Chloé Robichaud est la présidente d’honneur de l’encan d’œuvres d’art du GRIS-Québec.

Trois questions à... Chloé Robichaud

La réalisatrice et scénariste Chloé Robichaud, originaire de Cap-Rouge, assure la présidence d’honneur de la 4e édition de l’encan d’œuvres d’art du GRIS-Québec, un organisme voué à la démystification de l’homosexualité et de la bisexualité. Le Soleil s’est entretenu avec l’auteure de Sarah préfère la course et de Pays sur cette implication et ses projets artistiques.

1 C’est important pour toi de soutenir un organisme comme GRIS Québec?

Mon implication vient de façon naturelle. Ado, je me posais beaucoup de questions et je n’avais pas de réponses. La visite dans ma classe d’un représentant de GRIS a été un point tournant. D’ailleurs, dans la série web Féminin/Féminin (diffusée sur ICI Tou.tv) les personnages effectuent une levée de fonds pour l’organisme.

2 Justement, cette web série a connu un bon succès, ici et en France. Y aura-t-il une troisième saison?

On ne sait pas encore. C’est toujours une question de financement. Déjà, ç’a été très compliqué pour la deuxième saison. On a reçu de super bonnes critiques en France. Je crois que la série était nécessaire là-bas. Je connais beaucoup de Françaises qui disent ne pas pouvoir tenir la main de leur blonde dans la rue. Elles se font crier des noms.

3 Te sens-tu davantage à l’aise en télé ou au cinéma?

C’est vraiment différent. En cinéma, tu peux tourner 5-6 pages de scénario par jour, alors qu’en télé, c’est du 14-15 pages. J’aime la télé parce que ça te force à faire preuve de débrouillardise, à penser vite, à développer des techniques de direction d’acteurs. Mais je conserve une affection particulière pour le cinéma. Je vis une grande histoire d’amour avec les films depuis que je suis toute petite. J’ai commencé à écrire un nouveau scénario sur une histoire familiale qui se déroulera probablement sur plusieurs générations, mais j’en suis vraiment aux débuts. 

L’encan se tiendra le mercredi 28 mars, à 17h, à la salle des promotions du Séminaire de Québec (20, rue Port-Dauphin).