Le réalisateur Bong Joon-ho a travaillé à cette version noir et blanc en collaboration avec le cinéaste Hong Kyung-pyo.
Le réalisateur Bong Joon-ho a travaillé à cette version noir et blanc en collaboration avec le cinéaste Hong Kyung-pyo.

Version en noir et blanc de Parasite pour une expérience «différente»

SÉOUL — Une version en noir et blanc du film Parasite, qui a triomphé aux derniers Oscars, va sortir cette semaine en Corée du Sud et offrira aux spectateurs une expérience «différente», a déclaré le réalisateur Bong Joon-ho.

Le cinéaste a expliqué avoir toujours été un adepte des films monochromes qui, selon lui, apportent aux spectateurs une expérience visuelle plus intime.

«Avec la disparition des couleurs, vous pouvez vous concentrer davantage sur les expressions des acteurs et sur leurs yeux» ainsi que sur les détails, a expliqué M. Bong lors d’une conférence de presse à Séoul.

Premier long-métrage en langue étrangère à obtenir l’Oscar du «meilleur film», récompense phare d’Hollywood, Parasite a aussi raflé la statuette du meilleur scénario original, tandis que Bong Joon-ho a été sacré «meilleur réalisateur».

M. Bong a dit espérer que son film resterait dans les annales autant pour sa teneur que pour ses multiples récompenses.

Ce film, qui est à la fois un thriller et une satire corrosive sur les inégalités sociales, raconte comment une famille pauvre parvient à s’introduire dans le quotidien d’une famille riche.

Le réalisateur a travaillé à cette version noir et blanc en collaboration avec le cinéaste Hong Kyung-pyo. Elle sortira la semaine prochaine dans les salles de cinéma sud-coréennes.

Il s’agit de la seconde version en noir et blanc d’un film du réalisateur après celle de son thriller Mother sorti en 2009.

M. Bong a raconté que lors de la projection de cette nouvelle version le mois dernier dans un festival international du cinéma, un spectateur lui avait dit que le noir et blanc rendait le film plus réel.

«J’ai toujours admiré les films classiques», a expliqué le réalisateur, s’est dit «curieux de savoir à quoi aurait ressemblé le film si j’avais vécu dans les années 1930».

M. Bong a raconté que les distributeurs avaient organisé une intense campagne avant la cérémonie des Oscars, avec au moins 600 interviews accordées à des médias et une centaines de séances de questions-réponses.