Le fantastique Ma vie de Courgette sera présenté en ouverture du sixième Festival de cinéma en famille de Québec, le jeudi 2 mars à 19h.

Une offre plus étoffée et variée au Festival de cinéma en famille

Changer la vocation d'un festival ne se fait pas en criant «Coupez!» Pour sa deuxième édition augmentée, le Festival de cinéma en famille de Québec (FCEQ) présente néanmoins plus de films que jamais, et ce à un public plus large. Pas moins de 85 courts et longs métrages seront diffusés du 2 au 12 mars. La seule chose «qui ne grossit pas, c'est notre budget», se désole Robin Plamondon.
Le directeur de la programmation avait des sentiments mitigés mardi en dévoilant son affiche. Fierté d'offrir sa grille la plus étoffée depuis la fondation, en comblant un vide pour les 12-17 ans, qui étaient un peu négligés. Mais un peu d'amertume en constatant que le gouvernement du Québec n'offre aucun coup de main financier, contrairement à la Ville de Québec, à la Régie du cinéma et à Télé-Québec.
Pour le copropriétaire du Clap, il ne s'agit pas que de gros sous, mais aussi d'éducation cinématographique. Les pays scandinaves, dit-il, investissent beaucoup dans les films pour jeune public. Or, ce sont les contrées qui encouragent massivement leurs cinémas nationaux et les films étrangers. Hollywood y a droit de cité sans occuper tous les écrans comme ici... «Mais ça ne fait pas bouger le politique!»
Justement, pas moins de 70 % des films qui seront présentés, dont plusieurs primeurs provenant de 21 pays, ne prendront pas l'affiche ensuite. La pertinence du FCEQ est d'autant plus justifiée, croit-il, que les films «commerciaux» en salle pendant la semaine de relâche scolaire se font plutôt rares cette année.
Les activités commenceront avec le fantastique Ma vie de Courgette (le 2 mars à 19h). Le long métrage de Claude Barras est en nomination aux Oscars (à lire : notre entrevue avec le réalisateur suisse, samedi). Cette même journée, il y aura aussi La tortue rouge et Moana, nommés dans la même catégorie du film d'animation. C'est le touchant Le coeur en braille, de Michel Boujenah, qui sera présenté en clôture.
Entre les deux, on retrouve Ivan Tsarevitch et la princesse changeante de Michel Ocelot (Kirikou); Vert émeraude, superproduction fantastique allemande destinée aux 14 ans et plus, qui clôt la trilogie amorcée par Rouge rubis (2013) et Bleu saphir (2014), aussi à l'affiche; la traditionnelle soirée pyjama au Musée de la civilisation avec le très réussi M. Peabody et Sherman, etc.
Nouveauté : les enfants de la Rive-Sud n'auront pas à traverser le pont pour participer à cette activité très courue. Le Lido devient partenaire du FCEQ. Il présentera pour sa part le récent Arthur l'aventurier au Costa-Rica, en présence de l'explorateur chantant. Ce n'est pas tout : le cinéma de Lévis présentera pas moins d'une cinquantaine de projections.
Le Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ) aura pour sa part l'exclusivité sur deux des sept programmes de courts métrages. Parlant de courts, le FCEQ a prévu une diffusion spéciale : les trois premiers films du regretté Claude Melançon (La guerre des tuques), produits pour l'ONF en 1974. 
Une cinquantaine de cinéphiles auront pour leur part la chance de découvrir le premier montage de Mission Yéti, de Pierre Greco (Le coq de St-Victor) et Nancy Florence Savard (La légende de Sarila).
Comme lors des années précédentes, le FCEQ présentera une foule d'activités pour occuper les jeunes pendant la relâche scolaire. Pas moins de cinq ateliers et deux classes de maître, l'une avec Bryan Perro et l'autre avec Bernard Fortin, sur le doublage. Le très populaire concours de courts métrages amateurs est toujours à l'affiche.
On peut consulter l'horaire et la programmation au www.fceq.ca.