007 à 2017 étaient de sexe féminin.

Des chercheurs de l’Université d’État de San Diego avancent pour leur part que 11% des 250 plus grands succès cinématographiques de 2017 ont été réalisés par des femmes, comparativement à 7% l’année précédente. Cela constitue toutefois le même pourcentage qu’en 2000.