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Raya part à la recherche de Sisu, le dernier dragon de Kumandra.
Raya part à la recherche de Sisu, le dernier dragon de Kumandra.

Raya et le dernier dragon: l’union fait la force *** [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
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CRITIQUE / Raya et le dernier dragon (Raya and the Last Dragon) s’inscrit dans la tradition des longs métrages d’animation de Disney. À ce titre, il véhicule un message positif d’unité dans l’adversité en misant sur la diversité. Inspiré de la riche iconographie orientale et de ses mythiques créatures, le film compte aussi sur des héroïnes féminines. Sans rien révolutionner dans le genre, Don Hall et Carlos López Estrada offrent un divertissement intelligent et rigolo.

La Raya du titre, une courageuse princesse guerrière, vit avec son père dans un monde imaginaire décimé par un fléau qui transforme les créatures vivantes en statues. Il y a 500 ans, les dragons bienveillants de Kumandra se sont sacrifiés pour sauver l’humanité en créant un joyau magique. Dans ce royaume maintenant divisé en cinq régions, la pierre précieuse suscite bien des convoitises...

Lors d’un sommet de la paix, les diverses factions vont chacune tenter de s’emparer du trésor, qui se brise en morceaux en tombant. Ce qui a pour effet de réanimer les monstres qui répandent la peste…

Raya part à la recherche de Sisu, le dernier dragon vivant, afin de réunir le joyau. Mais elle trouvera sur son chemin la princesse Namaari, qui désire le pouvoir absolu…

Raya trouvera sur son chemin la princesse Namaari, qui désire le pouvoir absolu…

Dans l’ensemble, le long métrage s’avère prévisible. Sauf que contrairement à d’habitude chez Disney, il n’y a pas de numéros musicaux. On y retrouve plutôt beaucoup d’action: des courses-poursuites et quelques scènes d’arts martiaux qui n’ont rien à envier aux films d’action.

Outre l’esthétique très colorée, l’œuvre peut aussi compter sur la présence de Sisu, un jeune dragon exubérant qui «hérite» des pouvoirs de ses frères et sœurs à chaque morceau du joyau qu’il touche, dont celui de métamorphose. Ce qui lui permet de voyager incognito avec Raya alors qu’ils tentent d’accomplir leur périlleuse mission dans un royaume secoué par ses guerres internes.

La séparation du Kumandra en cinq factions qui combattent pour la domination se veut une allégorie directe des stériles luttes de pouvoir sur Terre.

Les créateurs auraient été de véritables devins s’ils avaient pu prévoir la pandémie de COVID-19. Or, on peut facilement tracer un parallèle entre cette dernière et le fléau qui s’abat sur Kumandra. La seule façon de s’en sortir demeure dans un effort commun pour réunir les fragments du joyau magique (notre vaccin)…

Cela dit, les plus jeunes assimileront plutôt le message de tolérance et de diversité véhiculé par le long métrage. À chaque étape de sa quête initiatique, Raya va devoir faire abstraction de ses a priori et se liera d’amitié avec de nouveaux compagnons qui l’accompagneront jusqu’au but ultime, pour le bien commun. Autrement dit : un geste d’ouverture et de confiance envers l’autre mènera à une meilleure compréhension et à un respect mutuel.

Comme d’habitude chez Disney, les animaux de compagnie occupent une place importante dans le récit. Raya est toujours accompagné de Tuk Tuk, un tatou domestique, alors que trois singes pickpockets veillent sur Bébé Noi, un des nouveaux acolytes de la princesse.

Don Hall est un vétéran de l’animation à qui on doit Les nouveaux héros et Moana. Il sait y faire à défaut de sortir du schéma usuel.

Raya et le dernier dragon est présenté au cinéma et sur Disney + avec l'accès Premium.

Au générique

Cote : ***

Titre : Raya et le dernier dragon

Genre : Animation

Réalisateurs : Don Hall, Carlos López Estrada

Durée : 1h47