Linda Hamilton reprend son rôle de Sarah Connor dans ce nouvel opus de la saga Terminator.

Terminator — sombre destin: variations sur le même thème ** 1/2

CRITIQUE / Le succès des deux premiers Terminator avec Arnold Schwarzenegger et Linda Hamilton a engendré plusieurs suites médiocres. Presque 30 ans plus tard, les voici de retour pour Sombre destin (Dark Fate) avec James Cameron, le créateur original, comme producteur. Jouant à fond la mélodie de la nostalgie, ce sixième volet de la franchise n’a à offrir que des variations sur le même thème.

L’équipe de production a bien pris note du temps écoulé depuis : le scénario mise sur un trio d’héroïnes et la première moitié de l’action se déroule au Mexique. 

Car l’action ne manque pas, évidemment. Dès le début, alors que Grace (Mackenzie Davis), une soldate génétiquement modifiée, et un Terminator nouvelle génération, le Rev-9 (Diego Luna, imperturbable), sont téléportés du futur (2042) dans la ville de Mexico.

Ils cherchent tout deux Dani (Natalia Reyes) — la première pour protéger la jeune femme du second. Une folle course-poursuite où on catapulte nombre de véhicules dans le décor suivra. Jusqu’à ce que Sarah Connor (Linda Hamilton) arrive à la rescousse avec l’artillerie lourde, qui contient même un bazooka!

Le spectateur familier avec la série aura vite compris que la survie de Dani est essentielle pour celle de l’humanité dans le futur. Les trois femmes prennent la fuite avec le Rev-9 à leurs trousses et doivent traverser illégalement la frontière pour passer au Texas. 

L’occasion était belle d’approfondir la problématique des migrants, mais on se contente du minimum requis. De la même manière d’ailleurs qu’on effleure les questions éthiques de la cybernétique et d’un éventuelle lutte de l’Homme contre l’intelligence artificielle.

Du divertissement pertinent, ça existe! Mais les scénaristes ont plutôt planché sur la façon de multiplier les interminables scènes de combat où le sang gicle à profusion. Tim Miller sait y faire, comme l’a prouvé Deadpool. Ça reste beaucoup de bruit pour rien. Surtout dans l’affrontement final qui ne finit plus de finir en accumulant les invraisemblances.

Je vous laisse, si ça vous chante, la surprise de découvrir le rôle-clé du Terminator T-800 (Arnold Schwarzenegger), mais sa présence est étroitement liée, bien sûr, à celle de Sarah Connor...

Sombre destin incarne l’archétype du divertissement de réconfort. Le spectateur sait exactement ce qu’il va y trouver et la façon dont ça va se dérouler. Il ne faut donc guère se surprendre qu’au bout du compte, il n’est pas tellement question de la sauvegarde de l’Humanité, mais bien de celle du mode de vie à l’américaine...

AU GÉNÉRIQUE

Cote : ** 1/2

Titre : Terminator : sombre destin

Genre : Science-fiction

Réalisateur : Tim Miller

Acteurs : Linda Hamilton, Mackenzie Davis, Natalia Reyes

Classement : 13 ans +

Durée : 1h58

On aime : le trio féminin. Le rôle-clé du T-800.

On n’aime pas : le manque d’originalité et d’audace. Les affrontements interminables.